samedi 4 décembre 2021
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Croix-Rouge monégasque : dix ans d’actions pour la jeunesse en Afrique

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À l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, jeudi 20 novembre 2021, Monaco Hebdo présente les actions menées par la Croix-Rouge monégasque sur le continent africain, où elle œuvre depuis dix ans pour la protection et l’éducation de jeunes filles. Cette association livre publiquement des témoignages recueillis sur le terrain par le photographe Nick Danziger, lauréat du World Press Award.

S’il existe bien, dans le calendrier, une journée mondiale qui a du sens, c’est celle du 20 novembre, consacrée à la protection des droits de l’enfant. Depuis 1954, cette journée permet de mettre en avant des actions et des initiatives menées par des acteurs privés et des organisations internationales en faveur des enfants, partout dans le monde. Dans cette optique, elle permet de mettre en lumière le travail de la Croix-Rouge monégasque, mené sur le continent africain. Depuis 2011, en effet, l’association rouge et blanche, en collaboration avec la Croix-Rouge du Burkina Faso, mène un projet de « protection et d’éducation » des jeunes filles aides domestiques, ou à risque de migration précoce. Plus de 2 519 jeunes filles en ont ainsi bénéficié depuis. Concrètement, en zone rurale, cette association sensibilise ainsi les communautés aux dangers de la migration des enfants, et encourage l’accès à l’éducation et à la formation des jeunes filles [à ce sujet, lire les témoignages publiés par ailleurs — NDLR].

Formations et cours du soir

La Croix-Rouge monégasque soutient également des activités génératrices de revenus auprès des mères de ces jeunes filles, des initiatives qui permettent d’augmenter leurs moyens de subsistance, d’améliorer les conditions de vie (les repas, les frais scolaires et médicaux, etc.), pour ainsi réduire les risques d’une migration qui pourrait s’avérer dangereuse.

Dans les grands centres urbains, les membres de la Croix-Rouge monégasque incitent également les jeunes filles à entreprendre une formation professionnelle, ou à rejoindre l’école du soir, avec un programme d’alphabétisation. Ils leur offrent aussi des espaces de détente et d’écoute, pour renforcer « leurs capacités de réflexion, d’expression et de prise de décisions. » En parallèle de ces activités, ils tentent également de renforcer les « mécanismes communautaires de protection », en formant les personnes-ressources des villages, ou des quartiers urbains, tels que les leaders communautaires, les enseignants et les logeuses, afin qu’elles soient à même d’assurer la protection des enfants et des jeunes filles, et de leur fournir une assistance, en cas de besoin.

Ce projet vise à renforcer le système de protection de l’enfant au niveau local, et à renforcer les capacités individuelles et collectives de 500 enfants à risque, ou en situation de travail, de traite et d’exploitation

Au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire

Au regard des résultats atteints, de l’expérience acquise et de l’expertise construite sur la problématique du travail des enfants, notamment des jeunes filles, et des partenariats établis avec les acteurs de la protection de l’enfance, la Croix-Rouge a souhaité poursuivre son intervention dans ce domaine par la mise en place de deux nouveaux projets de protection des enfants. Le premier au Burkina Faso, dans les communes des Bouroum-Bouroum, et de dixième arrondissement de la ville de Ouagadougou. Le second, en Côte d’Ivoire, dans la région du Centre-Sud, et plus particulièrement dans la ville de Daloa et de la sous-préfecture de Gonate, qui regroupe six villages. L’objectif du projet est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des enfants en situation de vulnérabilité, à risque de mobilité précoce, ou affectés par l’exploitation par le travail et de la traite. De façon plus spécifique, et dans chacun des deux pays, ce projet vise à renforcer le système de protection de l’enfant au niveau local, et à renforcer les capacités individuelles et collectives de 500 enfants à risque, ou en situation de travail, de traite et d’exploitation. « Pour y parvenir, des actions de sensibilisation auprès des communautés, de mobilisation et de structuration de « réseaux » communautaires de protection de l’enfant sont soutenues », rappelle la Croix-Rouge monégasque. Dans le même temps, des actions plus directes d’accompagnement social de proximité auprès des enfants victimes sont déployées, notamment du soutien à la formation et l’éducation des enfants et l’appui à leur insertion socioéconomique. Les bénéficiaires directs de l’action représentent, dans chaque pays, 500 jeunes filles de moins de 18 ans, à risque ou en situation de travail. Les bénéficiaires indirects sont les enfants de la zone, garçons et filles, les communautés, les parents, tuteurs et employeurs. Ainsi, en Côte d’Ivoire, un an après le début du projet en 2020, 136 enfants issus de familles vulnérables ont pu bénéficier d’un soutien à la scolarité.

Pour lire notre article « portraits d’une jeunesse singulière”», cliquez ici.

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Monaco Hebdo