samedi 4 décembre 2021
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COP26 : un accord en demi-teinte

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La 26ème Conférence des parties des Nations unies s’est achevée à Glasgow le 13 novembre 2021 au soir et c’est la déception qui prédomine. On se souvient qu’en ouverture de ce sommet mondial sur le climat, le prince Albert II a milité en faveur de la protection des océans. Malgré quelques avancées futures pour la limitation du réchauffement climatique, l’effort reste insuffisant, estiment la plupart des observateurs. En effet, les pays participants à cette COP26 sont très loin de maintenir ce réchauffement en deçà de 2 °C, ou 1,5 °C, comme le prévoit l’accord de Paris sur le climat adopté en 2015. Au total, plus de 150 pays sur un total de 196 se sont engagés sur de nouvelles promesses climatiques pour 2030. Plus de 80 pays qui pèsent pour trois quarts des émissions mondiales, ont promis la neutralité carbone pour 2050. Parmi ces pays, l’Inde, qui s’est engagée à atteindre zéro émission nette d’ici 2070. Malgré cela, en prenant en compte ces nouveaux engagements, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) table toujours sur un réchauffement de 2,7 °C à la fin du siècle, par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900). Si l’Inde tient son engagement, la hausse sera alors de 2,1°C, estime l’ONU. L’avancée est donc modeste, mais réelle, puisque les estimation du PNUE basées sur les précédents plans climatiques de 2015 envisageaient une hausse de 3,2 °C. Si les promesses prises sont tenues, d’ici 2030 la hausse des émissions est estimée à 14 %. Pour contenir la hausse des températures à 1,5 °C, il faudrait diminuer ces émissions de 45 %. Ce constat s’explique en partie parce que seulement une bonne moitié des pays ont décidé d’aller plus loin dans leurs engagements. En revanche, d’autre pays n’ont affiché aucune amélioration de leurs ambitions, ou ont même revu leurs visées à la baisse. Parmi ces pays, la Russie, le Brésil, le Mexique, l’Indonésie , l’Australie, ou le Vietnam. Désormais, les dirigeants des plus grands pays de la planète ont conscience qu’il leur sera difficile de continuellement reporter à plus tard la mise en place d’actions réelles et concrètes pour faire face au réchauffement climatique. Face à eux, les populations s’inquiètent de plus en plus, pendant que les coalitions de militants environnementaux accentuent leur pression. Désormais, tous les regards sont tournés vers les COP27 et COP28, qui se dérouleront respectivement en Egypte et aux Emirats arabes unis en 2022 et 2023.

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