lundi 17 janvier 2022
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Albert II au sommet de Rio

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Yeosu en Corée
Avant Rio, Albert?II avait délocalisé le Monaco Blue Initiative à Yeosu en Corée. © Photo Centre de Presse.

Lors du sommet Rio +20 qui se tient au Brésil jusqu’au 22 juin, le prince Albert entend porter le « Message de Monaco » sur la gestion durable des mers et des océans.

Vingt ans après le premier Sommet de la Terre à Rio en 1992, 130 chefs d’Etats se sont donnés rendez-vous dans la mégalopole brésilienne du 20 au 22 juin. Un rendez-vous planétaire pour l’environnement baptisé Rio +20 auquel assiste également le chef d’Etat monégasque. Quelques jours avant son départ au Brésil, le prince Albert avait fait part de son pessimisme sur l’issue de ce sommet. « Faute d’un signe d’ouverture de grandes puissances comme les Etats-Unis, je ne vois vois pas ce que ça va changer, avait-il indiqué lors d’un point presse informel. Je comprends que les préoccupations des Etats soient plus tournées sur la résorption du chômage et le redressement économique. Mais il ne faut pas oublier que les technologies renouvelables sont aussi créatrices d’emploi. » Un sommet de Rio qui ne démarre d’ailleurs pas sous les meilleurs auspices. Le document final baptisé « L’avenir nous le dira » portant sur l’éradication de la pauvreté et la préservation de l’environnement, soumis aux leaders de la planète, fait l’objet de difficiles négociations.

« Stopper la dégradation des forêts »
Avant de défendre la gestion durable des mers et des océans, dès le 18 juin, le prince Albert a tiré la sonnette d’alarme sur les menaces qui pèsent sur les forêts. « Elles concentrent la majorité des questions à l’ordre du jour de ce Sommet?: conservation de la biodiversité, lutte contre le changement climatique, régénération des réserves d’eau, préservation des paysages. Nous devons sans relâche mettre l’accent sur le rôle crucial des forêts dans notre monde », a-t-il insisté lors de la session d’ouverture de la conférence organisée par l’ONU pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Avant d’en appeler — au-delà des décisions politiques — à la mobilisation de la société civile, des initiatives locales, ou encore des associations pour « stopper la dégradation inexorable des forêts de la planète. » « Les changements à grande échelle que nous souhaitons voir sont généralement le résultat d’initiatives individuelles ou locales », a-t-il encore rajouté. Lors de son intervention, le prince a également rappelé son soutien à la campagne pour un milliard d’arbres lancée par le PNUE (1) de 2006 à 2011, qui a abouti à la plantation de plus de douze milliards d’arbres dans le monde. « C’est aussi le but de la fondation que j’ai créée en 2006, qui soutient plusieurs initiatives en vue de la conservation des écosystèmes forestiers en Amérique du Nord dans le bassin du Congo, en Amérique latine ou encore en Indonésie. » A noter qu’au cours de ce déplacement, le prince s’entretiendra avec Jean Charest, premier ministre du Québec ainsi qu’avec Corrado Clini, ministre Italien de l’environnement.

(1) Programme des Nations Unies pour l’environnement.

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