Edito 1164 : “Rentrée”

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Comme chaque année, à cette période, la rentrée sociale monopolise les regards. Mais cette année, le Covid-19 vient ajouter de la complexité dans un sujet qui, par essence, n’est jamais simple. A la crise sanitaire vient s’ajouter une crise économique d’une ampleur inquiétante. Dans beaucoup de pays, la hausse du chômage génère un fort sentiment d’insécurité. A Monaco, c’est la fédération des entreprises monégasques (Fedem) qui s’est inquiétée de la situation par la voix de son président, Philippe Ortelli. Cette organisation patronale redoute la disparition de plusieurs milliers d’emplois en principauté, alors que la menace que fait peser le Covid-19 sur l’économie reste forte pour certains secteurs d’activité. Voilà pourquoi dans ce numéro 1164 Monaco  Hebdo a décidé de donner la parole aux principaux acteurs de cette rentrée sociale, afin de dresser un panorama le plus complet possible des idées et des points de vue, au moment où le gouvernement évoque la question du lancement d’un plan de relance. De leur côté, les syndicats de salariés sont très préoccupés et réclament des mesures fortes de la part du gouvernement, afin d’éviter le pire. Le 2 septembre 2020, le conseiller-ministre pour les affaires sociales et la santé, Didier Gamerdinger, a rencontré les partenaires sociaux. Objectif de cette rencontre : « Présenter les dispositifs mis en place par le gouvernement pour sauvegarder l’emploi, et leur proposer de réfléchir en commun à la mise au point de dispositifs complémentaires et novateurs », assure un communiqué du gouvernement, sans donner plus de détails. Ce dialogue social se poursuivra « dans un contexte inédit, pour lequel la principauté étudie toutes les pistes, afin de répondre à la situation difficile liée au Covid-19 » promet le gouvernement dans ce même communiqué. Aucune hypothèse n’est donc exclue à ce jour, et les réflexions de chacun semblent les bienvenues. « Le gouvernement et les partenaires sociaux devront continuer à travailler conjointement sans délai pour mettre en place des solutions temporaires de temps de crise, permettant de passer le cap délicat actuel », demande Didier Gamerdinger. En France, où la situation est tendue, des mobilisations syndicales sont déjà prévues à partir du 17 septembre. Pour le moment, rien de similaire n’est envisagé en principauté.