Edito n°1187 : Demain

Comment sauver les commerces situés sur le Rocher ? C’est la question que pose cette semaine Monaco Hebdo. Depuis que la pandémie de Covid-19 a éclaté, les commerçants installés dans ce quartier de la principauté souffrent. Privés de l’afflux de touristes, ils ont vu leur chiffre d’affaires plonger dans le rouge. Beaucoup nous ont confié leur inquiétude. Ne voyant pas de fin à cette crise sanitaire, ils savent qu’ils ont encore de longs mois à attendre, avant de percevoir un début d’embellie. Face à ce constat, la rédaction de Monaco Hebdo a décidé d’élargir le débat à l’ensemble de l’économie du tourisme. Alors que la principauté tente de faire face au coronavirus tant sur le plan sanitaire qu’économique, ne faut-il pas s’interroger sur le modèle de tourisme adopté par Monaco depuis l’après-guerre ? Une fois que le Covid-19 sera derrière nous, y aura-t-il un « monde d’après » et une nouvelle façon d’envisager les voyages et le tourisme ? Pour le savoir, Monaco Hebdo donne la parole aux commerçants, bien sûr, mais aussi au directeur du tourisme et des congrès, Guy Antognelli, ainsi qu’aux élus du Conseil national, en passant par le président de l’Union des commerçants et artisans de Monaco (Ucam), Nicolas Matile-Narmino. Tous constatent une situation catastrophique. L’année 2020 est noire et, pour le moment, 2021 ne montre aucun signe de reprise. Pire, les variants du Covid-19 continuent leur progression, ce qui inquiète autant les scientifiques que les politiques. En parallèle, les plans sociaux commencent à se multiplier dans le secteur du tourisme, notamment à la Société des bains de mer (SBM), ou à l’hôtel Fairmont. Du côté des syndicats, la colère gronde, tout comme chez les salariés concernés par ces licenciements. Face à cette situation extrêmement délicate, c’est pourtant l’optimisme qui reste de mise du côté du gouvernement monégasque. Pas question de céder à la panique. « Dès qu’on pourra se déplacer, on n’a aucun doute que les gens vont voyager. Et l’image de sécurité sanitaire en principauté est extrêmement positive dans ce contexte. À moyen terme, on n’est pas inquiet sur la santé du tourisme à Monaco », nous a répondu le directeur du tourisme et des congrès, Guy Antognelli. En attendant, le moment est peut-être bien choisi pour lancer une réflexion et tenter d’imaginer le tourisme de demain. Un tourisme qui sera sans doute plus durable et plus éco-responsable, à Monaco comme ailleurs.