Mercedes-Benz Classe C
L’expression du pur premium

Lignée mythique depuis une certaine 190 qui démocratisa l’étoile dans les années 90, la Classe C est à l’origine d’une vente sur cinq chez Mercedes-Benz. Remodelée et positionnée à partir de 38 800 euros, cette nouvelle série rehausse un peu plus ses attributs « premium ». Monaco Hebdo l’a essayée pour vous.

De nos jours, les cabriolets deviennent rares, et plus encore ceux à 4 places, et c’est l’un des mérites de la Classe C d’en compter un parmi les trois autres silhouettes proposées : berline classique à 4 portes, break et coupé 2 portes. Toutes sont bien sûr reconduites à l’occasion du « restylage » d’ensemble de cette gamme à mi-carrière. On les reconnaît à leur calandre rénovée et leurs projecteurs LED, la berline illuminant aussi par LED ses feux arrière d’un « C » en transparence. À bord, dans le cadre d’une qualité d’exécution supérieure, l’écran central, façon tablette, a pris un peu d’ampleur. Mieux accordé sur ce point à l’avancée apportée par sa récente cadette Classe A, il élargit surtout ses prestations, en vertu d’une architecture électronique peaufinée. L’accès aux fonctions étant facilité par un pavé tactile en console centrale, ainsi qu’une commande au volant, lui-même renouvelé, avec méplat et déco en acier satiné. En option, l’instrumentation devient numérique et configurable, auquel peut s’adjoindre un utile affichage tête haute multifonction.

Joufflu

Simplifiée, la gamme se limite à deux finitions, Avantgarde et AMG Line d’inspiration plus sportive, avec un niveau d’accès mieux doté qu’auparavant. Et moult options derniers cris peuvent accentuer significativement la modernité de la Classe C. Sous le capot, apparition d’un inédit 4 cylindres essence 1,5 litre turbo Twin Scroll, avec hybridation douce par alterno-démarreur qui passe le réseau de bord à 48 volts, et fournit un supplément conséquent de force au moteur sous certaines conditions. Avec, la C 200 libère 184 chevaux, en 2 ou 4 roues motrices (4Matic), puis il grimpe à 2 litres, pour insuffler 258 chevaux à la C 300. Avec 156 chevaux, la C 180 devient la version d’accès. En diesel, le bloc OM 654, retravaillé, se décline à présent en 1,6 litre, développant 122 chevaux (C 180 d) et 150 chevaux (C 200 d). Quant au 2 litres, plus joufflu, il aligne désormais 194 chevaux (C 220 d), et 245 pour la C 300 d. La boîte auto 9G-Tronic 9 rapports à double embrayage y est quasi généralisée.

Palettes

Évolution aussi pour le V6 essence biturbo de l’ultra performante AMG C 43 4Matic avec 23 chevaux de mieux, et 390 en tout. Au-dessus, la C 63 s’efface au profit de la 63 S au V8 détonant de 510 chevaux. Au volant du cabriolet C300 4Matic de 258 chevaux, comment ne pas être conquis par son comportement brillantissime, obtenu sans effort ni véritable savoir-faire particulier ? L’écart avec le tout venant est patent. La direction, précise, directe (2 tours de volant d’une butée à l’autre) et d’agréable consistance, mérite une mention spéciale. Modulée selon cinq modes de conduite, sa configuration « éco » favorise la consommation sans être un « poumon » ! La boîte auto 9G-Tronic participe grandement à l’attrait général de l’auto. Y compris en montagne, grâce aux palettes réactives au volant.

Chic

Avec sa fougueuse cavalerie extraite d’un V6 qui sait aussi être souple, l’AMG C 43 se manifeste dans la virtuosité routière. Mais sans jamais se départir de cette rigueur comportementale qui rassure, tout en sublimant le plaisir de conduite ; du grand art ! Sans rivaliser, la berline diesel C 220 d 194 chevaux reste agile sur l’asphalte, confortable à bord et plus économe, avec 9,7 à 10,3 litres aux cent selon conduite durant nos essais. La dernière Classe C affirme également sa compétence en conduite semi autonome, sur autoroute et voies rapides. Épousant d’elle-même les courbes bien au centre de sa voie, elle sait aussi dépasser toute seule dès qu’on met le clignotant. Cette qualité de service, apte à mettre l’usager humain en confiance, traduit une autre facette de son statut « premium ». Archétype de la voiture chic et de bon goût, la Classe C le montre aussi par des prix échelonnés entre 38 800 et 57 200 euros, pour le gros de la gamme. Le coupé démarre à 41 700 euros, le cabriolet à 49 500, alors que la petite gamme AMG — C 43 et C 63S — culmine à 108 200 euros. À la hauteur du formidable plaisir de conduite reçu en échange.