Peugeot Rifter
Presque un SUV en mode pratique

Nouveau ludospace de Peugeot affiché dès 23 150 euros, le Rifter actualise le concept initial, fondé sur une habitabilité exceptionnelle, en peaufinant look, confort et modernité. Monaco Hebdo l’a découvert pour vous.

Ce sont les Français, autant PSA Peugeot Citroën que Renault, qui ont inventé le ludospace, il y a vingt-deux ans, un dérivé civilisé de fourgonnette utilitaire offrant de l’espace intérieur à bon prix. Depuis, la donne a bien changé et Peugeot vient de faire évoluer cette formule à l’occasion du renouvellement de son utilitaire Partner, désormais dénommé Rifter en configuration ludospace. Et le Rifter a du look ! Car si sa silhouette reste assez parallélépipédique, certains SUV le sont aussi. Vitrages latéraux aux contours étudiés et passages de roue très marqués enjolivent les formes, signées d’une calandre forgée dans le dernier style Peugeot. Sur la poupe, le grand hayon gagne une pratique lunette arrière ouvrante sur la meilleure des trois finitions, GT Line, qui ose pour la première fois l’inspiration sportive.

i-Cockpit

Ses importantes mensurations extérieures (4,40 mètres de long en châssis standard, et 4,75 mètres dans sa version allongée, 1,84 mètres de large et 1,88 de haut) génèrent un espace intérieur impressionnant, qu’exploitent des aménagements vraiment pratiques. Comme les trois sièges arrière du second rang, indépendants et escamotables sous le plancher (de série en GT Line, option de 200 euros sur les finitions Active et Allure). Avec 775 litres, le coffre est carrément gigantesque en 5 places, et a fortiori en 2 places. En châssis long, on bénéficie de 7 places avec l’ajout de 2 sièges coulissants et extractibles au rang 3 (700 euros). C’est aussi Byzance au niveau de l’accès aux places arrière grâce aux deux larges portes latérales coulissantes, avec glaces descendantes électriques à partir d’Allure. Apanage du châssis standard, l’option Toit Zénith en verre (750 euros) insuffle une ambiance « aviation », avec étagère translucide au plafond pour ranger de menus objets en hauteur. La modernité du Rifter s’exprime aussi par la généralisation du fameux i-Cockpit, avec combiné tête haute, petit volant à double méplat et écran central tactile. Auxquelles s’adjoignent 19 aides à la conduite, certaines de série, ainsi qu’une connectivité poussée.

Rotatif

Pas de surprise sur le plan technique puisque le Rifter repose sur la plate-forme EMP2 et s’anime de motorisations récentes mais connues, partagées par les dernières Peugeot. Avec, en essence, le 3 cylindres turbo 1.2 PureTech 110 chevaux boîte 6 vitesses complété, courant 2019, par un 130 chevaux boîte auto 8 rapports. En diesel, le 1.5 BlueHDI se décline en 75, 100 et 130 chevaux, ce dernier en boîte 6 ou automatique 8 rapports. Enfin, une option Advanced Grip Control (210 ou 410 euros selon finition) permet aux pratiquants des loisirs de plein air, cible importante du Rifter, de s’aventurer sur les pistes les plus glissantes et sablonneuses. Au volant, difficile de détecter les origines utilitaires du Rifter, hormis la position très assise à l’avant. La boîte auto, d’usage simplifié par un sélecteur rotatif, séduit par ses 8 rapports qui extraient le meilleur du diesel 130 chevaux ; bien insonorisé, il délivre aussi de la vivacité. Commandée par un petit volant agréable à manier, la direction s’harmonise au châssis pour avaler les kilomètres sans jamais poser le moindre problème de conduite.

Malin

Uniquement en boîte manuelle 6 vitesses, le 1.2 PureTech 110 chevaux apporte une salutaire pétillance dans les évolutions, rendant le Rifter encore plus plaisant. Tout comme le freinage, la suspension fait du bon travail, absorbant généralement avec une bonne dose de douceur les inégalités du sol, au prix d’un léger roulis, mais sans inconfort. Moins aérodynamique qu’une berline, la consommation oscille autour des 7,5 à 10 litres selon l’usage et le moteur. Véhicule malin par excellence par sa fonctionnalité poussée et un look qui fait oublier ses origines utilitaires, le Rifter peut s’apparenter à un SUV, mais en plus pratique. Un peu moins serré qu’auparavant, son tarif le positionne face aux modèles compacts, entre 23 150 et 32 300 euros. Encore concurrentiel au regard des services rendus.