Stéphane Valeri en défenseur des petits États au Conseil de l’Europe

stephane-valeri-conseil-europe

Le président du Conseil national s’est rendu à Strasbourg

avec une délégation les 24 et 25 octobre pour assister à la conférence des présidentes et présidents de parlements, organisée tous les deux ans. L’occasion pour Stéphane Valeri de rappeler l’engagement monégasque dans cette institution et de perpétuer les liens entre petits Etats au sein de celle-ci.

A l’occasion de la conférence européenne des présidentes et présidents de Parlements, tenue la semaine passée au palais de l’Europe à Strasbourg, Stéphane Valeri, président du Conseil national monégasque, a rappelé l’engagement de la principauté dans le Conseil de l’Europe. Son allocution s’est inscrite dans le thème porté à l’ordre du jour « Notre maison commune européenne : les 70 prochaines années ». Le Conseil de l’Europe a été créé en 1949. Il célèbre ses 70 ans cette année. L’occasion de se projeter dans les 70 suivantes à travers les déclarations des délégations présentes. Stéphane Valeri, dans sa prise de parole a cité le prince Albert, qui, le 5 octobre 2004, lors de l’adhésion monégasque, s’était félicité que Monaco rejoigne « sa famille naturelle ». Depuis son adhésion à cette institution intergouvernementale comprenant 47 États européens, « la coopération entre Monaco et le Conseil de l’Europe n’a cessé de croître […] avec la signature et la ratification de 53 conventions », a-t-il souligné à la tribune ce 24 octobre 2019. Lors de ces deux journées de débats et de rencontres, la participation des parlements à la mise en œuvre du programme 2030 de l’ONU portant sur des objectifs de développement durable a également été discutée. Celui-ci prévoit entre autres, l’élimination de la pauvreté, la transformation de l’agriculture, la priorité donnée à l’Afrique. Enfin, le rôle des parlements nationaux dans la lutte contre le harcèlement et le discours de haine envers les femmes politiques était aussi au programme des discussions de ces deux journées.

strasbourg-conference-presidents-parlements

Les petits États ont des intérêts communs

Il a aussi rappelé l’importance, selon lui, de poursuivre l’union avec les huit autres petits États de moins d’un million d’habitants (Malte, Andorre, Chypre, l’Islande, le Liechtenstein, le Luxembourg, le Monténégro et Saint-Marin), membres du Conseil de l’Europe. Cette union se matérialise par la tenue de conférences pour faire « parler d’une même voix sur certains sujets », étant entendu que la situation de ces États regroupe des spécificités communes. La prochaine conférence de ces petits États se déroulera du 24 au 26 novembre à Chypre pour débattre de la défense d’intérêts communs. « Ensemble, la voix des petits pays porte bien plus », a affirmé Stéphane Valeri, à l’initiative de ces réunions entre parlements de petits États depuis 2005. A l’heure des débats au sein de la principauté sur une intégration plus forte de Monaco dans l’Union européenne (UE), la position monégasque dans cette institution européenne, distincte de l’UE, s’est montrée vivace. Le président du Conseil national a profité de ce voyage pour rencontrer les présidentes du Conseil national suisse et du parlement d’Andorre, deux États également engagés dans des négociations avec l’UE. La délégation monégasque présente à Strasbourg était composée de Brigitte Boccone-Pagès, vice-présidente du Conseil national, José Badia, président de la commission des relations extérieures, et Karine Marquet, chargée des affaires internationales au cabinet de Stéphane Valeri.