5G, l’inquiétude

Raphaël Brun
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Au-delà des promesses technologiques avancées par le déploiement de la 5G, à Monaco comme ailleurs, l’inquiétude monte autour de ses effets sur la santé. Alors que la principauté a décidé d’être le premier pays à déployer cette technologie, le gouvernement et Monaco Telecom se veulent rassurants. Ce qui n’empêche pas la population de s’interroger.

Il fallait au moins ça. Alors que Monaco Hebdo avait posé au gouvernement un certain nombre de questions sur ce sujet sensible qu’est la 5G et les risques supposés sur la santé, le gouvernement ne nous a pas répondu directement, préférant organiser une conférence de presse. Un signe évident qu’il est devenu nécessaire d’expliquer et de rassurer sur l’échelle la plus large possible, et pas seulement dans un seul média. Il faut dire qu’en principauté, beaucoup de discussions tournent autour de ce dossier, et on sent bien que c’est l’inquiétude qui prédomine. Un groupe Facebook a même été créé. Intitulé “5G Monaco”, il relaie toute l’actualité sur ce sujet, en lien avec les questions de santé, avec un objectif clair : « On sait aujourd’hui que le déploiement de cette nouvelle génération de technologie sans fil va exposer la population à des champs électromagnétiques encore plus nocifs pour les êtres humains et l’environnement. Nos intentions ? Être entendus par le gouvernement, le Conseil national et la mairie. Faire savoir que nous sommes nombreux à être très inquiets de ces nuisances sanitaires potentiellement graves. Et demander que soit appliqué, à Monaco, le principe de précaution. »

1 térabit par seconde

Message reçu 5 sur 5. Le 18 juin 2019, le gouvernement et Monaco Telecom ont donc organisé une conférence de presse pour faire valoir leur point de vue sur le thème “5G et Monaco” et tenter d’apaiser les peurs. C’est par une approche liée aux avantages et à l’inéluctabilité de la 5G qu’a débuté ce point presse. « La 5G est une évolution naturelle des réseaux, qui permet de transférer plus d’informations avec moins d’énergie. La 5G va améliorer le quotidien de chacun et permettre de continuer à servir nos usages majoritairement tournés vers le mobile », a avancé le directeur général de Monaco Telecom, Martin Péronnet. Si les débits internet seront décuplés sur les téléphones mobiles compatibles 5G, ce réseau sera hyper réactif, quasiment instantané, rendant possible le pilotage à distance d’objects connectés, le tout à la milliseconde. L’instanéité sera telle qu’il sera possible de réaliser des opérations chirurgicales à distance sur un réseau mobile 5G, sans se connecter au moindre câble. La latence promise par la 5G est d’une milliseconde, soit moins que le temps de perception visuelle d’un chirurgien. Autre application : le lancement de véhicules véritablement autonomes, connectés sur le réseau 5G, et capables de réagir plus vite qu’un conducteur humain. Théoriquement, cela pourrait permettre d’éviter certains accidents. Quant à l’utilisateur classique, il verra la différence directement sur son smartphone : son débit actuel, qui est aujourd’hui limité à quelques dizaines de mégabits par seconde devrait dépasser plusieurs centaines de mégabits par seconde, voire frôler le gigabit par seconde. Ce qui permettra de télécharger un film en ultra haute définition, en 4K donc, en un rien de temps. Ou, pourquoi pas, jouer à des jeux vidéos aujourd’hui réservés à de puissantes consoles de salon. Des chercheurs britanniques sont même parvenus à atteindre 1 térabit par seconde, soit un débit similaire à de la fibre optique, mais sans-fil. En clair, techniquement, cela permet de télécharger environ 27 films en une seconde. Mais, au-delà de la prouesse technologique, il faudra voir si les usages sociaux suivent, et si cela revêt un intérêt suffisamment élevé pour que le grand public craque pour cette technologie. En tout cas, actuellement, le réseau 4G plafonne, en moyenne, à environ 40 Mb/s. « Aujourd’hui, on utilise plus son téléphone que son ordinateur pour accéder à internet, a indiqué Christophe Pierre, directeur du développement des usages numériques pour le gouvernement monégasque. Du coup, notre consommation de data double tous les ans. Résultats, le réseau 3G est saturé et le réseau 4G va arriver à saturation. On aura besoin de la 5G, notamment pour faire face à des événements comme le Grand Prix de Monaco. » Une technologie éclipsant les autres, le réseau 2G sera rayé de la carte en principauté d’ici 18 mois. Pour cela, les utilisateurs seront réorientés vers les autres réseaux disponibles. « Quel intérêt de continuer à faire vivre le réseau 2G ?, se demande d’ailleurs le docteur Pierre-Yves Bondiau, spécialiste du cancer au centre de lutte contre cancer Antoine Lacassagne, à Nice. Car ce réseau 2G fonctionne avec des ondes plus fortes. Aujourd’hui, on peut se poser la question. »

« Millimétriques »

On sait que la 5G nécessite un fonctionnement sur une bande de fréquences très haute : 26 GHz. En effet, plus la fréquence est haute et plus le nombre de données peut être grand. La 5G pourra faire appel aux ondes “millimétriques”, qui vont d’environ 30 MHz à 300 MHz. Ces ondes sont déjà utilisées depuis bien longtemps dans les radars par exemple, mais elles ne l’ont encore jamais été pour la téléphonie mobile. Plus les fréquences sont hautes et plus la portée de ces ondes diminue. Le moindre obstacle les stoppe, ce qui implique donc l’installation d’un plus grand nombre d’antennes. Une contrainte technique qui implique un déploiement ajusté aux besoins du territoire monégasque. Dans un premier temps, Monaco n’utilisera pas les ondes millimétriques. Christophe Pierre a indiqué que le réseau 5G de Monaco fonctionnera avec des ondes de 3,5 GHz, qui sont donc voisines du spectre de la 3G et de la 4G. Un choix qui a visiblement évolué au fil du temps, si l’on en croit Franck Julien, président de la commission pour le développement du numérique du Conseil national : « Là où il y a quelques mois Monaco Telecom évoquait un déploiement dès 2021, aujourd’hui le gouvernement dit que les ondes millimétriques ne sont pas autorisées à ce jour et qu’aucune décision n’est prise. De son côté, Monaco Telecom évoque maintenant 2023, voire 2024. Cela nous laissera donc du temps pour avoir les retours des pays où le déploiement de la 5G se fait avec des ondes millimétriques, comme par exemple les Etats-Unis et la Corée du Sud. » Une certitude : « Vingt-sept sites d’implantation d’antennes seront autorisés, une fois contrôlés, pour la technologie 5G. Ils reprennent ceux utilisés pour la 4G », a indiqué Christophe Pierre, qui a promis qu’il n’y aurait « pas d’antennes 5G dans le mobilier urbain, ni dans les nouveaux abris voyageurs ». Ces antennes 5G seront installées là où se trouvent les antennes actuelles, en hauteur. Quant aux abris voyageurs, ils ne seront pas, pour le moment, équipés d’antennes émettrices, a assuré le gouvernement. Ils disposeront seulement de récepteurs qui permettront de transformer le signal en WiFi. Le mobilier urbain monégasque ne sera pas équipé d’antennes 5G tant que les 27 antennes actuelles ne sont pas arrivées à saturation, soit d’ici 2023 ou 2024, a indiqué le directeur général de Monaco Telecom, Martin Péronnet. Du côté français, on a fait un autre choix, puisque JCDecaux, le spécialiste du mobilier urbain publicitaire, a d’ores et déjà indiqué qu’il allait travailler avec une douzaine de villes en France dès 2019 pour l’installation de petites antennes 5G, appelées “small cells”. A Monaco, le gouvernement s’est aussi engagé à publier « cet été » la carte d’implantation de ces 27 antennes 5G qui font débat. En « fin d’année » 2019, un « cadastre électromagnétique » sera aussi diffusé par l’Etat monégasque, qui souhaite ainsi démontrer qu’il a décidé de jouer la carte de la transparence.

« Aucune preuve »

A Monaco, c’est l’ordonnance souveraine n° 3020 qui traite de la limitation de l’exposition du public aux champs électromagnétiques. Un seuil de champ électrique a ainsi été fixé à 6 volts par mètre (V/m) pour l’ensemble du spectre, entre 100 kHz et 6 GHz. « Dans cette bande de fréquences, cette valeur limite est 4,5 fois inférieure au seuil le plus faible préconisé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), à savoir 28 V/m. Une contrainte supplémentaire de 4 V/m a été introduite pour les contributions des antennes relais de téléphonie mobile (portée à 6 V/m pour les lieux publics de passage situés à l’intérieur des bâtiments) », indique le gouvernement sur son site internet. Les normes monégasques d’émissions d’ondes sont plus restrictives que les normes européennes et c’est un argument sur lequel se sont appuyés les intervenants, lors de la conférence de presse gouvernementale du 18 juin dernier. Quant aux contrôles, ils sont réalisés par la Direction du Développement des Usages Numériques (DDUN), qui est rattachée au département de l’équipement de l’environnement et de l’urbanisme. « Depuis 2011, la DDUN réalise des mesures sur tout le territoire avec une attention toute particulière pour les écoles et les centres de soins, mais aussi pour toutes les zones proches d’émetteurs radioélectriques », ajoute le gouvernement. Pour enfoncer le clou, lors de la conférence de presse du 18 juin, Alexandre Bordero, directeur de l’action sanitaire (DASA) est venu apporter son point de vue : « Pour l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et l’organisation mondiale de la santé (OMS), qui compilent les études mondiales, il n’y a pas de risque avéré de l’utilisation des téléphones portables sur la santé. Contrairement au glyphosate ou au tabac, il n’y a aucune preuve d’un effet cancérogène. » Interrogée par Monaco Hebdo, Annie Sasco, n’est pas de cet avis (lire son interview dans ce dossier). « On opposera à Alexandre Bordero les conclusions de l’OMS publiées en 2011 qui disent que l’exposition aux champs électromagnétiques est un « cancérogène possible » pour l’être humain », souligne ce médecin épidémiologiste du cancer et ancienne directrice d’unité au centre international de recherche sur le cancer, qui est l’agence spécialisée de l’OMS.

Prudence

De son côté, le docteur Pierre-Yves Bondiau dresse un constat : « Presque 20 ans après, à ma connaissance, on n’a pas d’explosion de cancers en pédiatrie, et on n’a pas non plus d’explosion des tumeurs cérébrales. Ces ondes sont centimétriques ou millimétriques. Elles sont donc arrêtées par le corps humain. Ou par un mur. » Si les premières études sur les effets sur la santé des téléphones mobiles remontent à la fin des années 1990, le degré d’exposition a changé. « Je rappelle qu’à l’époque, les téléphones ne servaient qu’à téléphoner, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui », glisse Annie Sasco, avant d’évoquer « une très large étude internationale qui a concerné 13 pays, et qui s’appelle Interphone. Là aussi, il a été montré que les plus gros utilisateurs présentent un risque 1,5 fois plus grand de développer une tumeur du cerveau. Ce risque était d’autant plus marqué que les personnes avaient commencé à utiliser un téléphone portable avant l’âge de 20 ans. » Lors de la conférence de presse organisée conjointement par le gouvernement monégasque et Monaco Telecom, Alexandre Bordero a avancé quelques chiffres : « On a plus de 20 ans de recul, 7 milliards de personnes utilisent aujourd’hui un téléphone mobile et l’impact sanitaire des ondes électromagnétiques est étudié par tous les gouvernements et agences de santé. Entre 4G et 5G, ce sont toujours les mêmes ondes. » Un discours rassurant qui n’a pas eu l’effet escompté chez tout le monde. « Toujours les mêmes ondes (peut-être) mais plus d’antennes… Et beaucoup de villes lancent des moratoires avant de continuer les déploiements… Ici on déploie et on verra ! », lance un utilisateur inquiet du groupe Facebook 5G et Monaco. Avec des antennes 5G beaucoup plus nombreuses, car leur zone d’émission est plus réduite, c’est aussi le passage d’une antenne à l’autre qui alarme. Pour Annie Sasco, c’est sûr, « l’être humain n’est pas fait pour être exposé à ce type de champs électromagnétiques. Des cellules vivantes peuvent, à la rigueur, s’adapter à des expositions continues. Mais passer en “on/off, on/off, on/off” à la vitesse extraordinaire de la 5G ne va pas permettre à nos cellules de s’adapter. » De son côté l’Anses appelle à la prudence, notamment chez les enfants. Comme en octobre 2009, comme en octobre 2013, cette agence a réitéré en juillet 2016 son appel à « réduire l’exposition des enfants aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles, en incitant à un usage modéré de ces dispositifs et en privilégiant le recours au kit main-libre ». L’Anses juge que ces ondes ont « des effets possibles sur les fonctions cognitives et le bien-être » des plus jeunes. « Je ne suis pas inquiet pour aujourd’hui ou pour demain. Mais pour après demain, on ne peut rien dire. Peut-être que dans 40 ou 60 ans on s’apercevra qu’il y a une vraie toxicité. Aujourd’hui, on n’a pas le recul nécessaire. Il faut donc rester vigilant. Il ne faut surtout pas s’endormir en se disant « c’est bon, y’a rien ». Il faut être attentif, sans être alarmiste », estime le docteur Pierre-Yves Bondiau.

DAS

Globalement, ce qui inquiète le plus l’opinion publique, c’est qu’aucune étude épidémiologique n’a été lancée avant le déploiement de la 5G. C’est aussi l’indépendance de cette étude très attendue vis-à-vis de tout lobby qui est réclamée. « On a eu une industrie du tabac qui a bloqué les études qui montraient que c’était cancérigène pendant des dizaine d’années. Et maintenant, on paie les pots cassés de cette stratégie. Je n’ai aucun pouvoir pour démontrer que ce n’est pas vrai. Cependant, je n’y crois pas. Avec le tabac, les médecins voyaient qu’ils avaient beaucoup de cancers du poumon. Avec la téléphonie mobile, on a rien. Ça fait bientôt 25 ans que je fais de la cancérologie. Et je ne vois pas d’effets dans mon quotidien », glisse le docteur Pierre-Yves Bondiau. Quant au débit d’absorption spécifique (DAS), un indice qui mesure l’exposition aux radiofréquences émises et reçues par un téléphone portable, il est aujourd’hui remis en cause. En Europe, la limite réglementaire du DAS pour le corps, tête et tronc est fixée depuis 1999 à 2 watts par kilogramme et à 4 watts par kilogramme pour les membres. Les téléphones mobiles mis sur le marché doivent donc impérativement respecter ces valeurs. Sauf que les niveaux d’exposition aux radiofréquences annoncés par les fabricants de smartphones sont dépassés lorsqu’on utilise un téléphone en condition réelle. Les tests effectués en laboratoire seraient trop éloignés de l’utilisation qu’en font les utilisateurs au quotidien. En clair, car le débat est très technique et donc quelque peu opaque, avec un téléphone collé à l’oreille, donc en condition réelle d’utilisation, le DAS dépasserait les chiffres affichés par les fabricants. Pour réaliser leurs tests, les constructeurs utiliseraient des mannequins remplis d’eau et de sucres, pendant que des cuves d’eau simulent le corps humain. Un test réalisé en France par l’agence nationale des fréquences (ANFR) sur 95 téléphones portables vendus entre 2012 et fin 2014 et 71 autres choisis au cours de l’année 2015, montre qu’à une distance de 1,5 cm aucun ne va au-delà de la limite de 2 watts par kilogramme.

Problème

Mais en plaçant le téléphone mobile au contact du corps, les résultats sont radicalement différents : « 89 % des téléphones mesurés au contact par l’ANFR présentaient un DAS supérieur à 2 watts par kilogramme et 25 % un DAS supérieur à 4 watts par kilogramme. » Certains affichaient même 7 watts par kilogramme. Toutes ces mesures se limitaient au reste du corps et pas à l’exposition de la tête. Interrogé par Le Monde en décembre 2016, Gilles Brégant, directeur général de l’établissement de contrôle, assurait que « tous les appareils commercialisés depuis avril 2016 sont testés à 5 mm du corps ». Ce qui ne règle pas le problème pour tous les téléphones vendus avant cette date. Or, en France, on estime que, chaque année, 25 millions de smartphones sont mis sur le marché. Mais cette révélation de l’ANFR a fait bouger les lignes. En effet, dans un avis rendu par l’Anses en juillet 2016, cette agence estime que pour « les expositions en champ proche induites par l’usage des dispositifs de communication mobile », il est « nécessaire de réévaluer la pertinence du DAS utilisé pour l’établissement des valeurs limites d’exposition des personnes, à des fins de protection contre les effets sanitaires connus et avérés (effets thermiques) des radiofréquences ». L’Anses réclame donc la mise en place d’un indicateur « représentatif de l’exposition réelle des utilisateurs de téléphones mobiles, quelles que soient les conditions d’utilisation : signal utilisé, bonne ou mauvaise réception, mode d’usage (appel, chargement de données, etc.). » Mais alors que les premiers téléphones 5G sont attendus cet été, ce nouvel indicateur n’existe toujours pas.

 Alexandre Bordero : « Quasiment sûr qu’il n’y a pas de danger »

A la question « la 5G, danger ou pas danger ? » postée le 25 juin 2019 dans le cadre d’une pastille vidéo du gouvernement monégasque sur Twitter, le directeur de l’action sanitaire (DASA), Alexandre Bordero, s’est montré rassurant.

La 5G, danger ou pas danger ?

Beaucoup d’Etat et de scientifiques dans le monde se sont posés la question. Depuis plusieurs années, nous sommes plusieurs milliards à utiliser les téléphones portables 2G, 3G, 4G et aujourd’hui 5G. Aujourd’hui, toutes les études sérieuses et référencées n’ont pas pu prouver un effet pathogène ou cancérogène sur l’homme ou sur l’animal.

Monaco suit les études scientifiques internationales ?

Bien sûr, depuis plusieurs années, Monaco suit toutes les publications scientifiques internationales. Il y a eu un renforcement de la législation sur les émissions d’ondes, il y a quelques années. Donc, aujourd’hui, on peut être quasiment sûr qu’il n’y a pas de danger. En tout cas, aucune expérience n’a montré un danger pour l’homme ou pour l’animal.

Quelle est la différence d’impact sanitaire potentiel entre la 4G et la 5G ?

Dans les techniques qui vont être utilisées avec la 5G, il y a un effet focalisateur des émissions d’ondes entre l’antenne émettrice et le téléphone récepteur, ce qui fait qu’il y a moins de dispersion d’ondes dans l’atmosphère qu’avec la 2G, la 3G ou la 4G. Donc, à la limite, s’il y avait un danger, le danger serait moins grand.


journalistRaphaël Brun