Foot business, télévision et nouvelles technologies

La Rédaction
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Pour sa 23ème édition, le Sportel, qui s’est déroulé du 15 au 18 octobre, a ciblé les nouvelles technologies.

Cette année encore, le Sportel a tenu ses promesses. 2 409 participants, 980 sociétés représentées pour 75 pays différents… Autant de chiffres qui traduisent la réussite du cru 2012. 140 nouvelles entreprises avaient fait le déplacement (ce qui représente une hausse de 13 %), ainsi qu’une vingtaine de nouveaux exposants. Pour ces stands, il était surtout question des nouvelles technologies. Logique : le sport fait désormais figure de nouvel Eldorado pour les start-up, au-delà des diffuseurs traditionnels. « La multiplication des chaînes doublée de celle des supports de diffusion nécessite des demandes croissantes de contenus », a indiqué Amparo Di Fede, la directrice générale de Sportel, dans la presse. Sur ce marché, si de nombreux sports de combats et autres sports américains ont su faire impression via leurs stands (UFC, Boxe, NFL, NBA), ou leurs représentants (le football américain et ses ambassadrices en tenue sexy), c’est clairement le football qui a su tirer la couverture à lui.

Le foot au centre des débats
Dans les espaces Ravel et Diaghilev, le ballon rond est resté la vedette. La Raï (Italie), TV Globo (Brésil), Be In Sport (France), DFL Bundesliga (chaîne allemande) mais aussi des sponsors connus à l’image de Red Bull (Salzbourg, New-York) avaient axé leur présence sur ce sport qui malgré toutes ses polémiques, conserve sa cote de popularité. Allant même jusqu’à revêtir leur stand d’une décoration footballistique… Mais pour cette 23ème édition, ce sont les nouvelles technologies qui ont pris d’assaut le football. Et ce n’est qu’un début : « Il est certain que notre évolution naturelle suivra celle des nouvelles technologies ; d’ailleurs, dans l’avenir, nous voudrions consacrer l’espace Diaghilev au développement de ces contenus en aménageant des espaces pour les démonstrations techniques », souligne Amparo Di Fede. A l’heure où les chaînes de télévision se multiplient et se disputent les droits de diffusion (à l’image de Canal+ et Be In Sport pour la France), c’est du pain béni pour les sociétés proposant de nouveaux services. Applications pour smartphones et tablettes, diffusion sur plusieurs écrans sont autant de pistes nouvelles qu’il est bon d’explorer. Les écrans multiples furent d’ailleurs au centre de l’une des conférences qui se déroula au cours du Sportel. La question de la diffusion fut largement abordée, notamment via la société Sports Video Group, dont le créneau concerne la création, la production et la distribution de contenus sportifs. Et dans la gamme nouvelles technologies, Manu Petit, ancien footballeur professionnel, en connaît un rayon.

Applications
« Je suis un vrai geek, j’ai à la fois le regard d’un ancien joueur et la passion des nouvelles technologies ». L’auteur du troisième but un soir de juillet 1998 explique ainsi son implication chez Netco Sports, société dont il est actionnaire. « Je veux que Netco soit à la pointe, qu’on soit leader dans le futur », continue l’ancien monégasque. Il faut dire que cette boîte a su se montrer en avance sur son temps. Désormais, et avec le désir de « toujours être les premiers en matière d’innovations », Netco a « la moitié de la Ligue 1 sous contrat, des équipes au Brésil, en Bundesliga (Allemagne) mais aussi des clubs comme Manchester United », précise Petit. C’est également cette société qui fournit les applications Canal+. Car les « appli » pour tablettes et téléphones dernier cri sont une vraie mine d’or à l’heure où tout un chacun s’équipe de ce genre d’outils jour après jour. Une nouvelle manière pour le consommateur de regarder du sport. On se rappelle ainsi que Orange, qui a perdu les droits télé, a réussi à garder des droits pour les smartphones et tablettes. Le monde moderne change les règles établies, et bouleverse les habitudes des usagers en en créant de nouvelles. De nouveaux marchés qui s’ouvrent, pour une nouvelle bataille des droits ? Réponse dans les mois à venir.

Pluie d’étoiles au Sportel
Pour assurer la promotion du salon, mais aussi pour que les chaînes et fédérations s’assurent une certaine visibilité, de nombreuses têtes d’affiches sont passées par le Grimaldi Forum. Lucie Décosse et Victoria Ravva ont pu assurer la promotion de leur sport respectif (judo et volley-ball). D’anciens sportifs aujourd’hui consultants comme Vincent Moscato et Brahim Asloum étaient également de la partie. Côté professionnels, c’est la belle Isabelle Ithurburu (Canal+) et le plus français des Anglais Darren Tulett (Be In Sport), qui étaient venus participer à cette édition 2012 du Sportel.
gala des Golden Foot 2012

© Photo Monaco Hebdo.

Les 10 ans du Golden Foot

Dix ans qu’Antonio Caliendo, ancien agent de Diego Maradona, fait venir les plus grands joueurs du globe afin qu’ils laissent leurs empreintes sur la Promenade des champions. Pour son 10ème anniversaire, le Golden Foot Award a vu les choses en grand. Pelé, Eric Cantona, Lothar Matthäus, Franco Baresi, et en clou du spectacle la nouvelle star du Paris-Saint-Germain, Zlatan Ibrahimovic.
Lors de la conférence de presse matinale, les légendes se sont prêtées au jeu des questions/réponses avec la presse, venue en masse. Si le « Roi » Pelé n’était pas là, Eric Cantona a endossé le rôle de la vedette et a brillé à travers quelques punchlines bien senties. Ainsi, lorsqu’on lui demandait s’il était plus pour l’Espagne ou la France (en référence au match de qualification disputé la veille, N.D.L.R.), il gratifia l’assistance d’un « je m’en fous complètement », dont il a le secret. Après que leurs empreintes eurent été scellées pour l’éternité, une soirée de gala fut donnée en leur honneur afin de leur décerner un prix. Présentée par l’acteur Jimmy Jean-Louis, notamment vu dans la série Heroes, et la danseuse italienne Lorena Baricalla, la soirée s’est déroulée dans la salle des étoiles du Sporting. Franco Baresi, Lothar Matthäus et Pelé ont récupéré leur trophée en mains propre, tout comme Zlatan Ibrahimovic qui fut le grand gagnant parmi les 10 nominés chez les joueurs de plus de 29 ans.
Eric Cantona, visiblement malade, avait dû quitter sa table peu avant la fin de la cérémonie. C’est donc son frère, Joël, qui est allé récupéré le coffret contenant l’empreinte dorée remise à ces grands noms du ballon rond.
Au cours de la soirée, une vente aux enchères a également eu lieu. Photos grands formats dédicacées par les stars, ainsi qu’un maillot de chacun étaient mis à la vente. À ce petit jeu, c’est Pelé qui a remporté la palme avec la photo la plus chère vendue pour quelques 5 000 euros. Les fonds récoltés étaient reversés à l’association de la princesse Stéphanie, présente pour l’occasion, Fight Aids Monaco.

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