Stéphane Valeri, chevalier de la Légion d’honneur

Sabrina Bonarrigo
-
Stéphane Valeri et Jean-Louis Debré

« Je peux témoigner combien vous avez œuvré aux travaux des instances parlementaires, a indiqué Jean-Louis Debré à Stéphane Valeri. Je voulais profiter de mon passage à Monaco pour vous souhaiter bonne chance. Gouverner est un art. » © Photo Charles Franch / Centre de Presse.

Le 18 septembre, le conseiller pour les affaires sociales et sanitaires, Stéphane Valeri, a été décoré de la Légion d’honneur par le président du conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré devant un parterre de cinq cent personnalités dont le prince Albert et la princesse Caroline de Hanovre.

« Qu’est-ce que l’honneur??… Un mot, disait Shakespeare. Qu’est-ce que la légion d’honneur??… Un hochet ajoutait, non sans malice, Napoléon, lui qui l’avait pourtant créée. Et pourtant, vous n’imaginez pas comme cette distinction me touche. » C’est en ces termes que le conseiller aux affaires sociales Stéphane Valeri a débuté son discours le 18 septembre, jour où il a été décoré de la Légion d’honneur par le président du conseil constitutionnel Jean-Louis Debré. Devant le prince Albert, la princesse Caroline de Hanovre et un parterre de 500 personnalités réunies au Méridien, le conseiller de gouvernement n’a pas boudé son plaisir à recevoir cette distinction. « Dans une vie publique où l’on entend souvent, notamment dans la presse, plus de critiques que de louanges, et particulièrement en ce moment avec le nécessaire projet de loi pour sauver les retraites, je vous dirai sans hypocrisie, que ce moment me fait très plaisir. Je n’aurais cependant pas la vanité de croire un instant que cette distinction brille pour signer le bilan d’un devoir accompli », a-t-il indiqué. Avant d’insister sur « l’estime » qu’il porte de longue date à Jean-Louis Debré. « Je peux témoigner combien vous avez œuvré aux travaux des instances parlementaires avec la complicité active du député-maire de Menton Jean-Claude Guibal, a souligné de son côté le président du conseil constitutionnel. Il est évident que la prospérité économique de Monaco est importante pour la région. Je voulais également profiter de mon passage à Monaco pour vous souhaiter bonne chance. Gouverner est un art. »

Valeri… Gaulliste
Celui qui, avant de faire son entrée en janvier 2010 au gouvernement, est devenu à 25 ans le plus jeune élu au conseil national, à 30 ans président de la commission du logement, puis en 2003 et 2008 président du conseil national, a également évoqué ses référents politiques. Non sans une pointe d’humour. « Cher Jean-Louis Debré. Votre thèse d’étudiant portait sur Les idées constitutionnelles du Général de Gaulle. Vaste programme?! J’aurais sans doute fait un stagiaire turbulent bien qu’attentif pour vous y aider, puisqu’à l’âge de sept ans, mon père me le rappelle encore aujourd’hui, alors qu’il me proposait d’aller à table, je lui répondais?: Silence papa, tu m’empêches d’écouter le Général à la télé?! »
A Monaco, ce sont deux anciens présidents du conseil national qui ont motivé son engagement. « Louis Auréglia, dont je salue la mémoire de grand précurseur, et dont les écrits me firent beaucoup réfléchir sur le sens de la vie parlementaire. Et bien sûr Jean-Charles Rey. Celui-ci guida mes premiers pas en politique, et je pourrais citer mille conseils dont il avait le secret, et que je n’ai jamais oublié. Comme celui-ci dont vous apprécierez le miel…?: Petit, fais comme moi. En politique, tu devras apprendre à avaler amer… et à recracher doux », a-t-il indiqué. Stéphane Valeri a enfin longuement insisté sur l’amitié franco-monégasque?: « Je suis Monégasque et je suis fier d’être francophone. Je suis Monégasque et je suis fier d’être francophile. Cette amitié, c’est celle que je partage intimement avec tous ces enfants du pays, nés Français… et Monégasques de cœur… que je veux aussi associer ce soir à cette distinction, car ils en sont le plus fort symbole. Cette amitié c’est celle que, collectivement, nous portons aux dizaines de milliers de salariés français venus de tous les coins du département des Alpes-Maritimes pour accompagner la principauté dans son développement. »

journalistSabrina Bonarrigo