Mathias Raymond?: objectif atteint aux JO 2012

La Rédaction
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Mathias Raymond

Pari tenu pour Mathias Raymond qui a réussi à atteindre la finale C de sa catégorie, en aviron. © Photo DR

Figure de proue du sport monégasque, Mathias Raymond revient sur les Jeux Olympiques de Londres qu’il a disputés cet été avec la sélection nationale. Entre ses courses d’aviron et l’ambiance en dehors de la compétition, le champion garde un bon souvenir de l’évènement.

Par Andy Calascione.

Aucun regret. Pour Mathias Raymond, avironiste monégasque de 26 ans, participer aux Jeux Olympiques de Londres a peut-être été la consécration de sa carrière sportive. Réussissant à se qualifier pour la finale C de sa catégorie, le champion a réalisé l’objectif qu’il s’était fixé en arrivant. « C’est un peu égoïste, mais atteindre la finale (1) est sans doute le meilleur souvenir que je garde de ces J.O. », admet-il un peu gêné. Avant d’ajouter?: « C’est la preuve que toutes ces années de travail et d’entraînement ont fini par payer ». Totalement détendu, un mois après la fin des jeux, il analyse avec recul la performance de la délégation monégasque pendant la compétition. Certes, Monaco n’a pas ramené de médailles, mais l’important n’est pas là. Fidèle à l’esprit du Baron de Coubertin, pour Mathias Raymond, l’important est de participer. « C’est déjà bien qu’un pays de la taille de Monaco ait une sélection olympique, après il faut donner le meilleur de soi-même pour partir sans regrets. » Une sélection qui a eu la bonne surprise de voir le prince Albert lui rendre visite. « On eu l’occasion de discuter de mes courses et de mes résultats. Cela fait vraiment plaisir de voir que l’on est soutenu. On se sent moins seul. »

« Des jeux plus humains » que Pékin
Ayant aussi participé aux jeux de Pékin en 2008 (il fut même le porte drapeau de la sélection, élu le 8ème sportif le plus sexy des JO chinois), celui que ses concurrents ont surnommé « le gars de Monaco » est sans doute l’un des observateurs les plus qualifiés pour comparer les différences entre les deux olympiades. Et le constat est sans appel?: les jeux londoniens ont surpassé l’édition chinoise. Pourquoi?? « A Pékin, c’était une démonstration de force. Le pouvoir voulait montrer au monde entier qu’il était capable d’organiser un évènement de cette ampleur. C’était grandiose, mais aussi strict et carré. Alors qu’à Londres, c’était également bien organisé mais en plus les bénévoles étaient toujours accessibles et disponibles. Cela a donné aux Jeux un côté beaucoup plus humain et sympa », analyse l’avironiste. Un aspect qu’il a retrouvé tout au long de la compétition. A la différence des grandes nations qui vivent un peu en « autarcie », faire partie d’une petite délégation permet de ressentir pleinement le côté « universel » des J.O. « Cela nous pousse à aller vers les autres. Après mes épreuves, je me souviens avoir mangé au village olympique avec un Camerounais et deux de ses amies algériennes, c’était vraiment une table improbable », se souvient-il amusé.

Un avenir en pointillé
A présent que les Jeux sont derrière lui, tout le monde l’interroge?: sera-t-il au prochain rendez-vous olympique à Rio en 2016?? Pas sûr. Si l’envie est là, d’autres facteurs entrent en considération. Et en premier lieu se pose la question de son avenir professionnel. Ses études en sciences politiques venant de se terminer cet été, le sportif va devoir penser à la suite. Il passe actuellement le concours pour entrer dans l’administration monégasque. « Jusqu’à aujourd’hui, j’avais un emploi du temps aménagé qui me permettait de m’entraîner et de faire mes compétitions. Ce n’est pas sûr que cela sera toujours le cas demain ». Ce qui pèsera forcément sur ses résultats sportifs. « Rio c’est dans quatre ans », sourit Mathias Raymond, qui se laisse encore le temps de la réflexion. Une période chronométrée?: l’avironiste devra donner une réponse définitive « dans le courant du mois d’octobre ».

(1) Il a terminé dernier de la finale C (course pour l’obtention de la 13ème à la 18ème place).

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