L’édition 2012 du Monte-Carlo Rolex Masters (14 au 22 avril) devrait une nouvelle fois attirer les fans de tennis. Avec un tableau attrayant et espérons-le, des duels chocs en perspective.
Par Romain Chardan.
Dans le cœur des aficionados, le tennis connaît un nouvel âge d’or. Après le dernier open d’Australie, l’ancien numéro un mondial John McEnroe, aujourd’hui commentateur n’a-t-il pas déclaré à l’ATP, en parlant de Djokovic, Nadal, Federer ou Murray : « Ils ont repoussé les limites… Nous vivons une période incroyable pour le tennis. Le niveau atteint par ces gars est phénoménal… » ? Il faut dire que le dernier tournoi de Melbourne a suscité un fort engouement, notamment la finale exceptionnelle de près de 6 heures entre Nadal et Djokovic. Le tournoi de Monte-Carlo qui se profile du 14 au 22 avril pourrait donner quant à lui le ton de la saison de tennis sur terre battue.
Un tableau d’envergure
Comme chaque année, les plus grands noms du tennis mondial sont attendus au Monte-Carlo Country Club. Même si les inscriptions, qui sont arrêtées au 19 mars, laissent toujours planer quelques incertitudes en ce qui concerne les participants. Les quarts de finale de coupe Davis, se déroulant quelques jours avant le début du Monte-Carlo (6-8 avril), pourraient ainsi brouiller les cartes et provoquer l’absence de certains joueurs. Pour autant, Zeljko Franulovic, directeur du tournoi, se montre optimiste. Il assure avoir déjà eu plusieurs confirmations : « Tous les Français seront là, Tsonga, Monfils, Simon, Gasquet, mais aussi Nadal et Berdych ». Novak Djokovic devrait, lui aussi, être présent à Monaco, si l’on se fie à ses récentes déclarations au journal L’Equipe. Aucun joueur n’a pour l’instant refusé de participer, ce qu’explique le directeur du tournoi : « Monte-Carlo est un tournoi très apprécié des joueurs, il y a une ambiance ici qu’on ne retrouve nulle part ailleurs ». D’autant que cette année encore, l’organisation n’a pas hésité à les chouchouter (voir encadré).
Une entreprise qui ne connaît pas la crise
Malgré une économie mondiale assez pâle par les temps qui courent, le tournoi semble résister à la crise. Le renouvellement de leurs principaux contrats de sponsoring y est pour beaucoup. « Nous avons resigné pour 5 ans avec Rolex, et 3 ans avec BNP Paribas et Fedcom, c’est une très bonne nouvelle pour nous », indique le directeur. Autre indicateur de l’intérêt suscité par le tournoi : à côté de ces partenariats, la billetterie en ligne marche comme jamais. Avec une hausse de 10 % par rapport à l’an dernier sur la même période, le marché s’étend vers de nouveaux horizons. C’est ce qu’affirme Zeljko Franulovic : « Grâce à la billetterie en ligne, nous touchons une clientèle plus internationale, comme celle des Bric’s ou de l’Europe de l’Est ».


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