Drainage, massages, lasers ou ultrasons : les méthodes ne manquent pas pour combattre la cellulite. Sans toujours donner de résultats. De nombreux experts plaident pour une approche mieux ciblée. Explications…
Il y a celles qui ne jurent que par les crèmes, les adeptes du palper-rouler, les férues des lasers ou du drainage lymphatique. Sans compter les nouvelles gammes de vêtements anti-cellulite (sic) créés par une marque italienne ou les tests de dépistage annoncés par un laboratoire américain… Difficile de s’y retrouver dans l’arsenal des méthodes anti-cellulite qui s’étoffe d’année en année. Avec toujours plus de promesses, un chiffre d’affaires rondelet (plus de 12 millions de dollars par an aux USA rien que pour les solutions cosmétiques) mais pas forcément de résultats à la clé…
Fiabilité en cause
Les trois principaux appareils à lasers et radiofréquence contre la « peau d’orange » validés aux USA ont été ainsi récemment retoqués par un collège d’experts de la prestigieuse Université de Havard. En cause ? La fiabilité des études cliniques avancées reposant sur des effectifs trop faibles — de 15 à 30 patients — et des résultats par photos facilement interprétables… En France, la Haute autorité de santé (HAS) a remis en cause plusieurs appareils et sérums injectables au printemps dernier pour des motifs de sécurité des patients.
Il faut dire que la cellulite constitue un défi de taille pour une médecine esthétique qui sait pourtant généralement bien affiner la silhouette. L’affaire se corse côté cellulite. Le phénomène ne relève en effet pas d’un simple excès de graisse mais d’un dérèglement des tissus graisseux que les scientifiques peinent encore à comprendre dans le détail. Résultat : si les différentes méthodes peuvent plus ou moins se vanter de faire « fondre » les tissus graisseux hypertrophiés, aucune ne peut prétendre venir à bout du problème.
Cibler la forme de cellulite
Les avancées de la recherche permettent néanmoins depuis quelques temps de mieux « cibler » les méthodes. Les chercheurs se sont rendus compte qu’il n’existait pas « une », mais « des » cellulites. Certaines cellulites sont « aqueuses », liées à une trop forte rétention d’eau quand d’autres sont plus « apideuses », associées à un excès de matières grasses. Le traitement de ces différentes formes varie de plus fortement selon que la cellulite est jeune ou déjà installée et « fibreuse » avec une mauvaise évacuation des toxines associée.
Ainsi, la lipoaspiration ne marcherait que chez deux tiers des patientes qui optent pour cette option car elle est efficace essentiellement sur la cellulite adipeuse, et non aqueuse. A l’inverse, les crèmes (particulièrement celles à base de caféine très pénétrantes) seraient plus radicales sur la rétention d’eau et la cellulite aqueuse.
Médecins et spécialistes recommandent donc diagnostic préalable et accompagnement pour adresser et surtout combiner les bonnes méthodes dans une vraie stratégie de traitement. Une voie à privilégier plutôt que de faire des emplettes de crèmes et produits miracles à la mode.


Regis de Closets










