A l’occasion des vœux de la Sûreté publique, le directeur de la police monégasque André Muhlberger a présenté le bilan chiffré de l’institution pour 2011.
Par Adrien Paredes.
En 2011, 1 594 faits de délinquance générale ont été constatés en principauté. Lors des vœux de la Sûreté publique, le 16 janvier, le directeur André Muhlberger a présenté les statistiques de la police monégasque. L’an dernier, la délinquance générale à Monaco a donc augmenté de 3,31 % soit 51 faits en plus par rapport à 2010. « Elle s’explique en grande partie par l’augmentation des faits constatés d’initiative par la police et non par des plaintes déposées », a développé André Muhlberger dans son discours. La délinquance de voie publique représente 22,4 % de ces faits. « C’est cette faible proportion qui est la source du sentiment de sécurité », a affirmé le directeur de la Sûreté publique. La délinquance de voie publique connaît une baisse de 1,38 %, soit cinq faits en moins, par rapport à 2010. Le nombre de cambriolages parvient, lui, à un niveau jamais atteint depuis au moins cinq ans. 82 cambriolages, dont 18 tentatives, ont été recensés sur l’année 2011, commis majoritairement par de jeunes mineures originaires de l’ex-Yougoslavie. Elles étaient issues d’un réseau similaire au gang des Hamidovic, qui jouent les pickpockets dans le métro parisien. L’une d’elles a d’ailleurs été récemment arrêtée en Suisse pour des faits similaires. « Nous allons lancer une initiative au niveau d’Interpol, à l’instar de ce que nous avons fait pour les Pink Panthers, afin de renforcer la coopération internationale pour mieux combattre ce type de délinquance », a indiqué André Muhlberger. 28 % des cambriolages ont été élucidés. Une statistique « remarquable eu égard à ce type de délinquance et au contexte géographique local » pour le directeur de la Sûreté.
Accidents : les deux-roues majoritairement impliqués
Un deuxième point noir demeure : la sécurité routière. En 2011, quatre personnes ont trouvé la mort en deux-roues. Les accidents corporels sont revenus à la hausse avec 232 faits constatés contre 208 en 2010. Cette statistique était pourtant en baisse depuis 2007. Les deux-roues sont impliqués dans 67,7 % des accidents corporels. Le défaut de maîtrise en demeure la cause principale. « Ces chiffres montrent certes une stabilité de l’accidentologie, même si cette année nous regrettons la gravité extrême de trois accidents. Mais ils nous conduisent aussi à insister sur le sens de la responsabilité personnelle dont chacun doit faire preuve lorsqu’il est usager de la voie publique […] », s’est exclamé le directeur de la police monégasque. Comme chaque année, André Muhlberger l’a assuré : « Monaco reste un des pays les plus sûrs au monde ».


Adrien Paredes








