A Riturnela
La crèche version micro

Par La Rédaction

Jeudi 24 novembre 2011 | 11:08

micro-crèche A Riturnela

© Photo Monaco Hebdo.

La mairie de Monaco a trouvé une solution pour pallier rapidement aux besoins de garde d’enfants. Parmi les différentes structures possibles, la micro-crèche présente de nombreux avantages pour les parents et leurs bouts de chou.

Par Carine Julia.

Au rez-de-chaussée d’un immeuble résidentiel de la rue Honoré Labande, la deuxième micro-crèche monégasque est ouverte depuis mai 2011. Dans A Riturnela, jusqu’à neuf enfants sont accueillis. Couleurs gaies, rubans et mobiles au plafond, babillages et chuchotements, le local est chaleureux. Il faut toutefois montrer patte blanche à l’entrée et enfiler des chaussons en plastique pour circuler. Habitués de cet exercice quotidien, les parents tendent la main vers la boîte avant même de mettre un pied dans l’appartement. L’hygiène et toutes les exigences de la crèche classique sont réunies, accompagnées de l’encadrement protecteur des quatre assistantes maternelles.

Un bon compromis

Martine Meganck, la directrice d’A Riturnela, mène son petit monde avec amour et professionnalisme. Depuis 1984 elle est directrice de crèche à Monaco. Forte de cette expérience, elle peut opérer ce constat : « La meilleure place d’un bébé, c’est avec sa maman. Mais de nos jours, les parents n’ont souvent pas le choix. Ils doivent aller travailler. Le point positif, c’est que les modes de garde ont bien changé. » En effet, l’époque du « gardiennage » d’enfants est révolue. Désormais il y a, dans la micro-crèche, la salle de jeu, le jardin d’éveil, la chambre pour les siestes, un tout petit WC pour apprendre la propreté, la cuisine adaptée à chacun et, surtout, les assistantes maternelles aux petits soins. Elles ne sont pas auxiliaires de puériculture mais sont agrées par la municipalité. Elles s’occupent des bébés, de l’entretien et de la cuisine. A quatre pour neuf enfants, les petits sont choyés.
Pour Martine Meganck, cette structure est le « bon compromis » entre la crèche familiale (l’accueil d’enfants par l’assistante maternelle à son domicile) et la crèche collective. L’encadrement est quasiment individuel, permettant d’accueillir des bambins à la santé plus fragile, et l’enfant est socialisé.

Amplitude horaire

La politique de Monaco en matière de petite enfance est « d’offrir des modes de gardes adaptés au nombre de demandes et au type d’accueil recherché par les parents, Monégasques et résidents » détaille Nathalie Vaccarezza, chef du service d’actions sociales de la mairie. Depuis trois ans, une courte liste d’attente a engagé la municipalité à créer les micro-crèches. En deux ans, une vingtaine de familles ont ainsi été soulagées. « Tout va bien plus vite que pour une crèche collective, puisque c’est plus petit. Il ne faut pas construire un local mais trouver un appartement. Il n’y a qu’à réaliser les travaux de mise aux normes », explique-t-elle. Enfin, dernier mais non moindre avantage, cette structure permet de proposer des horaires plus adaptés aux parents avec une amplitude plus large. L’accueil s’étale de 8h à 19h. La mairie compte poursuivre son effort pour faire disparaître la liste d’attente, mais pas dans l’immédiat, « étant donné le coût élevé des installations. » En attendant la prochaine structure, la micro-crèche est une alternative qui plaît aux parents, aux professionnelles et aux bambins qui s’y épanouissent. « Si l’enfant est heureux, si la maman est confiante alors je suis heureuse », confie Martine Meganck.

La petite enfance monégasque en chiffres
La capacité globale des accueil d’enfants à Monaco, organisée par la municipalité, est de 300 places. Il existe différents modes de garde. Six crèches collectives, deux micro-crèches, une halte garderie et douze assistantes maternelles agrées, qui constituent la crèche familiale. Le forfait est mensuel, calculé sur la base des revenus selon onze catégories financières. Plusieurs contrats sont disponibles, selon les besoins des parents. Ils peuvent placer l’enfant trois, quatre ou cinq jours par semaine.
Chaque structure a ses particularités, pour s’adapter aux familles (horaires d’ouverture différentiés, soins apportés…) Les conditions d’accès sont aussi déterminantes. Les parents doivent travailler, la santé du bébé est considérée.
Si la totalité des enfants monégasques est prise en charge, il y a une quarantaine de familles résidentes actuellement sur liste d’attente. Chaque année, tous ces dossiers sont traités, avec en moyenne six mois de délai.

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