Un rubis à un million d’euros volé

Par Adrien Paredes

Mercredi 21 septembre 2011 | 14:32
Rubis

© Photo D.R.

5,16 carats et un prix évalué à un million d’euros. Telle est la valeur du rubis, extrait d’une mine birmane, dérobé au printemps à un diamantaire de Monaco par Fabrice B. L’homme a été interpellé la semaine dernière à Paris par la brigade de recherches et d’investigations financières (Brif) et la police judiciaire parisienne. Il a été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée ». Fabrice B. avait approché le propriétaire du rubis en se faisant passer pour l’émissaire d’un richissime cheik arabe. D’abord intéressé par un premier diamant d’une valeur de 40 000 euros, l’arnaqueur avait adressé un chèque libellé en shekels, la monnaie israélienne au diamantaire. La transaction avait échoué mais l’escroc était revenu à la charge. Avec dans son viseur, le rubis birman à un million d’euros. Pour conclure l’opération, Fabrice B. avait signé un chèque d’un million d’euros et transmis une copie du passeport du faux prince saoudien. Après avoir certifié au diamantaire l’authenticité du chèque, la banque de l’artisan s’était rétractée deux jours après. Le chèque du cheikh faisait partie d’un chéquier volé en 2010. Trop tard. Le rubis avait déjà été remis en mains propres à Fabrice B. à Paris. Si le malfaiteur, qui ferait partie d’une organisation criminelle internationale, a été retrouvé, le rubis a disparu. « C’est une escroquerie banale. La plainte a été déposée début juillet mais les faits se sont déroulés à Paris. Les policiers français et monégasques ont travaillé de concert sur cette affaire », indique-t-on à la Sûreté publique.

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