Vettel au bout du Grand prix

Adrien Paredes
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Vettel

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Au terme d’une course très animée, le pilote de Red Bull, Sebastian Vettel a remporté le 29 mai le 69ème Grand prix de Monaco. Première victoire en principauté et cinquième en six courses pour l’Autrichien.

Epoustouflant. Tel est le terme qui conviendrait le mieux pour qualifier le 69ème Grand prix de Monaco de Formule 1 qui s’est tenu ce week-end en principauté. Une course riche en rebondissements remportée par Sebastien Vettel au volant de sa Red Bull devant l’Espagnol Fernando Alonso (Ferrari) et l’Australien Jenson Button (McLaren). Le circuit monégasque n’a pas manqué de rappeler sa technicité aux pilotes. Parfois de manière extrêmement violente. Au cours des qualifications, le Mexicain Sergio Perez en a fait l’expérience à la sortie du tunnel Louis-II. Après avoir perdu le contrôle de sa monoplace Sauber, le pilote a heurté à plus de 200 km/h le rail de sécurité. Un accident des plus spectaculaires. Plus de peur que de mal pour Sergio Perez, qui souffrait de légers traumatismes et d’une blessure à la cuisse. Au cours des essais libres, Nico Rosberg sur sa Mercedes GP avait été également accidenté sur ce secteur. Sebastian Vettel avait décroché la pole position pour dimanche devant Jenson Button.

La course dominicale fut d’anthologie. Sur un plan tactique surtout. Au volant de sa Red Bull, l’Autrichien ne s’arrêtait qu’une seule fois aux stands (16ème tour) contrairement aux deux voire trois arrêts de ses concurrents directs. Sebastian Vettel usait ses pneus tendres au maximum alors que Fernando Alonso restait dans ses roues à moins de cinq dixièmes de seconde. Les deux pilotes étaient rejoints par Jenson Button à une vingtaine de tours de la fin. L’écart entre les membres de ce trio de champions du monde de Formule 1 était alors infime. Vettel refusait de s’arrêter aux stands, pensant pouvoir résister jusqu’au bout à ses deux principaux rivaux. Alonso guettait, lui, le moindre faux-pas de la Red Bull pour pouvoir la dépasser. Les derniers tours s’annonçaient extrêmement serrés. Jusqu’à cet accident qui allait quelque peu fausser le final.

Un deuxième départ pour six tours

Au 72ème tour, à l’entrée du port, plusieurs pilotes ont tenté des dépassements. A hauteur de la piscine, Jaime Alguersuari (Toro Rosso) et Vitaly Petrov (Renault) tapaient le rail. Petrov ne repartait pas. Ne restait alors que six tours. Le drapeau rouge, synonyme d’arrêt de la course, était agité. Les commissaires de course, dont le travail a été remarquable, sortaient la voiture accidentée tandis que Petrov rejoignait le CHPG en ambulance. Durant vingt minutes, les pilotes encore en course stationnaient sur la grille de départ. Les équipes en profitaient pour changer les pneus et réajuster les ailerons. La course repartait et Vettel, avec ses gommes neuves, profitait de ce nouveau départ pour filer vers la victoire, tandis que Hamilton (McLaren) et Maldonado (Williams) s’accrochaient à Sainte-Dévote. A 23 ans, l’Autrichien, champion du monde en titre, s’impose pour la première fois sur le circuit de la principauté. Au volant de sa Red Bull, il a remporté sa cinquième victoire de la saison en six Grand prix. Au cours de la dernière décennie, seuls trois pilotes en ont fait autant?: Jenson Button en 2009, Fernando Alonso en 2006, Michael Schumacher en 2002 et 2004. Ces trois pilotes ont terminé champions du monde à la fin des saisons concernées. Sauf accident majeur, le titre 2011 ne devrait pas échapper à Sebastian Vettel.

Lewis Hamilton crée la polémique
Le pilote de McLaren Lewis Hamilton n’a pas froid aux yeux au moment de dépasser ses rivaux. Il l’a prouvé une nouvelle fois ce week-end à Monaco. Felipe Massa et Pastor Maldonado en ont fait les frais en terminant hors de la piste. Le Britannique a été sanctionné pour ces deux manoeuvres. Lewis Hamilton a évoqué « une put… de blague », évoquant ouvertement un acharnement des commissaires sur lui après avoir été pénalisé cinq fois en six courses. « C’est peut-être parce que je suis noir », a alors lâché l’Anglais au micro de la BBC.

journalistAdrien Paredes