Monaco face à la drogue

La Rédaction
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La Principauté n’est pas épargnée par les affaires de stupéfiants. Mais entre répression et prévention, les autorités intensifient le dispositif de lutte contre la drogue.

Par Romain Renner.

Se faire livrer de la cocaïne dans sa boîte à lettres?? C’est possible. C’est ainsi que se faisait approvisionner un coiffeur de la principauté dans le cadre de « la plus grosse affaire de stupéfiants qu’ait connu Monaco », comme l’avait indiqué, en avril 2009, le substitut du procureur Jérôme Hars, devant le tribunal correctionnel. Un vaste trafic de cocaïne qui a généré un chiffre d’affaires de 40?000 euros. Et pour cause?: le gramme de coke était vendu 100 euros. Bien plus que le prix habituel… L’affaire avait démarré par une dénonciation anonyme du coiffeur. Planques, filatures, écoutes téléphoniques, photos… Tout un dispositif avait été mis en place pour coincer le réseau. Une réussite?: le livreur avait beau jurer ses grands dieux qu’il pensait vendre de la « poudre sexuelle », les petits sachets comprenant un gramme de stupéfiants ont suffi à entraîner la condamnation des dealers concernés.

71 affaires en 2010

Si le trafic de cocaïne n’est pas monnaie courante en principauté, les affaires pour détention de stupéfiants sont en hausse?: selon la Sûreté publique, elles sont passées de 55 en 2009 à 71 en 2010. Dans l’imaginaire collectif, que l’on parle de soirées privées ou en discothèques, les rumeurs les plus folles existent?: la Principauté, place forte de la fête, des strass et des paillettes, serait le théâtre de tous les excès. « Si tu connais les gens qu’il faut, tu peux avoir facilement ce que tu veux », témoigne ainsi un ancien consommateur. « Des légendes urbaines, rétorque Christophe Steiner, élu Rassemblement & Enjeux, Monaco n’est pas le triangle d’or (une région d’Asie du Sud-Est, place forte de la production d’opium, ndlr) ». Même son de cloche chez Paul Masseron, conseiller de gouvernement à l’Intérieur, et Christophe Haget, commissaire principal de la division de la Police judiciaire, qui balaient « ces rumeurs » d’un revers de la main. « Les affaires concernent essentiellement le cannabis et les saisies sont généralement de l’ordre du gramme », explique le commissaire Haget. La Sûreté publique ne suit chaque année que « deux à trois dossiers de trafic dans le cadre de petits réseaux de distribution ». Ce qui n’empêche pas les détenteurs de « pétards » de passer en justice. Comme ce lycéen de 18 ans qui comparaissait devant le tribunal correctionnel pour détention de 4,16 grammes de cannabis. Ou encore ce fonctionnaire monégasque condamné à deux mois de prison et à une amende de 1?000 euros pour avoir cultivé des plants de cannabis sur le balcon de son appartement… Une saisie qui paraît bien loin des 60 tonnes saisies en 2010 par les autorités françaises. Alors que le dernier rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue (ONUD) révèle qu’entre 8,9 et 10 % de la population monégasque fumerait du cannabis. A titre de comparaison, la consommation est estimée à 8,6 % en France.

Du cannabis, mais pas seulement

Selon le commissaire Haget, le cannabis représente « 98 % des affaires ». Pourtant, dans son dernier rapport annuel, l’observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) révèle la circulation relativement aisée des différentes substances illicites au travers de l’Europe. Au cours de l’année passée, 4 millions d’Européens ont ainsi consommé de la cocaïne, 2,5 millions se sont essayés à l’ecstasy et 2 millions ont expérimenté les amphétamines. Dans un tel contexte, il est impossible de croire que Monaco échappe au phénomène. Selon les chiffres de l’ONUD, près de 2 % de la population monégasque serait concernés par la consommation de cocaïne, 0,9 % par l’ecstasy et 0,5 % par les amphétamines.

Le Docteur Goldbroch, chef de service adjoint en psychiatrie spécialisé en addictologie au centre hospitalier Princesse Grace (CHPG), confirme d’ailleurs que les personnes qui viennent le voir sont principalement des consommateurs « de cannabis, de cocaïne et d’héroïne, qu’elle soit consommée en intraveineuse ou sniffée ». Tandis que Christophe Steiner rappelle que le phénomène, « qui ne date pas d’aujourd’hui », a toujours concerné ces trois substances.

Il faut savoir que la cocaïne et l’héroïne sont plus chers que le cannabis mais qu’ils restent relativement abordables. Dans son rapport annuel sur les drogues dans le monde paru en 2008, l’ONUD estimait le gramme de cannabis à 2,50 dollars (soit un peu moins de 2 euros) à Monaco (estimation faite pour l’année 2005). Il s’agit là de la seule donnée chiffrée concernant les prix de la drogue en Principauté. De son côté, l’OFDT révèle que la cocaïne, autrefois très chère, coûterait désormais entre 50 et 60 euros le gramme (soit la moitié de ce qu’elle valait au milieu des années 90). La même quantité d’héroïne oscillerait, quant à elle, entre une quarantaine et une cinquantaine d’euros (cette estimation étant une moyenne établie entre les prix médians de l’héroïne brune et de l’héroïne blanche). « Lorsqu’il était à sa grande époque, le produit coûtait près de 1?000 francs le gramme, témoigne Laure, une ancienne héroïnomane. Aujourd’hui elle n’a plus la même qualité donc elle est moins chère ». Ces prix, valables pour la France, seraient sensiblement les mêmes à Monaco.

L’ONU s’inquiète d’ailleurs depuis plusieurs années de ce phénomène de démocratisation des drogues en général et constate qu’après s’être stabilisée, la consommation risquait d’être relancée. La faute à une production en hausse partout dans le monde. De la Colombie (coca) à l’Afghanistan (pavot), la culture des différentes drogues se porte bien.

Dans ce cas, pourquoi les substances autres que le cannabis n’apparaissent-elles pas dans les statistiques officielles monégasques?? Le Dr Goldbroch avance une explication pour la partie médicale du problème. Les personnes dépendantes à la cocaïne viennent se faire soigner plus tard que les autres. « Les effets secondaires comme la baisse de moral se ressentent plus tard et les accros viennent à des stades plus avancés de la dépendance ». De plus, « les cocaïnomanes ont tendance à ne pas se considérer comme des toxicos », constate Laure.

D’où vient la drogue??

L’autre explication possible est que les autorités n’ont pas encore trouvé le moyen de stopper complètement le commerce de ces produits. Le commissaire Haget réfute pourtant toute idée de trafic organisé au sein même de la Principauté et privilégie l’idée que les trafics se feraient ailleurs. « La faiblesse de Monaco réside dans ses frontières », explique-t-il. Et ce alors que, selon les explications fournies par leurs patients, les médecins estiment que l’accès aux produits illicites serait possible dans Monaco même. Le Dr Goldbroch a pu le vérifier à maintes reprises avec ses patients. « On a des usagers qui achètent en grande quantité puis revendent pour payer leurs propres consommations », explique-t-il. Une attitude dangereuse qui met ces revendeurs dans des situations délicates vis-à-vis de « bandes qui les menacent voire les rackettent ». Pour Pierre Lorenzi, président de la commission de l’éducation et de la jeunesse au parlement, le niveau d’accessibilité aux drogues à Monaco serait d’ailleurs « inacceptable »?: « Il faut considérablement renforcer la politique de lutte contre les trafics », poursuit-il.

A condition que ce soit possible. Comment surveiller en effet ce qui se passe dans les cercles fermés?? De l’aveu même du commissaire Haget, « il est impossible de contrôler ce qui se passe chez les gens ». De la drogue vendue ou consommée au cours d’une soirée privée, par exemple, ne peut pas être repérée. Et, à moins que des plaintes ne soient déposées par des participants à ce genre de réunion – ce qui est, en définitive, assez peu probable –, la Sûreté publique ne peut intervenir.

Le monde de la fête

Si aucun contrôle ne peut se faire lors des soirées privées, ce n’est pas le cas des nuits « publiques » de la Principauté. Sophie, une Niçoise, ancienne adepte du Karé(ment), reconnaît n’avoir jamais vu « de clients se droguer » et insiste sur le fait que « jamais personne n’a essayé de (lui) vendre quoi que ce soit ». Un état de fait que le commissaire Haget explique par le dispositif mis en place par la Sûreté publique. « Les officiers sortent la nuit et vont partout », affirme-t-il. Parfois cité comme un lieu concerné par les problèmes de drogue, le Jimmy’z n’est pas différent des autres lieux de nuit, selon Michel Sabot, ancien directeur des opérations hôtelières de la SBM, propriétaire des lieux. « Il y a des risques mais il n’y a pas de problème de drogue en soit », déclare-t-il. « Les patrons n’ont pas intérêt à nous mentir à propos de ce qui se passe dans leurs établissements, ce serait une prise de risques inutile », ajoute le commissaire Haget. Il est en effet impossible de sortir le soir sur Monaco sans croiser, ne serait-ce qu’une fois, la route d’une patrouille de police. Mais comme le risque zéro n’existe pas, cette présence policière n’a pas empêché un homme, arrêté courant 2009 en possession de 5 grammes de cocaïne, de goûter au produit au Jimmy’z et d’en avoir acheté, par la suite, au Living Room. Il a d’ailleurs été condamné le 15 mars dernier à six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve de trois ans. Laura, qui fréquentait la Principauté lorsqu’elle était étudiante dans la région, souligne, elle, un problème d’un autre genre?: « Il y avait souvent des gens très jeunes, voire des mineurs, complètement soûls alors qu’ils n’étaient pas en âge d’être là… »

Outre les soirées habituelles, la Principauté accueille régulièrement des manifestations importantes telles que le Grand Prix. Dans ces circonstances, la Sûreté publique étend son action et met en place « un dispositif spécial ». Une présence policière accrue censée éviter les débordements illégaux que pourraient provoquer de tels rassemblements.

Combiner répression et prévention

Entre le quadrillage du territoire par les policiers et les sanctions prévues par la loi (voir encadré page 26), la répression existe bien à Monaco. Mais les autorités monégasques veillent également à développer une politique de prévention auprès de sa population. Au sein de l’Education nationale, le comité santé citoyenneté « informe et prévient » ainsi les jeunes dans les établissements scolaires sur les risques des drogues et de l’alcool. Une prévention qui se fait en collaboration avec la Sûreté publique. « Nous avons un brigadier formé en France qui passe dans les lycées pour renseigner les jeunes à propos de l’alcool, de la drogue et même du tabac ». S’il salue et reconnaît l’importance des actions menées, Christophe Steiner estime, par contre, que « la prévention ne peut se limiter au milieu scolaire » et estime que l’on pourrait faire une prévention combinée pour les parents et leurs enfants. Une idée à laquelle adhère Pierre Lorenzi, pour qui il serait nécessaire de varier les moyens de prévention car « les jeunes se lassent vite des messages qui leur sont toujours présentés de la même manière ».

Autre piste envisagée par Christophe Steiner?: « s’inspirer du modèle de prévention néerlandais » qui serait, selon l’OEDT, l’un des plus efficaces. A savoir une prévention ciblée qui consiste à identifier les personnes pouvant potentiellement développer des problèmes de toxicomanie et à les cibler spécifiquement. Ces évaluations se basent essentiellement sur le comportement des enfants (hyperactivité, déficit d’attention). Une idée nuancée par le Dr Goldbroch pour qui il est « difficile de déterminer avec exactitude quel adolescent est en danger et lequel est seulement dans une phase normale de son développement ». Ce qui pourrait expliquer que nombre d’Etats européens n’ont pas encore adopté cette pratique. Quant aux dépistages en milieu scolaire proposés en son temps par Jean-François Robillon, il n’est pas d’actualité. Heureusement pour le groupe Rassemblement & Enjeux, ouvertement contre « la pratique de dépistages fréquents et aléatoires à l’insu des élèves et de leurs parents ». « On peut toujours en faire plus. La question que la société et l’Etat doivent alors se poser est jusqu’où ne doit-on pas aller?? », s’interroge d’ailleurs le libéral R&E Christophe Steiner.

Pas de tolérance
Alors que dans les pays voisins, on s’interroge sur la légalisation du cannabis, le débat semble exclu en principauté. « Il n’y a pas de tolérance à Monaco ». Paul Masseron est clair sur la politique de répression de la Principauté concernant l’usage et le trafic de stupéfiants. Monaco échelonne ses peines en fonction du rôle joué par la personne arrêtée. Ainsi, aucune distinction n’est faite entre drogue « douce » et « dure » mais les sanctions seront plus ou moins fortes selon que la personne incriminée soit usager, revendeur ou trafiquant.
La loi sur les stupéfiants (mise en place en 1970 et modifiée en 1985, 1987, 1992 puis 2002) a été pensée dans un souci d’intimidation collective en prévoyant des peines relativement lourdes. Ainsi, un usager ou détenteur de substances illicites risque de 6 mois à 3 ans de prison (art. 5) quand un trafiquant encourt de 5 à 10 ans (art. 2). Une personne qui fabriquerait, importerait ou exporterait de la drogue risque de 10 à 20 ans (art. 2-1).
Dans le cas où un mineur serait concerné par une telle affaire, les peines seraient portées au double pour celui qui aurait mis ledit mineur en possession de drogue ou qui lui en aurait facilité l’accès et la consommation.

CHPG

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Sortir de la drogue, c’est possible

Depuis plus de six mois, le service psychiatrie du centre hospitalier Princesse Grace (CHPG) s’occupe des problèmes d’addictologie liés à la drogue. L’approche des médecins consiste à s’orienter sur les origines des addictions.

Par Romain Renner.

«Notre travail est de comprendre ce qui a mené à l’addiction ». Au service psychiatrie du CHPG, où travaille le Dr Goldbroch, on sait que le travail effectué avec les personnes dépendantes ne peut être efficace que si l’on agit sur les causes du mal. Depuis six mois, le service addictologie s’est ouvert aux personnes ayant des problèmes de drogues. Le médecin révèle que « les personnes qui ont des problèmes psychiatriques ont 60 à 80 % de chances d’être dépendantes ». Une prédisposition naturelle qui mène à des poly-addictions. « Généralement, les gens dépendants le sont de plusieurs produits et démarrent avec l’alcool, explique le Dr Goldbroch, les addictions démarrent tôt, dès dix ans dans beaucoup de cas ». Le médecin explique que les bases pour soigner les problèmes d’alcool et de drogue sont « globalement les mêmes ».

Cures de sevrages

« Une personne destinée à être dépendante va le devenir, c’est inévitable, poursuit-il. Il faut donc faire un travail de prévention qui permette de retarder la rencontre avec le produit ». Les dépendances ne concernent d’ailleurs pas forcément que des substances illicites… Le Dr Goldbroch évoque notamment le sexe comme autre sujet d’addiction possible. Outre les cures de sevrage qui peuvent durer plusieurs semaines au sein même du CHPG, les rendez-vous réguliers au service psychiatrique sont une solution pour les patients. « Notre idée est d’agir sur le dépendant plutôt que de traiter le mal en urgence », indique-t-il. C’est avec cette volonté de travail a priori que le CHPG effectue des prises en charges rapides, « sous dix jours », permettant ainsi l’apport d’une aide immédiate et évitant de laisser le patient livré à lui-même.

Cette qualité d’accueil, Laure, une ancienne consommatrice de stupéfiants, ne l’a pas connue et se rappelle qu’à l’époque où elle se droguait, on envoyait les toxicomanes « dans les hôpitaux psychiatriques, avec de vrais fous » : « On nous gavait de médicaments, confie-t-elle. Aujourd’hui ça n’est plus comme ça ».

Etre associés au gouvernement et à la justice

S’il considère que les jeunes ne viennent « pas assez » au CHPG chercher de l’aide a priori, le Dr Goldbroch estime que le travail de prévention effectué par le gouvernement va « dans le bon sens ». Il aimerait y être associé, « prochainement ». Surtout que, selon le médecin, ce travail n’est pas difficile à effectuer en Principauté car facilité par la taille réduite de la communauté. « Nous avons les moyens de bien faire les choses, explique-t-il, et l’idéal serait de commencer avec des enfants de moins de dix ans ».
L’hôpital travaille également en relation avec le parquet qui envoie les personnes condamnées pour détention de stupéfiants s’y faire soigner. « Les magistrats appellent pour vérifier que les personnes sont venues nous voir, explique le psychiatre. Ils se préoccupent de la santé de ceux qui passent à la barre ». Le médecin approuve ce suivi a posteriori fait par la justice. « Ça ajoute un côté humain aux relations », développe-t-il. Quant aux fortes sanctions prévues par la loi monégasque, le Dr Goldborch estime que « ce n’est pas (son) rôle que de les juger ».

Parler pour en sortir
Il existe des groupes de parole au sein du CHPG. Autrefois destinés aux seuls alcooliques, ils se sont ouverts depuis six mois aux autres dépendants. « On y recense une vingtaine de membres dont un tiers de poly-addicts », explique le Dr Goldbroch. La même structure existe à l’église anglicane Saint-Paul où des réunions sont organisées tous les vendredi à 18h pour les cocaïnomanes.
Dans cette optique de discussion, des associations telles que Jeunes J’écoute existent et permettent à des jeunes gens en difficulté de venir trouver une aide. La responsable de l’association reconnaît qu’elle a, en général, à gérer des « affaires sociales ». Néanmoins, « à partir du moment où vous aidez les personnes, vous faites de la prévention » et Jeunes J’écoute agit pour éviter qu’une situation difficile ne devienne le prétexte à la consommation de drogue ou d’alcool. Ces jeunes qui se présentent au centre sont « accueillis par des éducateurs et des psychologues afin de favoriser l’échange ».

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Les jeunes, premières cibles

Selon des études officielles, les jeunes, même mineurs, peuvent se procurer de l’alcool et des substances illicites sans trop de difficultés. A Monaco, la tendance se confirme.

Par Romain Renner.

Même si, comme l’explique le Dr Goldbroch, «les jeunes ne sont pas les plus touchés par les problèmes d’alcool et de drogue », les chiffres de l’étude de l’observatoire français des drogues et toxicomanie (OFDT) sur la consommation d’alcool sont édifiants. Datant de 2007 et publiée en 2009, cette enquête, réalisée auprès des collégiens et lycéens de Monaco, révèle que les jeunes de 16 ans considèrent en très grande majorité qu’il est facile pour eux de se procurer tous les types d’alcool du vin aux alcools forts en passant par les prémix (mélange d’un alcool avec une boisson non-alcoolisée). Plus étonnant encore, l’étude démontre que les lycéens français du même âge éprouveraient plus de difficultés que les Monégasques à se procurer ces boissons, certes légales, mais censées être consommées par des adultes. En revanche, l’enquête ne dit pas où ni dans quelles conditions les jeunes y ont accès.

Prochaine étude en 2013

Cette enquête révèle également que 41 % des élèves monégasques âgés de 16 ans considèrent qu’il est assez – voire très – facile de se procurer du cannabis. Ils étaient 35 % à affirmer la même chose concernant les produits à inhaler. Chez les jeunes majeurs (18 ans et plus), la consommation de cocaïne atteint les 10 % tandis que 13 % ont eu accès aux champignons hallucinogènes. Rappelons enfin que selon les statistiques du département de l’Intérieur, les mineurs représentent un peu plus de 12 % des affaires de détention de drogue.
La prochaine étude de l’OFDT, réalisée cette année et publiée en 2013, permettra de voir si l’action du gouvernement aura permis d’inverser cette tendance.

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