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Japon?: les pompiers “dans une zone sécurisée”

Adrien Paredes
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© Photo D.R.

Suite aux récents événements survenus sur le territoire japonais, la principauté a envoyé une unité de sapeurs-pompiers pour porter assistance aux populations touchées.

Les onze hommes de l’unité monégasque de sauvetage et de déblaiement se trouvent, pour l’heure, sur la base militaire américaine de Misawa, située dans l’extrême nord-est du Japon. Avec les sapeurs-pompiers français, ils ont prêté main forte aux secouristes américains dans des communes sinistrées, dont Hachinohe, situées à 45 kilomètres de la base. « Tout le monde se porte bien. L’unité se trouve dans une zone sécurisée à Isawa. Nos hommes ne pouvaient plus rester à Sendaï. C’était devenu dangereux avec les incidents liés à la centrale de Fukushima. Aucune radioactivité anormale n’a été constatée là où ils se trouvent. Ils n’ont pas eu de consignes particulières concernant la radioactivité », explique le lieutenant-colonel Tony Varo, chef de corps des sapeurs-pompiers monégasques. Un bulletin d’information quotidien relatant l’évolution et le travail des soldats du feu de Monaco est diffusé auprès de leurs familles et collègues, dans les casernes de la Condamine et de Fontvieille.

Un effroyable spectacle sur place

Arrivée le 14 mars sur le territoire japonais, l’unité de la principauté avait été, dans un premier temps, engagée sur la plaine de Sendaï. Placée sous le commandement du colonel Peche de Laclauze (brigade des sapeurs-pompiers de Paris) et du capitaine Eric Niel. Confrontés à de rudes conditions climatiques (neige, boue, vent et froid), les onze sapeurs-pompiers de Monaco avaient, pendant les deux premiers jours, recherché des survivants aux catastrophes successives ayant frappé la zone. Ils n’avaient pu constater qu’un effroyable spectacle, sortant des décombres, près d’une vingtaine de corps sans vie. « Trouver des survivants, aujourd’hui, relèverait du miracle. Il y avait beaucoup de débris. Le tsunami, plus que le séisme, a ravagé la zone côtière et s’est introduit très profondément dans les terres », souligne le lieutenant-colonel Tony Varo. Avec les 120 membres de la Sécurité civile française, l’équipage monégasque s’était replié à 350 km de Sendaï, à partir de mercredi, suite aux défaillances des réacteurs nucléaires de la centrale de Fukushima. Par mesure de précaution. Ce repli avait provoqué l’ire de Tokyo, qui avait exigé de Paris, le retour des secouristes français et monégasques à Sendaï.

Une nouvelle affectation en fin de semaine

Les pompiers monégasques devraient participer aux opérations de distribution de l’aide humanitaire envoyée par la France. Des conserves, de l’eau, des médicaments, du lait ou encore du matériel utilisé dans les cas de crise nucléaire seront acheminés ce vendredi au Japon. Toutefois, l’unité de sauvetage et de déblaiement ne s’éternisera pas sur la base américaine de Misawa. Elle demeure, aux côtés du détachement français, en attente d’une nouvelle affectation. Elle devrait intervenir en cette « fin de semaine », selon le chef de corps des sapeurs-pompiers de Monaco. En attendant, le bilan s’alourdit au Japon. En début de semaine, les autorités dénombraient 8?805 morts et 12?654 disparus.

journalistAdrien Paredes