La terrible loi des séries

La Rédaction
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Helicoptère

© Photo D.R.

Par Noémie Montalbano.

Après le crash d’un petit avion à Tourrettes-sur-Loup le 11 novembre, un hélicoptère écureuil de la société Heli Air Monaco s’est crashé dans le secteur de Breil-sur-Roya le 7 décembre dernier. Les trois personnes à son bord, le pilote Franck Malchaux, Vincent Bestagno géologue du conseil général et Bruno Maupomé, un employé d’une société spécialisée dans les travaux en zones escarpées, sont décédées. L’engin, avait été envoyé en repérage sur un tronçon de la RD 6204, pour mesurer les dégâts suite à une chute de rochers. D’après Jacques Crovetto, un des dirigeants d’Heli Air, « le pilote qui était de qualité, s’est dévoué et est parti avec un excès de confiance, avec cette météo détestable, le vol aurait pu être reporté au lendemain. » En effet, ce jour-là le brouillard et la pluie ne permettaient pas de voir à 2 mètres. La compagnie a vécu cet accident comme un drame dès qu’elle a perdu « toute communication avec l’hélicoptère », puis lorsque les secours français l’ont prévenu du crash. Le ministre d’Etat, Michel Roger, s’est rendu, deux jours plus tard, dans les locaux de la société Héli Air Monaco, accompagné de Paul Masseron, conseiller de gouvernement pour l’intérieur. Il a exprimé sa profonde émotion et sympathie à la direction et aux personnels de la société, éprouvés par la disparition d’un de leurs collaborateurs. Pour le moment, « il faut remotiver les troupes, leur faire comprendre que c’est dû au hasard », déclare Jacques Crovetto. A savoir également qu’une enquête de gendarmerie est en cours concernant le déroulement des faits. Quelques jours plus tard, le 9 décembre, un nouvel accident est survenu dans les Alpes-Maritimes. Un hélicoptère d’entreprise s’est écrasé dans la vallée du Loup, près de Tourrettes-sur-Loup, avec à son bord deux britanniques dont le président de la société « Fly Q ».

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