« Être un facilitateur pour
faire rayonner Monaco »

Maxime Dewilder
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Guillaume Rose, élu au Conseil national sous l’étiquette Priorité Monaco (Primo !), a été nommé le 21 mars 2019 directeur général exécutif du Monaco Economic Board (MEB). Au sein de cette structure, il entend accentuer le rayonnement de la principauté à l’international, sans oublier d’accompagner les entreprises monégasques. Interview.

A votre avis, pourquoi votre candidature a-t-elle été retenue ?

Dans le cadre du dossier que j’ai présenté pour être directeur général exécutif, j’avais fait un audit pour améliorer la coordination du Monaco Economic Board (MEB) à l’international. Dans le même temps, Michel Dotta, le président du MEB, et le ministre d’État, Serge Telle, avaient déjà pour idée de lancer cette coordination. Pour moi, c’est une suite logique. De plus, j’ai un parcours qui correspond parfaitement aux attentes du MEB. Dans le cadre de mes fonctions en lien avec le tourisme en principauté et à l’international, j’ai parcouru le monde pendant 8 ans. Je connais très bien nos réseaux à l’étranger.

Que représente le MEB pour vous ?

Le MEB est la seule entité de la principauté qui aide les entreprises en étant à la fois tournée vers le national et vers l’international. Elle agit sur le plan économique, évidemment, et l’objectif est maintenant de coordonner davantage de services comme le tourisme, la culture, le domaine scientifique ou le sport. Tout cela dans le but de faire rayonner la principauté.

Vous parlez d’objectifs, justement, quels sont-ils ?

Dans un premier, il s’agit de continuer l’action du MEB telle qu’elle a été pensée initialement en offrant un maximum d’opportunités aux entreprises monégasques ici et à l’étranger. Ensuite, l’objectif est d’améliorer la compétitivité de nos entreprises. Cela passe notamment par la coordination des services évoqués précédemment, afin de clarifier la vie entrepreneuriale monégasque à l’international et de parler d’une seule voix à nos interlocuteurs.

Comment travaillez-vous avec l’étranger ?

Le but est d’avoir une relation étroite avec les bureaux de tourisme à l’étranger. Nous travaillons avec 10 bureaux de tourisme principalement, sur tous les continents, dans des pays développés. Il y a New-York (États-Unis), Sao Paulo (Brésil), Munich (Allemagne), Milan (Italie), Londres (Angleterre), Moscou (Russie), New Dehli (Inde), Tokyo (Japon), Singapour/Pékin (Singapour/Chine) et Sydney (Australie). Nous nous coordonnons avec ces bureaux pour savoir pour quelle entreprise il serait intéressant de se lancer, dans tel ou tel secteur.

Quels sont les axes de développement du MEB ?

Nos deux axes majeurs de développement sont le ciblage et le suivi. Pour le premier, il s’agit de mieux identifier les entreprises à l’étranger susceptibles d’être intéressées par Monaco afin de réussir à les attirer en principauté. Quant au second, il n’y a actuellement aucun suivi des entreprises détectées. Il faut le mettre en place. Je dois jouer ce rôle de facilitateur pour tout ce qui peut faire rayonner Monaco.

journalistMaxime Dewilder