« Le secret de la joie, c’est l’oubli »

Raphaël Brun
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Le 6  mars sort Bêtes Blondes, le premier long métrage de Maxime Matray et Alexia Walther. Notamment récompensé à la Mostra de Venise, ce film décalé ne devrait pas passer inaperçu. Maxime Matray, qui est aussi professeur en principauté au pavillon Bosio, a répondu aux questions de Monaco Hebdo. Interview.

Votre parcours ?

Je suis né à Paris, mais j’ai dû y passer 6 mois. En effet, très vite, mes parents ont déménagé. Mon père, qui est décédé depuis quelques années, était technicien. Il installait des alarmes. Ma mère était secrétaire, elle a travaillé à Sophia-Antipolis. Je suis arrivé sur la Côte d’Azur alors que j’étais dans le secondaire. J’ai passé mon bac au lycée Carnot, à Cannes. Puis, j’ai découvert la Villa Arson, une école d’arts plastiques à Nice. J’ai décidé de l’intégrer pour y faire mes études.

Vous avez tout de suite fait du cinéma ?

Non. J’ai été plasticien. Et, pour gagner ma vie, j’étais graphiste. J’ai fais des tas de choses, de la communication aussi. Puis, en 2006, quand le pavillon Bosio a recruté un enseignant pour le graphisme, j’ai postulé. J’enseigne la communication visuelle au sens large.

Et le cinéma ?

Je ne travaille pas tout seul. Bêtes Blondes est un film que l’on a fait à deux, avec Alexia Walther, qui est ma compagne depuis 2004. Elle est plasticienne, photographe et vidéaste. On a commencé à travailler ensemble en 2008. En 2006, Alexia a réalisé un court métrage qui s’appelle Twist et dont j’ai fait la musique. Ce film a décroché le grand prix du festival de Belfort, ce qui lui a ouvert une carrière assez dingue, à laquelle ni elle, ni moi, ne nous attendions. Du coup, très vite, on a eu envie de continuer à travailler ensemble et de faire du cinéma.

C’est difficile de travailler avec sa compagne ?

Non, au contraire. On s’engueule assez peu. Et quand on le fait, c’est pour des raisons professionnelles.

Et quand il faut trancher, qui a le dernier mot ?

Personne. On essaie de trouver une solution, en dépassant nos contradictions.

Qu’avez-vous fait ensuite ?

France 2 a pré-acheté notre court métrage suivant, ce qui nous a permis de bénéficier d’un financement partiel. L’Elan est sorti en 2008 et il a assez bien marché, aussi, dans plusieurs festivals. Dans la foulée, toujours en 2008, on a sorti L’Eté, un autre court métrage qui a été bien accueilli au festival de Locarno, en Suisse. En 2012, on enchaîné avec Les Ambassadeurs, un film de 15 minutes, lui aussi nominé à Locarno. Enfin, on a fait un moyen métrage, Malfaisant, en 2013, qui a été tourné à Nice et produit par le producteur de Bêtes Blondes.

D’où est venue l’idée de votre premier long métrage, Bêtes Blondes ?

En fait, on n’arrête jamais d’écrire. On écrit tout le temps plusieurs films en parallèle, on en abandonne certains, on en conserve d’autres… C’est sans doute à partir de 2014 que l’on a commencé à travailler sur ce film. On travaille beaucoup par assemblage. Alexia amène ses idées, j’amène les miennes. Et au bout d’un moment, ça prend ou ça ne prend pas. Pour Bêtes Blondes, on avait depuis longtemps envie de faire un film sur quelqu’un qui est un peu perdu dans le monde.

De quoi parle Bêtes Blondes ?

C’est l’histoire de Fabien, une star éphémère de sitcom dans les années 90. Depuis que Corinne sa partenaire à l’écran est morte dans un accident de moto, il y a une vingtaine d’années, il ne s’en remet pas et il boit beaucoup. Quand il boit un peu trop, il a tendance à perdre la mémoire. Un jour, il se réveille après un accident. Il ne sait pas très bien où il est. Il rencontre Yoni, qui vient de perdre son compagnon, décapité dans un accident de la route. Yoni transporte la tête de son amant dans un sac. Le spectateur découvre en même temps le personnage, qui est Fabien et quelle est la situation.

On est sur quel registre avec ce film ?

Bêtes Blondes ressemble à une comédie. Même si, prises isolément, les histoires de Fabien et de Yoni sont plutôt graves. Pendant un moment, les deux personnages ont beaucoup de mal à se comprendre, ce qui provoque quelques situations drôles. Et puis, ces deux situations entrent en résonance, comme des harmonies qui parviennent à se superposer. Ensembles, ces harmonies se mettent à produire quelque chose qui n’est plus dissonant. Le film va alors vers quelque chose de beaucoup plus mélancolique.

Un homme avec la tête d’un autre homme dans un sac de sport, cela évoque le cinéma des frères Coen, avec Fargo (1996), par exemple ?

Le cinéma des frères Coen a ses vertus dont j’espère que notre film se pare. Leur cinéma est souvent très drôle, mais il nous dit aussi beaucoup, notamment sur l’âme humaine ou sur la difficulté de vivre. Dans notre film, la tête dans le sac de sport est ce qu’Alfred Hitchcock (1899-1980) appellerait le MacGuffin, c’est-à-dire un prétexte, souvent un objet, qui permet le développement du scénario. Au fil du film, les personnages perdent, puis retrouvent cet objet.

Avec un scénario aussi décalé, c’est compliqué de parvenir à trouver des financements ?

Il y a beaucoup de films très audacieux qui sont tournés. Mais nous avons eu beaucoup de mal à trouver un financement. D’ailleurs, l’argent a été presque exclusivement amené par notre producteur, Emmanuel Chaumet d’Ecce ! Films, sur fonds propres. Très tôt, il a cru dans notre film. Emmanuel Chaumet a déjà produit pas mal de films hors des sentiers battus, il n’a donc pas peur de prendre des risques.

A l’heure des films tournés avec un simple iPhone, réaliser un film de cinéma coûte combien ?

Environ 1 million d’euros, si on veut tourner confortablement, avec plusieurs décors et suffisamment de comédiens. Mais on peut aussi tourner un film en huis clos avec seulement 50 000 euros. Ce n’est pas film avec un iPhone ou non qui coûte cher. Car la technique coûte moins que le fait de payer correctement toutes les personnes qui travaillent sur un film. C’est important que les techniciens ou les comédiens puissent gagner leur vie.

Combien a coûté Bêtes Blondes ?

Entre 600 000 et 700 000 euros. Un film s’écrit généralement sur deux ans, des premiers synopsis au scénario et au découpage. La préparation technique, c’est-à-dire la recherche des décors et les repérages, prennent environ 6 mois. Le tournage de Bêtes Blondes a nécessité 5 semaines. Pour la post-production, il faut compter entre 6 et 9 mois. Enfin, il y a la communication et la promotion du film dans les festivals notamment, avant sa sortie au cinéma.

En étant professeur à Monaco, comment vous parvenez à tout faire ?

Les écoles d’art sont conçues pour que les enseignants puissent, en parallèle, continuer leur travail de recherche. Le pavillon Bosio nous encourage donc dans ce sens. C’est aussi grâce à la directrice, Isabelle Lombardot, que Bêtes Blondes a pu se faire. Quand je suis parti 5 semaines en tournage, il a fallu modifier les emplois du temps de l’école.

Bêtes Blondes a été tourné où ?

En grande partie, en région parisienne. Pas par choix, mais depuis 10 ans, on tourne avec une équipe de techniciens qui sont à peu près les mêmes. Notamment le chef monteur, le chef opérateur, et le mixeur. Tourner en région parisienne nous rapproche d’eux, c’est donc plus simple.

Comment vous avez choisi les acteurs de Bêtes Blondes ?

Notre directrice de casting nous a proposé des gens. Avant de faire ce casting, on avait des envies, des pistes. Mais tout s’est fait progressivement. Et puis, nos idées de départ peuvent être balayées par une rencontre sur un casting.

Qui sont les deux acteurs principaux ?

Fabien, l’ancien acteur de sitcom est interprété par Thomas Scimeca. C’est un acteur qui vient du théâtre et que l’on a encore peu vu au cinéma. Il peut avoir quelque chose de très juvénile. Il a 45 ans, mais il joue son propre rôle lorsque son personnage a 20 ans. C’est un acteur très physique, qui adore la comédie italienne des années 70.

Il y a aussi Basile Meilleurat ?

Basile Meilleurat joue le rôle de Yoni, le jeune homme en deuil. C’est un acteur qui débute, mais que l’on a vu en 2016 dans Rester Vertical, un très bon film d’Alain Guiraudie. C’est en voyant Rester Vertical que l’on s’est dit que Basile Meilleurat était un acteur incroyable. Notre directrice de casting le connaissait, on a donc décidé de le rencontrer. Et on a très vite été enthousiasmé.

Comment ont réagi les acteurs à la lecture du scénario ?

Même si notre scénario contient des choses un peu « incorrectes », ils ont tous bien réagi. Ils ont l’esprit très ouvert et ils n’ont pas été effrayés. Au contraire, ils ont plutôt été enthousiastes.

Pendant le tournage, comment sont répartis les rôles entre votre compagne, Alexia Walther et vous-même ?

On essaie justement de ne pas se répartir les rôles. Le métier de réalisateur consiste à créer une image et à diriger des comédiens. Comme on est deux, l’un s’occupe du jeu des comédiens et de la mise en scène, pendant que l’autre prend en charge l’image. Et on tourne sur ces deux postes.

Vous avez assuré une partie de la bande son de Bêtes Blondes : vous auriez pu être musicien plutôt que de faire du cinéma ?

Je suis musicien pour mes films. Plus jeune, j’ai joué dans des groupes. Mais ça demande trop de temps et d’énergie. Dans Bêtes Blondes, il doit y avoir 57 minutes de musique : je serais incapable d’en signer l’intégralité. Mais j’aime en écrire une partie, car on sait pourquoi on la compose et pourquoi on la joue. Ce qui simplifie beaucoup le rapport avec la musique.

Vous avez joué dans quel genre de groupe ?

J’ai joué dans des groupes post punk. J’ai fait du rock alternatif à la fin des années 80, et j’ai aussi été ensuite dans des groupes plus new wave.

Vos goûts musicaux ?

Ils sont très larges. Je peux citer Claude Debussy (1862-1918), que j’ai repris dans le film. On a mis beaucoup de musique que l’on écoute réellement. Il y a donc des groupes des années 90, car une partie de Bêtes Blondes se passe dans ces années-là. On a donc utilisé des groupes de musique industrielle et expérimentale, comme Coil, que l’on écoute toujours aujourd’hui. Il y a aussi des choses plus bruyantes, comme Cut Hands, dirigé par William Bennett, un musicien qui était le leader de White House, un groupe un peu difficile, mais que l’on aime beaucoup. Bêtes Blondes réunit un peu toute cette musique, très différente.

Pourquoi avoir repris dans votre film Syrynx (1913), de Claude Debussy ?

Il y a plusieurs morceaux de Debussy dans notre film. Mais c’est vrai que celui qui revient le plus, c’est Syrynx, qui évoque le Prélude à l’après-midi d’un faune (1892-1894). Bêtes Blondes commence sur une scène qui évoque visuellement le Prélude à l’après-midi d’un faune. Le personnage se réveille sur une couverture, avec des motifs qui évoquent le ballet L’Après-midi d’un faune de Vaslav Nijinski (1889-1950). On voit alors Fabien, le personnage qui perd régulièrement la mémoire, comme un faune ou un satyre grec, qui, pour garder un esprit léger, oublie tout ce qu’il fait. Selon le faune, le secret de la joie, c’est l’oubli. Et Fabien vit un peu comme ça.

Votre film cherche à répondre à la question : comment est-ce que l’on vit après un deuil ?

Le film parle de beaucoup de choses. Dans Bêtes Blondes, il y a deux deuils. L’un traîne depuis 25 ans et un personnage n’arrive pas, ou ne veut pas s’en débarasser. Le second est tout frais, et le personnage qui le subit est dans la colère, ce qui va le conduire à faire un peu n’importe quoi. A la fin du film, ces deux personnages vont parvenir à faire quelque chose avec ces deuils. Même si ce n’est pas la chose la plus conventionnelle ou ce que la société nous demanderait de faire. Chacun doit trouver sa voie face à ce qui lui arrive, même si cette voie n’est pas la plus correcte ou la plus respectable. Si c’est la bonne, c’est le principal.

Au final, votre film est conforme à l’idée que vous aviez au départ, ou vous avez dû faire des concessions ?

Un scénario est un outil de travail qui n’a pas grand chose à voir avec le film tourné. On peut projeter plein de fantasmes et d’images sur un scénario. Mais un scénario n’est qu’une étape. Ensuite, il y a un énorme travail de fabrication du film qui fait que, au final, on a jamais un produit qui ressemble au scénario de départ. Mais ce ne sont pas des concessions. C’est plutôt se frotter aux principes de réalité. Et puis, ça fait souvent évoluer les choses dans le bon sens. Une scène dans un scénario peut ne pas fonctionner lorsqu’on la fait jouer par des acteurs.

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© Photo Ecce Films

Vous avez coupé beaucoup de scènes dans votre film ?

Tout ce qui a été coupé n’était pas nécessaire. Le film dure 1h40 et c’est suffisant pour être efficace. Comme Bêtes Blondes parle d’un acteur de sitcom des années 90, on a tourné la sitcom. On a donc une sorte d’épisode de sitcom qui était trop long pour l’inclure dans le film sans risquer d’alourdir notre propos. Mais il pourrait très bien être inclu dans les bonus, lorsque le film sortira en blu-ray.

Certains critiques ont estimé que Bêtes Blondes rappelait Quentin Dupieux ou les Chiens de Navarre, une troupe dont Thomas Scimeca fait partie ?

Je laisse les critiques juger. C’est difficile de regarder un film sans que cela ne convoque d’autres films. Je connais moins le travail des Chiens de Navarre, mais pour ce qui est de Quentin Dupieux, c’est évidemment très flatteur, car c’est quelqu’un que nous apprécions énormément. Il fait des films de haute volée et d’une inventivité assez rare dans le cinéma français. On peut donc plus facilement rapprocher notre cinéma de celui de Quentin Dupieux, que d’un autre cinéma français, plus naturaliste, qui prend plus de place aujourd’hui sur nos écrans.

Bêtes Blondes a été primé au sein de la Semaine internationale de la critique du festival de Venise, en septembre 2018 : c’est important pour la vie et le succès de votre film ?

Déjà, il était important que notre film soit sélectionné à la Semaine internationale de la critique de la Mostra de Venise. Quand on fait un film, personne ne le voit, à part nous, les techniciens et les comédiens. On a vu et revu Bêtes Blondes 40 ou 50 fois, donc on n’a plus aucun recul. Avoir la chance de présenter notre film au public, dans des conditions aussi belles, ça permet de le tester, en quelque sorte. Et à Venise, l’accueil du public italien a été très chaleureux. Le prix à Venise nous a permis d’attirer l’attention. Cela devrait aider le film à faire son chemin.

Bêtes Blondes a obtenu d’autres récompenses ?

Bêtes Blondes a obtenu le prix Gérard Frot-Coutaz, qui récompense le meilleur premier film français, lors du 33ème festival international Entrevues de Belfort, en novembre 2018. Et en septembre 2018, nous avons donc obtenu le Verona film club Award, récompensant le film le plus innovant, à l’occasion de la 33ème semaine de la critique, à la Mostra de Venise.

Vous vous êtes fixé un nombre d’entrées précis à atteindre, pour la sortie au cinéma de votre film, le 6 mars 2019 ?

Aucun. En revanche, je pense que le producteur et le distributeur en ont. Mais je ne pense pas qu’un film qui fasse 20 000 entrées soit forcément un échec et qu’un film qui en fasse 100 000 soit forcément une réussite artistique.

Cela vous inquiète de constater que le cinéma est de plus en plus formaté, avec des producteurs qui privilégient davantage les franchises et acceptent de moins en moins la prise de risque, notamment sur des projets comme les vôtres ?

Les Américains peuvent faire un très bon cinéma. Et le cinéma de Quentin Dupieux est vu. Mes étudiants connaissent d’ailleurs bien son cinéma. De plus, son dernier film, Au Poste (2018) a vraiment très bien marché.

Je suis donc plutôt optimiste sur les risques que le public est prêt à prendre en allant au cinéma. Les films finissent par trouver leur public. La vraie tragédie, ce sont les films qui ne sortent pas.

C’est-à-dire ?

Il existe beaucoup plus de films qui sont tournés que de films qui sortent au cinéma. Il existe un purgatoire du film. C’est ça le plus dur. Le numérique permet de tourner plus facilement un film, mais comme il y a donc plus de films, il devient plus difficile de lui faire rencontrer son public. Aujourd’hui, voir tous les films qui sortent est devenu impossible. Finalement, une fois que le film est fait, la plus grande inquiétude pour un réalisateur, c’est de trouver un distributeur pour faire exister le film.

Le festival de Cannes approche : faut-il intégrer les films Netflix à la sélection officielle de ce festival ?

Dire que Netflix ce n’est pas du cinéma, cela reviendrait à dire que l’on a une définition très claire de ce qu’est le cinéma. Je n’ai pas de définition très claire de ce qu’est le cinéma. En revanche, je sais qu’aller voir un film dans une salle de cinéma, c’est une expérience collective. On sent la salle frémir, on mesure sa perception à celle des autres, ses émotions et ses sentiments à ceux des autres, qui sont, en majorité, des inconnus. Si on considère que le cinéma c’est cette expérience collective dans le noir d’une salle, effectivement c’est très différent d’un film vu sur Netflix. Et ce, même si on dispose d’un home cinéma de très bonne qualité.

Vos projets ?

On a déjà commencé à écrire le long métrage suivant. En parallèle, on doit terminer Navarin, un court métrage que l’on a tourné juste avant de partir en préparation de Bêtes Blondes. C’est l’histoire d’une jeune femme qui amène par erreur sa petite fille à l’école un jour férié. Ce qui l’amène à se confronter à des souvenirs d’enfances un peu bizarres. Des souvenirs qui incluent Kurt Cobain (1967-1994). Le rôle principal est assuré par la comédienne suisse Lola Riccaboni, avec qui on a déjà tourné deux fois. Quand on fait du cinéma, on est obligé d’avoir plusieurs projets en cours, car on ne sait pas à quel moment on va se retrouver en tournage.

Quel est le sujet de votre prochain film ?

On écrit un long métrage que l’on aimerait pouvoir tourner sur les bords de la Méditerranée. Car on apprécie beaucoup notre région. Sur le fond, ce film se déroulera sur la Côte d’Azur, mais hors saison. Ce devrait être un film noir, un film qui s’abreuve à des sources comme celles du Grand Sommeil (1946) d’Howard Hawks. On va essayer de jouer avec les codes du film noir, et transposer ça dans une Côte d’Azur un peu rêvée.

 

journalistRaphaël Brun