« La saison n’est pas finie !»

La Rédaction
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Après avoir remporté 5 matchs sur 9 depuis le début de l’année, l’AS Monaco Basket tente de se remettre sur le bon chemin. Son entraîneur, Saso Filipovski, se veut optimiste.

Fin juin, le rideau tombait sur la saison 2017-2018 de Jeep Elite avec une association sportive de Monaco finaliste malheureuse, battue de 2 points (74-76) par une équipe du Mans championne de France pour la cinquième fois de son histoire. Sept mois plus tard, Monaco présente le même bilan en championnat que son adversaire d’alors, avec 10 victoires et 9 défaites. Le club de la principauté est 12ème, avec le même nombre de victoires que le 8ème, Gravelines-Dunkerque. Que s’est-il passé entre temps ? « Nous avons attaqué la saison plein d’optimisme, avec une très bonne préparation et beaucoup de volonté de la part des joueurs, indique Saso Filipovski, entraîneur du club, arrivé pendant la trêve estivale en remplacement de Zvezdan Mitrovic, parti à l’ASVEL. Mais nous avons vite rencontré quelques difficultés. » La première d’entre elles, c’est évidemment le départ « pour raisons personnelles » — selon les termes de sa lettre envoyée aux supporters et au club — du meneur de jeu américain D.J. Cooper. Un départ inattendu, qu’il a fallu compenser pour rééquilibrer l’équipe. « Cela n’a pas été simple de trouver un joueur de son calibre sur le marché, au même niveau et avec les mêmes qualités », concède le coach. Il a aussi fallu composer avec les blessures : Lazeric Jones (recruté pour remplacer son compatriote D.J. Cooper), Gerald Robinson, Yakuba Ouattara ou encore Paul Lacombe, ont, par exemple, été forcés de s’éloigner des parquets pour des temps plus ou moins longs, et lors de matchs plus ou moins décisifs. « C’est clair que l’ASM n’a pas été épargnée par les blessures depuis le début de la saison, y compris s’agissant de joueurs clé, confirme Frédéric Weis, ancien joueur professionnel, aujourd’hui consultant pour RMC Sport. Si on regarde le classement, l’équipe n’est clairement pas là où son niveau devrait lui permettre d’être. Je note également que la complémentarité entre les deux meneurs, Jones et Needham, n’est pas optimale. C’est un point à améliorer pour revenir plus haut au classement. »

« Sauce »

Car, justement, revenir dans des positions plus acceptables au classement, c’est l’objectif des prochaines semaines pour Saso Filipovski et sa troupe : « On regarde plus haut, oui, tout en respectant bien sûr nos concurrents. Tous les joueurs se donnent à fond, que ce soit à l’entraînement ou en match. Il faut remonter au classement au plus vite pour assurer la qualification en play-offs. Ensuite, on verra jusqu’où nous pouvons aller. La saison est loin d’être finie ! » Devant, à portée de main, ou presque, se trouvent ainsi des équipes comme Levallois, Strasbourg, Gravelines-Dunkerque, Limoges ou encore Nanterre, dernière victime en date de l’équipe du Rocher. Autant d’adversaires prévenus : la Roca Team n’a pas dit son dernier mot et vivrait mal, malgré un changement d’entraîneur et un effectif renouvelé à l’intersaison, une non-qualification. « Très clairement, ne pas jouer les play-offs serait une catastrophe pour le club, abonde Frédéric Weis. Je ne doute pas un instant qu’ils passeront dans les 8 premiers dans les prochaines semaines, il y a le talent pour, que ce soit sur le parquet ou dans la tactique. L’entraîneur vient d’arriver, il a besoin de temps pour mettre en place son système. Honnêtement, ce ne serait facile pour personne. Mais la sauce prend petit à petit, on observe du mieux dans le jeu, de quoi être optimiste pour la suite. Je les vois jouer au minimum la demi-finale en championnat de France. Pour le titre, je pense que l’ASVEL est au-dessus du lot. Mais le basket français est plein de surprises… »

Cohérente

Dans les prochaines semaines, le club du Rocher devra cependant composer avec un calendrier chargé, entre championnat national et matchs d’EuroCup — au moins jusqu’à fin février, voire plus en cas de qualification pour les quarts de finale. « Ça compte, forcément, estime Saso Filipovski. Certaines équipes ne jouent qu’un match par semaine. Physiquement, c’est d’autant plus important que mes joueurs ne choisissent pas leurs matchs et jouent toujours pour gagner. Mais on ne se plaindra jamais d’être toujours en course dans plusieurs compétitions. » Armée, motivée, solide en défense et de plus en plus cohérente devant, la Roca Team a ainsi toutes les cartes en main pour réaliser une seconde partie de saison à la hauteur des espoirs placées en elle. Et effacer ce qui constitue la moins bonne première partie de championnat depuis le retour dans l’élite, en 2015. À condition, bien sûr, que les pépins physiques ne soient plus qu’un mauvais souvenir…

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