Transition énergétique : le gouvernement et la SBM s’engagent

Pascallel Piacka
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Le 29  janvier, face à la presse, le ministre d’Etat, Serge Telle, a présenté la mission pour la transition énergétique dirigée par Annabelle Jaeger-Seydoux. « Je rends hommage aux travaux accomplis par Marie-Pierre Gramaglia et Annabelle Jaeger-Seydoux, a souligné le ministre d’Etat. Notre contrat social est fondé sur un contrat naturel. La transition énergétique est un sujet fondamental de la politique gouvernementale. Et elle implique l’engagement de tous. » Quelques jours auparavant, le 25 janvier, Jean-Luc Biamonti, président délégué de la Société des Bains de Mer (SBM), a signé la charte d’engagement du pacte national pour la transition énergétique. « Activement engagé depuis 10 ans au service d’un luxe plus durable et responsable, Monte-Carlo SBM s’engage formellement aujourd’hui, a indiqué Biamonti. Cette signature s’inscrit pleinement dans la stratégie globale du groupe, qui lance en 2019 “Go Sustainable”. » Marie-Pierre Gramaglia, conseiller-ministre pour l’équipement, l’environnement et l’urbanisme a ajouté : « Les 3 660 salariés de la SBM sont autant de relais d’initiatives et d’actions dans la réussite de cette transition énergétique. Vous avez un fort pouvoir d’entrainement comme acteur économique et social de premier rang. Mais également comme prescripteur, acheteur, bâtisseur et créateur d’événements. » La SBM a paraphé sa troisième charte développement durable [“Go Sustainable” en anglais — N.D.L.R], « laquelle comprend 30 engagements concrets d’ici 2021 », a expliqué Jean-Luc Biamonti. « Le lancement de cette troisième charte et l’adhésion, le même jour, à ce pacte national, sont des marqueurs forts de cet engagement des responsables et des équipes de la SBM », a estimé Marie-Pierre Gramaglia. Le développement durable est une conception de la croissance économique. Elle est pensée dans une perspective de long terme et intègre les contraintes liées à l’environnement. Le pacte national monégasque a pour objectif une réduction des émissions de gaz à effet de serre à –50 % en 2030 et la neutralité carbone en 2050. « Il y a une nécessité d’agir. Notamment pour la sauvegarde de la biodiversité. Nous allons respecter nos engagements. C’est aussi une nécessité économique. Et il n’y a pas de plan B », avait rappelé le ministre d’Etat Serge Telle [lire Monaco Hebdo n° 1091 — N.D.L.R]. La première définition du développement durable apparaît en 1987 dans le rapport Brundtland, intitulé « Notre avenir à tous ». Il a été publié par la commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Depuis les années 1970, cette notion s’est imposée face à la prise de conscience progressive des problématiques liées à l’environnement. P.P.

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