« La recherche du “zéro défaut” nous anime tous »

La Rédaction
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Dans le prolongement des débats autour du budget primitif 2019 (1), Jean Castellini, conseiller-ministre des finances et de l’économie, dresse pour Monaco Hebdo un bilan et affiche quelques perspectives pour améliorer le fonctionnement des taxis à Monaco.

Comment jugez-vous le fonctionnement du service de taxis à Monaco ?

Le service des taxis a largement évolué depuis de nombreuses années, notamment grâce aux relations et échanges réguliers entre l’association des exploitants de taxis indépendants de Monaco (AETIM) et le gouvernement. Ce service est en constante amélioration par la mise en place d’une réglementation adaptée permettant de développer cette activité.

Y-a-t-il des dysfonctionnements particuliers ? On parle notamment de délais d’attente parfois très longs…

Depuis quelques années déjà, pour assurer aux mieux le service et satisfaire la demande des clients, l’Etat a décidé d’instaurer une centrale d’appels basée à Monaco pour mieux répartir les courses, dans un souci d’efficacité. Les clients sont informés par SMS de la prise en charge et du suivi de la course. Il est à préciser que ce service est entièrement pris en charge par le budget de l’Etat.

Comment améliorer ce service qui est encore souvent critiqué ?

La nouvelle grille de tarifs publiés en 2016 instaurant uniquement des forfaits, a assuré une meilleure transparence de l’activité. Je sais qu’il y a parfois, du côté des usagers des taxis monégasques, des frustrations ou des insatisfactions. Mais je tiens à souligner que nous n’avons, au sein de mon département, sur plus de 200 000 courses par an au travers du système de la centrale d’appels, qu’un très faible nombre de remontées négatives. Tout n’est pas parfait certes, mais la recherche du « zéro défaut » nous anime tous, gouvernement comme professionnels.

Quoi d’autre ?

En outre, l’entreprise prestataire a également mis en place une application pour smartphone appellée « Taxi Monaco » [cette application a été lancée fin août 2015 — N.D.L.R.] pour une réservation en ligne, permettant ainsi une meilleure accessibilité, aussi bien pour la population locale que pour les nombreux étrangers se rendant chaque année sur notre territoire. Cette application permet désormais non seulement la réservation, mais aussi le suivi de la prise en charge de course.

Que peut-on attendre du lancement d’ici l’été 2019 d’une deuxième licence saisonnière pour les taxis monégasques ?

Nous avons pu constater que l’ensemble des demandes lors de la période estivale étaient difficilement satisfaites au regard du grand nombre d’appels par rapport au nombre de taxis présents à ce moment-là. Ces licences permettront d’assurer les courses en suspens, et donc de satisfaire davantage l’ensemble des usagers.

Quelle sera la période de validité pour ces nouvelles licences ?

Elles seront valables du 1er mai au 31 octobre 2019. La période estivale débute le 1er mai afin de prendre en compte les grands évènements sportifs, culturels et économiques durant les 6 mois suivants : Grand Prix automobile, rendez-vous de septembre, Monaco Yacht Show, etc.

Comment le gouvernement peut-il encourager le recours aux véhicules électriques par les taxis ?

La politique du gouvernement, en faveur de l’utilisation des véhicules hybrides et électriques, et ce depuis longtemps, consiste essentiellement en une subvention lors de l’achat de la voiture. Nous verrons le moment venu si d’autres mesures d’accompagnement sont nécessaires.

Le principe du recours exclusif à un taxi monégasque pourrait-il être remis en cause, notamment en période de forte demande ou de faible offre ?

L’activité de taxi monégasque réside dans la prise en charge sur le territoire national des clients. Cela ne saurait être remis en cause. Toutefois, je tiens à préciser que le gouvernement a mis en place une obligation de s’acquitter d’une vignette, depuis un arrêté ministériel du 16 juin 2014, pour les taxis et les véhicules étrangers qui ont aussi cette possibilité, tout en respectant des délais de déclarations de courses qui sont de quatre heures l’hiver et de deux heures l’été. Ceci permet de préserver l’activité des professionnels monégasques.

1) Lire notre dossier complet sur le budget primitif 2019 publié dans Monaco Hebdo n° 1088.

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