« Les Américains
n’achèteront pas Dilili à paris »

Raphaël Brun
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Alors que son nouveau film, Dilili à Paris, a dépassé les 500 000 spectateurs, Michel Ocelot était de passage à Monaco (1). Vingt ans après la sortie de Kirikou et la Sorcière, il a répondu aux questions de Monaco Hebdo. Interview.

Vingt ans après Kirikou et la Sorcière, qu’est-ce que ce film d’animation a changé pour vous ?

Kirikou a changé ma vie et celle de plusieurs autres personnes. Avant j’étais un artiste incompris et assez malheureux, même si ça n’était pas tout le temps le cas. Par la suite, je suis devenu un personnage avec une certaine notoriété, qui pouvait presque sans arrêt faire des films. Je ne pensais pas que l’une de mes créations allait être aussi durable. Car aujourd’hui, tout le monde connaît Kirikou. Les gens l’aiment. Il y a eu une vie avant et après Kirikou.

Votre premier court métrage remonte à 1979, avec les Trois Inventeurs : que s’est-il passé jusqu’à 1998 et la sortie de votre premier long métrage, Kirikou et la Sorcière ?

Il ne s’est pas passé assez de choses à mon goût. De temps à autre, j’ai fait quelques courts métrages. Au fil du temps, j’ai acquis un statut au sein du groupe, très fermé à l’époque, du film d’animation à l’international. J’ai été élu au suffrage universel deux fois président de l’association internationale du film d’animation (ASIFA).

Comment est née l’idée de Kirikou et la Sorcière ?

Je suis né le 27 octobre 1943 à Villefranche-sur-Mer, mais j’ai passé mon enfance à Conakry, en Guinée. J’ai donc effectué mon école primaire en Afrique noire. Je n’en ai que des bons souvenirs. J’ai eu une enfance privilégiée. Pendant les grandes vacances, on revenait ici, sur la Côte d’Azur. Devenu adulte, il m’a semblé évident que je devais faire un film africain. Des personnes à la peau sombre sur un beau décor coloré, c’est magnifique. L’idée m’est venue comme ça.

Et pourquoi un film d’animation ?

En naissant, je me suis dit que je ferai de l’animation. Toute mon enfance, je me suis préparé à ce métier, en m’amusant bien et en bricolant sans arrêt. Avec l’animation, j’ai vite compris que je pouvais dire et faire tout ce que je voulais. J’ai cherché dans des contes africains quelque chose qui me plairait. Et un jour, j’ai trouvé.

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Difficile d’innover ?

Quand on lit beaucoup de contes, on s’aperçoit que tout le monde copie sur tout le monde. Au final, c’est donc souvent toujours pareil. Mais celui-ci, je ne l’avais jamais rencontré. Le début de Kirikou vient donc de l’Afrique. Et puis, à partir du moment où Kirikou se demande pourquoi les méchants sont méchants, c’est moi qui ait inventé le reste de l’histoire.

A l’époque, à cause de sa nudité, Kirikou a pourtant été censuré dans certains pays anglo-saxons ?

D’une manière générale, les anglophones ont une peur panique des seins. Mais en Afrique, on n’a pas honte de montrer son corps.

Qu’est-ce qui a été décisif dans le succès de ce film ?

Kirikou était un film différent et extrêmement honnête. Il n’y a pas une seconde fausse ou que j’ai ajoutée pour plaire aux distributeurs ou à je ne sais qui. Ensuite, le cadre était original, puisqu’on a fait un film africain en Afrique, avec des Africains. Et puis, je n’ai respecté aucune règle.

C’est-à-dire ?

On m’a dit : « L’Afrique, c’est pas vendeur. Ne fais pas un film sur l’Afrique. » On m’a aussi dit que, pour que ça marche, il fallait intégrer un “subplot”, c’est-à-dire une deuxième histoire dans l’histoire principale. Mais j’ai refusé. Car il n’y avait que Kirikou qui m’intéressait. Dans mon film, Kirikou ne quitte d’ailleurs pas l’écran.

Kirikou est parvenu à séduire les enfants, mais aussi les adultes ?

Au final, ça a marché avec les enfants, mais aussi avec les adultes. Même des enfants très jeunes ont été fascinés et sont restés jusqu’au bout. Certains instituteurs avaient inventé un slogan pour leurs élèves : « Kirikou, le film pendant lequel on ne va pas faire pipi. » C’est là que j’ai appris que pendant les Walt Disney, les enfants allaient faire pipi.

Sur les 20 dernières années, comment a évolué le cinéma d’animation français ?

Tout a changé. Avant Kirikou, le cinéma d’animation n’était pas un métier. Maintenant, il y a le plein emploi. Pourvu que ça dure ! Désormais, et même si c’est encore un peu juste, on peut faire un film d’animation en France, sans perdre d’argent. Aujourd’hui, on produit en France plusieurs films d’animation par an. Alors qu’avant, c’était un tous les 10 ans.

Mais on a pourtant l’impression que le géant Walt Disney continue de tout écraser sur son passage ?

C’est un peu effrayant. Il n’y a pas que Walt Disney. Il y a aussi Illumination avec Universal, ou encore Warner. D’ailleurs, lorsqu’on a sorti Dilili à Paris (2018), on s’est retrouvé face au dessin animé Yéti et Compagnie (2018) de Warner. J’ai découvert ce film américain qui a fait un million d’entrées, presque sans publicité. Ça devient vicieux. Toute la planète est dressée par les Américains à bouffer des produits américains. Désormais, notre estomac est fait pour de la nourriture américaine. Même si l’affiche de Yéti et Compagnie n’est pas géniale, on voit tout de suite que c’est américain, avec des animaux rigolos en 3D réaliste, alors on y va. C’est inquiétant.

Mais, au Japon, même le studio Ghibli est lié à Walt Disney pour la distribution internationale de ses films ?

Walt Disney a déjà racheté la planète. Qu’est-ce qui n’appartient pas à Disney aujourd’hui ?

Que faire face aux géants de l’animation américaine pour continuer à exister ?

Il faut être très bons. Et arrêter d’être “politicaly correct”. Il faut absolument proposer autre chose. D’ailleurs, Dilili, c’est garanti sur facture : les Américains ne l’achèteront pas.

Pourquoi ?

Parce que, et je ne m’en suis pas aperçu, dès le début du film, il y a des femmes torse nu. La scène se déroule dans un petit village kanak et tout le monde est habillé normalement, avec un pagne. Dans l’un de mes films précédents, Azur et Asmar (2006), cela débute avec un petit enfant qui tète sa nourrice, pendant qu’elle chantonne. Il n’y a rien de plus doux que ce genre de scène. Pourtant, on m’a demandé si j’étais prêt à couper cette séquence d’ouverture pour sortir Azur et Asmar aux Etats-Unis. J’ai évidemment refusé.

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Dans votre nouveau film sorti en octobre 2018, Dilili à Paris, il y a aussi la question de la violence ?

Dans Dilili à Paris, je montre des hommes qui maltraitent des femmes et des filles. Il faut savoir que lors des 50 dernières années, il y a plus de morts chez les femmes que de morts dans toutes les guerres du 20ème siècle. Donc les guerres sont peu de choses par rapport à ce que l’on fait subir aux femmes.

L’idée de départ pour Dilili part de ce constat ?

Oui. En France, tous les deux jours et demi, une femme est tuée par son compagnon. Dans le monde entier, c’est comme ça. A partir du moment où on sait ça, c’est un sujet dont il faut parler.

Les critiques ont été bonnes pour Dilili à Paris ?

A quelques exceptions près, les critiques ont été positives. Les avant-premières ont fait salle pleine. Et puis, l’Unicef a choisi Dilili comme ambassadrice. Et la réunion des musées nationaux a sorti les droits dérivés de Dilili.

Aujourd’hui, qui sont les porte-drapeaux de l’animation française ?

Les derniers films que j’ai aimés, c’est Tout en haut du monde (2015) de Rémi Chayé, Ma Vie de Courgette (2015) de Claude Barras ou Persepolis (2007) de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud. Louise en hiver (2017) de Jean-François Laguionnie ne respecte aucune règle non plus : il fallait oser faire un long métrage avec une vieille, dans une ville où il n’y a personne.

Ça a été facile de trouver les financements pour Dilili à Paris ?

Non. J’ai dû faire face à un rejet général de toute la profession.

Malgré votre nom, votre expérience et vos succès ?

Oui. J’ai été vu comme un débutant malpropre. Et puis, au bout d’un long moment, un producteur s’est décidé. Mais le financement de Dilili à Paris a été un travail de fourmis. Il a fallu grappiller de l’argent dans plusieurs pays, avec des lois différentes. Réunir tout ça, c’est monstrueux, ce n’est pas mon métier, je ne sais pas le faire. Mais quelqu’un l’a fait pour moi.

Et pour la préparation et le tournage de Dilili à Paris ?

En revanche, quand j’ai voulu faire mes photos pour préparer mon film, Paris m’a accueilli partout : à l’opéra, dans les égouts, au musée d’Orsay… J’ai pu profiter de ces lieux pendant les jours de fermeture pour faire toutes les photos que je voulais.

Pourquoi avoir travaillé à partir de photos plutôt que de dessins pour ce film ?

Parce que je fais de la publicité pour certains aspects de la réalité qui sont bons. Or, Paris c’est réellement beau. J’ai donc décidé de prendre des photos. Et puis, je ne pouvais pas refaire le lit de Sarah Bernhardt (1844-1923). Ces incrustations de bois différents et de nacres dans le bois, c’est magnifique.

Combien a coûté Dilili à Paris ?

6 à 7 millions d’euros. Alors qu’Azur et Asmar a atteint 9 ou 10 millions.

Vos films sont des voyages, avec l’Afrique de l’Ouest (Kirikou, 1998), le Japon et l’Egypte (Princes et Princesses, 2000), l’Europe médiévale (Azur et Asmar, 2006), les Antilles et le Tibet (Les Contes de la nuit, 2011) : pourquoi être revenu à Paris pour Dilili ?

Je fais le tour du monde des endroits sensationnels. Or, je considère que Paris est un endroit sensationnel. Il était donc naturel pour moi de tourner à Paris. En plus j’y habite. C’est donc commode.

Dilili à Paris est un film politique ou humaniste ?

A vous de vous débrouiller. De temps en temps, on dit que je fais de l’humanisme, de temps en temps, on dit que je fais du politique. Je fais les films que je dois faire. Mettez les adjectifs que vous voulez. Ce qui est sûr, c’est que je ne fais pas des contes de fée sans aucune base.

La manière dont vous représentez l’oppression de la femme, qui vit à quatre pattes, voilée de la tête aux pieds, a provoqué pas mal de réactions : qu’avez-vous voulu exprimer ?

D’abord, je fais passer un message aux femmes et aux filles : « Dites non ». Même si, bien sûr, c’est plus facile à dire pour moi, que pour elles. J’ai écrit Dilili il y a longtemps. Depuis, il y a eu l’enlèvement des écolières par Boko Haram. Et ces gens-là continuent (2). Depuis, une grande partie de ces filles ont été délivrées. Mais elle sont marquées à vie.

Votre objectif avec Dilili ?

J’ai fait ce film pour choquer. Je veux que l’on sursaute quand on s’aperçoit qu’un personnage masculin est assis sur une femme, et que les candélabres sont aussi des femmes à quatre pattes. Je veux que l’on sursaute quand on voit que l’on dresse ensuite les petites filles à faire la même chose.

Qui les dresse ?

C’est une femme qui les commande. Car il faut qu’une partie des femmes trouve cette situation normale, afin de l’enseigner ensuite à leurs filles. Ce sont aussi les femmes qui mutilent sexuellement les petites filles. Mais mon film reste un conte de fée. Le mal et le bien sont donc présents.

Quand vous faites un film, vous décidez de vous adresser spécifiquement aux enfants ?

Je n’ai jamais fait de films pour les enfants. Je fais les films du mieux que je peux les faire, c’est tout. Il faut que cela me passionne au moment où je le fais.

Votre objectif, c’est toujours de parvenir à faire un film « utile » ?

Je combats le mal et j’essaie d’ajouter de jolies choses à ce que l’on a. Je suis aussi un artiste et j’essaie de faire des films agréables, qui font du bien, pendant la projection et après.

Les critiques de cinéma, c’est important pour vous ?

Jusqu’à présent, je n’ai pas vraiment eu de mauvaises critiques. Il y en a eu seulement pour Dilili à Paris. En fait, c’est la première fois que j’ai lu des critiques désagréables. Ce qui signifie que je suis devenu une célébrité sur laquelle on peut cracher et que l’on peut piétiner. Jusque là, j’étais plutôt un outsider sympathique. Maintenant, je suis une célébrité normale.

Pour Dilili à Paris, certains critiques vous ont reproché de diffuser votre plaidoyer pour les droits communs avec moins de « subtilité » que dans vos films précédents ?

La personne qui a écrit ça devrait lire les livres que j’ai lus. C’est tellement sot par rapport à ce qu’il se passe dans la réalité. J’ai envie de lui envoyer un livre dédicacé de, par exemple, La moitié du ciel (2008) de Nicholas Kristof et Sheryl WuDunn (3), qui explore l’Afrique, l’Inde et l’extrême Orient. Dans ce livre, les auteurs racontent ce que subissent des millions de femmes dans le monde. En le lisant, il y a de quoi perdre le sommeil. Ce que je montre dans Dilili, c’est à la fois doux et symbolique, par rapport à cette réalité.

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Les critiques de cinéma ont toujours le même poids que dans le passé ?

Je ne sais pas mesurer leur influence. Mais je pense que cela pèse.

La vie d’un film, c’est aussi son exploitation en vidéo, or le CNC vient de publier le Baromètre CNC-GFK de la vidéo physique pour les 9 premiers mois de 2018 et les ventes de DVD, de blu-rays et même la VOD sont en baisse (4) : cette chute contribue à rendre votre métier difficile ?

Ce qui fragilise notre métier, c’est aussi le piratage des films sur internet. Aujourd’hui, tout passe par internet, avec notamment, la vidéo à la demande. Mais le spectacle dans une salle de cinéma, avec d’autres personnes et un minimum de cérémonie, c’est irremplaçable. J’y crois encore très fort. Cette expérience est beaucoup plus forte que lorsqu’on regarde un film chez soi, tout seul devant son écran de télévision.

Canal+, l’un des deux plus gros financeurs de la production cinématographique, traverse une période difficile avec la perte de nombreux abonnés : désormais, l’avenir semble être à Netflix, Amazon, Google, Apple et à leurs programmes, dont une bonne partie est à la fois originale et exclusive (5) ?

Netflix, c’est du cinéma aussi. Mais là où Netflix me fait peur, c’est que l’on voit de nouveau arriver une puissance américaine sans limites. L’absence de vie privée m’inquiète aussi. Maintenant, Big Brother connaît vos goûts. Chaque fois que vous regardez un film, c’est noté quelque part. Un voyant rouge s’allume dans mon cerveau et il me dit « danger ». Je veux pouvoir regarder un film sans que Big Brother sache que je suis en train de regarder pour la dixième fois Sissi impératrice (1956).

Les films produits et diffusés par Netflix doivent être montrés au festival de Cannes ?

En tant qu’artiste, je pense que tous les spectacles doivent être invités à Cannes. Mais en tant que citoyen du cinéma, je me dis qu’il faut aussi défendre la cérémonie du cinéma. Donc, si on montre un film Netflix à Cannes, il faut le diffuser sur un écran de télévision.

Netflix et les autres doivent donc soutenir le cinéma français et ils doivent être contraints par la prochaine loi audiovisuelle prévue pour 2019, comme le réclame Richard Patry, président de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF) ?

Oui. Grâce à la France et au reste de la planète, Netflix gagne beaucoup d’argent. Il faut donc qu’ils paient des impôts sur les pays qui leur rapportent de l’argent.

Vous accepteriez de faire un film pour Netflix ?

Non. Et c’est un non catégorique.

Pourquoi ?

Parce que je veux absolument célébrer et garder l’indépendance française ou européenne. Je suis très européen. Il faut faire de la résistance.

Votre prochain film est déjà prêt ?

Il est écrit. Mais l’écriture, c’est rien. Le plus compliqué, c’est toujours de trouver de l’argent. Je n’ai pas besoin d’idées, j’ai besoin d’argent.

Comment se présentera votre prochain film ?

J’ai envie de faire deux moyens métrages et un court métrage, mais pas un long. J’aimerais les sortir au cinéma. Et cet ensemble sera aussi très facile à utiliser à la télévision. Les durées de certains programmes de télévision correspondent à l’histoire que j’ai écrite. J’insiste : je ne suis pas contre la télévision.

Le sujet de ces films ?

Il y aura un moyen métrage médiéval, en théâtre d’ombres, particulièrement élégant. Le second sera une turquerie XVIIIème siècle très jolie et très colorée. Il s’agira d’un joli spectacle, sans choc comme dans Dilili à Paris. Exceptionnellement, je n’essaierai pas de sauver le monde. Sauf un petit peu quand même…

La sortie est prévue pour quand ?

Si je pouvais, j’aimerais le sortir en 2019, mais je crois que je n’y arriverai pas. Car il faut trouver un producteur et un distributeur que cela puisse intéresser. Je vais faire ces films de façon plus simple, plus humble, pour, à l’intérieur d’un budget bien défini, ne jamais être gêné.

Ces films ont déjà un nom ?

Le film sur lequel la publicité sera probablement basée s’appelle La princesse des roses et le prince des beignets.

Vous êtes né à Villefranche-sur-Mer en 1943 : la Côte d’Azur pourrait vous inspirer pour un prochain film ?

Pour Dilili, j’avais très envie d’utiliser le casino Jetée Promenade, ouvert en 1883 et qui se trouvait à Nice, dans la baie des Anges. Mais aussi toute la Côte d’Azur et Monaco, des lieux où la Belle Epoque a été une grande période. Toutes les architectures de cette époque sur la Côte d’Azur me fascinent. Ça mériterait un deuxième film, un film éblouissant sur la Belle Epoque. Ça pourrait aussi être les Années folles, entre 1920 et 1929. L’entre Deux-Guerre, c’est sensationnel. Je me sens très méditerranéen. Quand je me retrouve ici et que je vois le ciel bleu, la mer qui clapote et les palmiers, je craque…

Ça ne vous donne pas envie de faire un film sur la Côte d’Azur ?

Trouvez moi du fric et on en reparle (rires) !

1) Michel Ocelot a été invité en principauté les 20 et 21 novembre 2018 par l’institut audiovisuel de Monaco, sur une proposition de Jean-Paul Commin, ex-directeur général adjoint de France Télévisions Distribution et résident à Monaco. Son film, Dilili à Paris (2018), a été projeté deux fois, devant environ 500 élèves scolarisés à Monaco.
2) En avril 2018, l’Unicef a indiqué que, « depuis 2013, plus de 1 000 enfants ont été enlevés par Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, dont les 276 filles kidnappées à Chibok en 2014 ».
3) La moitié du ciel, de Nicholas Kristof et Sheryl WuDunn (Les Arènes), 384 pages, 22,50 euros.
4) Selon le Baromètre CNC-GFK de la vidéo physique, entre janvier et septembre 2018, les ventes de DVD et de blu-ray en France s’élèvent à 293,29 millions d’euros. Ce qui représente une baisse de 13,8 % par rapport aux 9 premiers mois de 2017. Les ventes de DVD on chuté de 15,6 % à 208,99 millions, pendant que les ventes de blu-rays ont dévissé de 8,8 % à 84,30 millions. Les ventes de DVD et de blu-ray ont baissé de 11,3 % entre janvier et septembre 2018, par rapport à 2017. Sur les 12 derniers mois, le nombre de supports vidéo vendus a diminué de 10,2 %, à 67,55 millions d’unités.
5) Le marché de la vidéo à la demande (VOD) a baissé de 12,8 % sur les 9 premiers mois de 2018, à 151 millions. Seul l’achat définitif (EST) progresse de 3,2 %, à 61 millions. En revanche, la souscription à un abonnement mensuel qui donne droit à l’accès illimité à un catalogue (SVoD), comme Netflix, séduit. Netflix a d’ailleurs attiré 3,5 millions d’abonnés en France et 137 millions dans le monde. Digital TV Research estime à 10 millions le nombre potentiel d’abonnés à la SVoD en France, d’ici 2023.

journalistRaphaël Brun