Les Naufragés du Ter
Grasse-Vintimille écrivent
au Premier ministre

Anne-Sophie Fontanet
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L’association dirigée depuis plusieurs années par Eric Sauri, les naufragés du TER Grasse-Vintimille (NTGV), est en colère. Et elle le fait savoir dans de nombreux courriers adressés aux plus hautes instances politiques françaises. En cause ? La décision de SNCF-Mobilités, en date du 25 juin 2018, de ne pas poursuivre la mise en service du futur centre de maintenance de Nice Saint-Roch d’ici fin 2021, mais en 2023 ou plus tard. Ce site permettrait de réparer dans les Alpes-Maritimes les trains tombant en panne, au lieu de les rapatrier jusqu’au centre de Marseille. Considérant ce centre comme « un équipement primordial pour la régularité des trains de la première ligne TER de Province », NTGV a écrit dès le 26 juin à Renaud Muselier, président de la région Paca. Puis le 3 juillet et le 7 août à Elisabeth Borne, ministre chargée des transports. Le 25 octobre, c’est carrément le premier ministre français, Edouard Philippe, qui a été sollicité. Toutes les autres lettres avec accusé de réception étant restées sans réponse. « SNCF-Mobilités exige la signature d’une convention d’exploitation de l’ensemble des TER régionaux comme préalable à toute reprise du projet, alors même que la région SUD-Paca prévoit de lancer la mise en concurrence pour l’exploitation desdits TER dès 2019. Cette situation est inacceptable et relève du chantage », affirme Eric Sauri. Il appelle donc le gouvernement français à intervenir dans ce dossier, pour l’heure, bloqué. « Il paraît opportun de permettre au territoire azuréen d’être un exemple réussi de la nouvelle mobilité ferroviaire de proximité, pour les travailleurs pendulaires toujours plus nombreux sur cet axe desservant notamment Monaco et l’Italie, en exigeant simplement qu’un équipement ferroviaire financé à 100 % par la région SUD-Paca et la Métropole de Nice Côte d’Azur sorte de terre à l’échéance prévue », prévient cette association.

journalistAnne-Sophie Fontanet