L’USM suspend sa participation à une commission

Anne-Sophie Fontanet
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Depuis l’instauration de la loi n° 459 du 19 juillet 1947, l’union des syndicats de Monaco (USM) participe à une commission en charge d’autoriser le licenciement des délégués du personnel. Des emplois protégés qui bénéficient de réglementations différentes. Cette commission est présidée par un inspecteur du travail au sein même de la direction du travail de la Principauté. Mais la séance du mardi 5 juin ne s’est pas passée comme d’habitude. L’USM dénonce « l’initiative arbitraire » du président, « de ne pas laisser siéger les deux représentants du syndicat du commerce régulièrement désignés par leurs instances à cet effet » et « d’imposer à la place de l’un de ces derniers un membre d’une autre organisation syndicale ». En l’occurrence la F2SM. Pourquoi une telle bronca ? « Il ne lui appartient pas non plus de déclarer représentative ladite organisation syndicale, en l’absence de conformité de cette dernière avec les critères de représentativité qui doivent être mis en place par le gouvernement et le Conseil national », justifie l’USM dans un communiqué de presse. Le comité fédéral s’élève contre « un acte autocratique et illégal ». En conséquence, celui-ci a demandé à ses représentants de suspendre leur participation au sein des commissions de licenciement, de reclassement ou de classement. Un courrier d’alerte a été envoyé au conseiller-ministre pour les affaires sociales et la santé, Didier Gamerdinger, ainsi qu’au président du Conseil national, Stéphane Valeri. De plus, un comité général extraordinaire a été convoqué jeudi 21 juin pour évoquer les suites à donner à l’affaire. A.-S.F.

journalistAnne-Sophie Fontanet