Wojciech Janowski : « J’ai avoué pour protéger ma femme »

Sabrina Bonarrigo
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Il est détenu depuis le 27  juin  2014 à la maison d’arrêt des Baumettes. Mis en examen pour “assassinats commis en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime”, Wojciech Janowski, continue de nier être le commanditaire de l’assassinat de sa belle-mère, la milliardaire Hélène Pastor, abattue à Nice, en mai 2014. L’ancien consul de Pologne à Monaco qui assure « être innocent », a répondu, depuis sa cellule, par écrit et en anglais, aux questions de Nice-Matin. Dans cet entretien publié samedi 24 février 2018, il évoque notamment les relations qu’il entretenait avec Hélène Pastor : « C’était une bonne relation, normale, indique-t-il. Elle me couvrait en effet de cadeaux. Je lui en étais très reconnaissant. Elle disait : “Vous êtes un bon mari et un bon père, mes filles sont heureuses, vous le méritez”. Nous nous sommes rencontrés il y a 28 ans. Nous ne nous sommes jamais disputés. Vous imaginez ? Vingt-huit ans et jamais une dispute avec ma belle-mère ? ». Le gendre d’Hélène Pastor explique ensuite pourquoi il est passé aux aveux à la fin de sa garde à vue : « Ça s’est passé le 25 juin 2014. Ma femme et moi avons tous les deux été arrêtés le 23 juin 2014 à 14h. Pendant l’interrogatoire, les services de police répétaient fréquemment : « Soit vous avouez, soit vous et votre femme irez en prison ». A ce moment-là, ça faisait 48 heures que ma femme et moi avions été arrêtés. J’ai avoué, j’ai menti. J’ai avoué pour que ma femme s’en sorte. Ma femme a un cancer dû à un dérèglement d’hormones depuis 2012. Ça a été des moments difficiles, tragiques pour notre famille. Ma femme a été opérée, a fait de la chimio et de la radiothérapie. Je la prenais dans mes bras, je la lavais, j’ai passé des nuits sans dormir à ses côtés. Comment pouvais-je les laisser l’arrêter ou la mettre en prison ? Donc j’ai menti, j’ai avoué pour protéger ma femme, ma famille. » S.B.

journalistSabrina Bonarrigo