« Le Club Dorothée,
c’est ma famille »

Sophie Noachovitch
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Jacky, le gai luron du Club Dorothée était à Monaco, samedi 24  février (1), à l’occasion du Monaco Anime Game International Conferences (Magic). Il revient sur les 20 années de télévision passées aux côtés de ses compagnons.

« Je suis encore un peu présentable ! » Jacques Jakubowicz, alias Jacky, plaisante quand on lui dit qu’il n’a pas beaucoup changé. Et pourtant, à part quelques cheveux blancs, il est toujours le même qu’il y a 30 ans, avec sa bonne humeur et sa bonhommie. Samedi 24 février, il sera présent au Monaco Anime Game International Conferences (Magic), un salon dédié aux mangas, aux comics, à l’animation, aux jeux vidéos et à la pop culture. Il animera un quizz spécial Club Dorothée. « Il faudra retrouver la chanson du générique, les dessins animés, les jeux, les génériques des séries, etc., énumère-t-il. Ça va me faire drôle, parce que les gens qui vont venir auront la trentaine et viendront probablement avec leurs enfants ! »

Grandir avec Jacky

Pour cette génération, mais pour plusieurs autres, Jacky est plus qu’un animateur de télévision, il est devenu un ami de la télé. Il a grandi avec ses téléspectateurs. « Ce sont plutôt eux qui ont grandi avec moi ! rectifie amusé l’animateur. Aujourd’hui, j’anime le le Jacky Lave Plus Propre (JLPP) sur IDF, une émission de musique où j’invite des musiciens, des groupes de rock, des chanteurs, des humoristes. Il y a des jeux et des quizz. » Et l’émission ne serait pas totalement celle de Jacky s’il n’avait pas imaginé un jeu autour du téléphone. « Chaque jour, vers 17h45, j’appelle l’Elysée pour parler au président ! explique-t-il. Ça fait 7 ans que j’anime cette émission et j’ai essayé d’appeler les trois présidents qui se sont succédé. Bon, jamais aucun n’a répondu. Peut-être que Macron le fera ! » Ses interlocuteurs du palais présidentiel français s’amusent de son coup de fil.

Jacky-Club-Dorothe Jacky-Pas-de-pitie-pour-les-croissants

 

« Fidélité »

Côté spectateurs, ce sont donc toujours les mêmes qui regardent Jacky à la télévision, années après années. « Avant, il n’y avait que les enfants qui me connaissaient. Maintenant, il n’y a que les enfants qui ne me connaissent pas, constate Jacky. La fidélité des téléspectateurs me touche beaucoup. » Il faut dire qu’ils sont nombreux. Jacky les estime âgés de 27 à 70 ans. « Quand je suis dans la rue, on me dit : “Vous avez bercé ma jeunesse”, je l’entends 10 fois par jour ! », relate-t-il. Avant le Club Dorothée, il animait Chorus, puis Récré A2, Platine 45, la première émission à diffuser des vidéo-clips en France, Houba Houba avec Antoine de Caunes. Puis, c’est le fameux Pas de pitié pour les croissants, où les sketchs se succèdent. En même temps que le Club Do, il a sa propre émission, le Jacky Show.

Musique

Toute sa carrière balance entre ses deux amours. D’un côté l’animation pour les enfants, de l’autre la musique. « Le Club Dorothée restera toujours dans ma tête, toute ma vie, confie-t-il. C’est inoubliable. » Pour lui, Corbier, Patrick, Ariane et Dorothée, « c’est ma famille, mes frères, mes sœurs », insiste-t-il. « On a passé 20 ans ensemble. Ils sont ma vie. On est liés, même si on se voit moins qu’avant. On s’appelle souvent. J’ai vu Dorothée il y a quelques jours. Je vois Corbier demain (cette interview a été réalisée le 16 février 2018 – N.D.L.R.). » A la question, envisagez-vous de refaire une émission avec toute la bande, Jacky répond sans hésiter : « Oui, pour un “one shot”, ce serait bien. Ça a failli se faire pour les 30 ans (en septembre 2017 – N.D.L.R.), mais finalement, non. Je crois que c’était des questions de production. Mais on était tous partant. On aurait aimé le faire. »

« Comme un ouragan »

Mais dorénavant, c’est vers ses amours musicaux que s’est tourné Jacky. Il ne les a d’ailleurs jamais vraiment quittées. Il est content de venir à Monaco samedi 24 février. Pour la région d’abord : « J’ai des amis à Nice et à Cannes. Quand je viens les voir, on se balade à Monaco. J’aime bien, notamment, aller manger chez Alain Ducasse à l’hôtel de Paris, c’est bon ! Et puis, ce côté où ce n’est pas la France, mais un peu quand même, ça me plaît ! » Il assure trouver « marrant » qu’il y ait une famille princière. « J’avais souvent la visite de Stéphanie de Monaco sur Platine 45, quand elle chantait Comme un ouragan (1986). Je l’aimais bien », avoue Jacky. De bons souvenirs qu’il viendra partager au Magic avec les jeunes et les moins jeunes.

journalistSophie Noachovitch