Patrick Bini : « Le CHPG va bien »

Anne-Sophie Fontanet
-

Pour la dernière fois, le directeur du Centre hospitalier Princesse Grace, Patrick Bini, s’est prêté au jeu des vœux de début d’année en présence du souverain. L’homme quittera ses fonctions le 1er juillet prochain après 40 ans à la tête de l’établissement public de santé de la Principauté. L’heure d’un premier bilan sur l’année écoulée et tous les projets réalisés. « Tous les records ont été battus en 2017, malgré le chantier du nouvel hôpital et les fermetures de lits dues aux travaux de rénovation de services. Le CHPG va bien et l’année 2017 aura été une excellente année. » Le directeur a mis en avant un nombre d’admissions en progrès de 5,5 %, mais aussi le nombre des interventions chirurgicales (+ 6 %), celui des consultations, évoluant de 3,3 %, le nombre d’endoscopies (+ 6 %), une progression des activités de tous les plateaux techniques, et enfin « des taux d’occupation frôlant les 100 % de tous les services de médecine ainsi que le centre Rainier III ». Devant le conseiller de gouvernement aux affaires sociales et à la santé, Didier Gamerdinger, Patrick Bini a insisté sur l’ouverture dès le premier semestre 2018 de nouveaux services. A l’image d’une unité d’hospitalisation de soins palliatifs, d’un service de dialyse, de nouveaux locaux pour le centre de transfusion sanguine et d’un secteur de consultations programmées en orthopédie. « Je pense partir avec le sentiment du devoir accompli », s’est exprimé Bini. « La vie d’un directeur d’hôpital n’est jamais un long fleuve tranquille. Vos prédécesseurs l’avaient éprouvée et vous l’avez expérimentée vous-même, a réagit le prince Albert II. Cela tient, je crois, à la complexité de tout ce qu’il faut parvenir à concilier en vue de l’intérêt général du malade et en vue de la santé publique. » Appelant d’ores et déjà son successeur à « une attention sourcilleuse » concernant « la qualité des recrutements médicaux, notamment des chefs de service ».

journalistAnne-Sophie Fontanet