14 ans de prison
après un braquage à Monaco

Anne-Sophie Fontanet
-

C’était le 18 septembre 2012. La boutique de montres de collection Passé Actuel est victime d’un braquage à main armée un jour de semaine, en milieu de matinée. Trois hommes à visage découvert prennent en otage la vendeuse, à l’aide d’un revolver et la saucissonnent. En deux minutes, les braqueurs s’emparent d’une cinquantaine de montres de luxe. Valeur du butin : 200 000 euros. Une course-poursuite s’engage entre les malfrats et la police monégasque. La chasse se termine dans une station-service de Carnolès, où les braqueurs abandonnent leur véhicule et se dispersent à pied. Deux des voyous avaient été interpellés le jour même, le troisième plus tard. Ces hommes avaient finalement été condamnés par la cour d’assises de Nice, le 12 juin 2014. Statuant en appel après cassation, la cour d’assises du Var a condamné ce 13 janvier le troisième malfrat à quatorze ans de réclusion. Suivant à la lettre les réquisitions du procureur général, Dominique Mirkovic, en infligeant une peine supérieure à celle obtenue devant le tribunal de Nice. Pendant l’audience, pourtant, ce Lituanien de 35 ans, considéré comme le chef de la bande, a soutenu ne se souvenir d’absolument rien. « C’est une amnésie très atypique, peut-être utilitaire », a témoigné un psychologue chargé d’établir sa personnalité. « Cet homme et ses comparses ne sont pas des Pink Panthers. Ce ne sont pas non plus un groupe de jeunes Lituaniens désœuvrés, venus passer l’été 2012 au soleil, dans le sud de l’Europe. C’est une véritable équipe, très organisée, qui a minutieusement préparé cette attaque éclair à Monaco », a plaidé le procureur de la République.

journalistAnne-Sophie Fontanet