Aujourd’hui, on le sait, 60 % des patients soignés au centre hospitalier Princesse Grace relèvent des caisses sociales françaises. Un chiffre qui a joué dans la volte-face du gouvernement concernant le projet d’hôpital : ces 60 % de la clientèle, à qui l’on applique la T2A, coûteraient 30 millions d’euros par an au CHPG ! C’est pourquoi Monaco lorgne du côté de l’Italie et tente de négocier un accord avec les autorités de santé transalpines pour développer une nouvelle clientèle. Et changer la donne. En effet, aujourd’hui, les Italiens soignés à Monaco ne sont pas remboursés par leurs caisses sociales. En tout cas, à partir de 2014, l’hôpital monégasque, qui applique aujourd’hui le tarif à la journée d’hospitalisation, passera progressivement à la T2A avec une mise en œuvre complète en 2018. Et pas seulement pour les assurés français : cette mesure concernera également les malades relevant des caisses monégasques.
L’attractivité au concret
Un an après le lancement de sa politique d’« attractivité », le gouvernement devait faire un rapport d’étape au conseil national le mardi 24 janvier. Création de l’Institut monégasque de la statistique (IMSEE), lancement du Monaco Business office et embauche d’un staff censé pister les investisseurs à haut potentiel (l’ex conseiller aux finances Henri Fissore et l’ex-directeur du [...]
Confidentiels
2 février 2012


Milena Radoman








