Mobilité
Quelles solutions pour Monaco ?

Anne-Sophie Fontanet
-

Par le train, par la route, par les airs ou par la mer. Le gouvernement princier envisage le plus d’options possibles pour désengorger une Principauté au bord de l’asphyxie matin et soir. Tour d’horizon des projets envisagés.

Pour visualiser le Monaco de demain, il faut un peu d’imagination et de créativité. Funiculaire, télécabine, navette maritime, vélo électrique… Le gouvernement cherche des solutions pour que la voiture reste garée au parking. « Notre objectif, c’est de rester attractif, améliorer la qualité de vie et de l’air et réduire le nombre de véhicules, observe Marie-Pierre Gramaglia, conseiller-ministre de gouvernement pour l’équipement, l’environnement et l’urbanisme. En fait, il s’agit d’avoir une Principauté avec le moins d’embouteillage possible. Tout ça va dans le sens d’une diminution des gaz à effet de serre à Monaco. » Son département travaille sur tous les fronts pour trouver des solutions afin de faciliter le quotidien des résidents, mais aussi des pendulaires et des touristes de passage. Le risque imminent ? Une asphyxie intégrale des 202 hectares du territoire monégasque.

110 000 voitures

« Nous avons tous le sentiment, pour de multiples raisons, que cette qualité de vie semble se dégrader au fil du temps, interpellait en séance de budget rectificatif la conseillère nationale Nouvelle Majorité (NM), Caroline Rougaignon-Vernin. Transports en commun saturés, quartiers bloqués, temps de parcours entre l’est et l’ouest de la Principauté équivalents parfois à ceux de l’Île-de-France… Le climat de la mobilité est, selon moi, la première cause du sentiment de dégradation de la qualité de vie. » Un état de fait, dont le gouvernement princier semble avoir pleinement conscience. « La circulation est un problème global. Mais le souci le plus important reste l’arrivée sur Monaco », considère Marie-Pierre Gramaglia. Le flux de véhicules entrant et sortant a progressé de presque 20 % depuis 2003 : 93 000 voitures il y a 14 ans, pour presque 110 000 chaque jour en 2017, selon les chiffres du Centre intégré de gestion de la mobilité (CIGM). D’où l’objectif pour le département de l’équipement que les gens abandonnent leurs voitures au profit d’autres moyens de transport.Marie-Pierre-Gramaglia-@L'Obs-DSC_0154

 

« La circulation est un problème global. Mais le souci le plus important reste l’arrivée sur Monaco »

Marie-Pierre Gramaglia. Conseiller-ministre de gouvernement pour l’équipement, l’environnement et l’urbanisme

 

GES

L’équipe de Marie-Pierre Gramaglia utilise une grande partie de son temps à explorer toutes les pistes. Lorsqu’elle reçoit Monaco Hebdo lundi 23 octobre, le conseiller de gouvernement, accompagné de son directeur adjoint à la prospective Frédéric Kappler, détaille toutes les options actuellement en cours d’études ou mises en place. Au Conseil national, Caroline Rougaignon-Vernin tire régulièrement la sonnette d’alarme. Interrogée par Monaco Hebdo, elle insiste et souhaite que « tout devienne fluide. Car tout cela servirait à améliorer notre qualité de vie et notre attractivité économique, indispensables pour notre modèle ». Pour cette élue, trois facteurs concomitants pourraient faire avancer les choses : la volonté des communes avoisinantes, l’Etat monégasque qui a diagnostiqué un besoin et l’engagement du Prince Albert II lors de la COP 21 (lire notre dossier complet publié dans Monaco Hebdo n° 948) militant pour une baisse de 30 % du trafic routier, afin de diminuer les gaz à effet de serre (GES).

 

L’élue NM, Caroline Rougaignon-Vernin, souhaite que « tout devienne fluide. Car tout cela servirait à améliorer notre qualité de vie et notre attractivité économique, indispensables pour notre modèle »

 

SNCF

Le problème semble flagrant quand on utilise le train quotidiennement. Les grèves, les capacités d’accueil d’usagers insuffisantes, les problèmes techniques récurrents ou les interventions des services de police française en gare de Vintimille ou de Menton ont pour conséquence directe une arrivée tardive des salariés pendulaires en Principauté et un stress incessant qui joue sur leur productivité au travail (lire à ce sujet notre encadré, ainsi que l’interview du président de la fédération monégasque des entreprises, Philippe Ortelli, publiée dans Monaco Hebdo n° 1037). Ce qui a poussé le gouvernement à intervenir dans plusieurs groupes de travail pour la ligne Mandelieu-Vintimille avec la Métropole Nice Côte d’Azur, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et la direction régionale et nationale de la SNCF. Notamment via des audits commandés et financés pour une partie par Monaco afin d’engager des travaux sur cette ligne. L’allongement des quais de la gare de Nice Riquier ou la sécurisation des chutes de bloc à Eze-sur-Mer en sont des exemples. Marie-Pierre Gramaglia aimerait que l’on passe rapidement de quatre à six train par heure en heure de pointe. Un cadencement qui ne pourra s’améliorer que par l’évolution du matériel. 152 millions d’euros, c’est le coût du programme d’amélioration de la ligne SNCF entre Mandelieu et Vintimille, dont 50 millions pour le volet fiabilité et 94 millions pour le volet capacité.

Funiculaire

Côté route, Monaco s’engage aux côtés de la région Paca, désormais en charge de la gestion de la ligne de bus 100, qui assure chaque jour le trajet Nice-Menton, via Monaco. Le test de dédoublement de la ligne via le bus 101 pendant un an ne s’est pas révélé très positif. « Les crédits ont été reportés sur la ligne 100. Cela va dans le bon sens », explique Gramaglia. L’autre idée pour désengorger la Principauté d’un trafic inutile : les parkings relais de dissuasion à l’extérieur de Monaco, ou en entrée de ville, associés à des méthodes innovantes de déplacement. « Pour améliorer les accès routiers à la Principauté, nous travaillons avec les autorités françaises locales et régionales », précise le conseiller. Depuis le terrain de la Brasca, à la sortie de l’autoroute, la piste d’un funiculaire prendrait le dessus. « Plusieurs moyens de locomotion ont été envisagés, comme la télécabine. Mais après études, il semble que le funiculaire entre la Brasca et Charles III soit le mieux adapté. Depuis la Cruella, les deux solutions ont été envisagées. » De plus, l’ouverture de la bretelle autoroutière de Beausoleil, a priori actée par les autorités françaises, mais dont les travaux n’ont toujours pas débuté, serait une vraie respiration pour les automobilistes et la commune de la Turbie, sévèrement impactée chaque jour par le trafic. Des aménagements sont aussi en projet au carrefour du Bautugan à Cap d’Ail, au rond-point de l’hôpital, ainsi qu’à la Turbie.

Circulation-bus-ligne-100-Nice-Menton-Monaco-11-octobre-2017-rupture-de-gaz-Roquebrune-@-Monaco-Hebdo

Le bus de la ligne 100 Nice-Menton-Monaco pris d’assaut, le 11 octobre 2017 après une rupture de gaz à Roquebrune-Cap-Martin et la supression de tous les trains entre Vintimille et Nice. © Photo Monaco Hebdo.

L’ouverture de la bretelle autoroutière de Beausoleil, a priori actée par les autorités françaises, mais dont les travaux n’ont toujours pas débuté, serait une vraie respiration

 

TCSP

Autre solution lancée : une télécabine, qui verra probablement le jour à court-terme. C’est l’ouverture en 2022 du parking de 1820 places au Jardin Exotique qui rendra possible le lancement d’une télécabine reliant Jardin Exotique, Fontvieille et Monaco-Ville. « Le gouvernement a choisi de miser sur des télécabines de type “œuf” et non pas des cabines de plusieurs centaines de personnes. Ce qui nous permettra de proposer des rotations beaucoup plus fréquentes », avait justifié en conférence de presse le conseiller-ministre pour l’économie et les finances, Jean Castellini (lire Monaco Hebdo n° 1035). En 2018, l’Etat dépensera 1,5 million pour des « études préliminaires ». Autre projet emblématique, toujours à Monaco : le transport collectif en site propre (TCSP) de la place Wurtemberg à la place Varavilla. Soit 3,8 kilomètres de tracé et 11 stations, dont une partie sur pont. Le TCSP monégasque passera par les délaissés de la SNCF. « Il s’agit de bus à haut niveau de service, qui ne circulent pas sur des rails. La gare de départ se situera à Charles III. Et jusqu’à Sainte-Dévote, le trajet est fait. Après, cela obligera à de plus grands travaux. Notamment une voie enterrée, pour le passage des véhicules légers, afin de limiter la circulation pour laisser passer le TCSP. Il faudra compter 15 minutes pour effectuer la traversée », développe Frédéric Kappler.

Mobilite-Transport-@-Kristian

Mobilité douce

Dernière stratégie pour la circulation dans le pays : la croissance d’une mobilité douce. Via des subventions pour l’achat de vélos électriques, la multiplication de la location de vélos (105 sont actuellement en service), ou le service Mobee qui compte 25 véhicules en libre service. Par contre, aucun projet de pistes cyclables n’est à l’étude. « Développer une piste cyclable sur le territoire est aujourd’hui difficile », reconnaît la ministre. Fontvieille et le Larvotto sont donc les deux seuls quartiers de Monaco qui en comptent une. Cette mobilité douce passe aussi par la multiplication des liaisons par ascenseurs et escaliers roulants. « Dans toutes les nouvelles constructions, lorsque cela s’y prête et que cela fait sens, nous intégrons des liaisons verticales », précise Marie-Pierre Gramaglia. Le guide pratique Monaco Malin encourage enfin les usagers à se déplacer à pied. Cette vision est d’ailleurs inculquée aux jeunes dès l’école, grâce à la collaboration « indispensable » de l’Education nationale. Les galeries piétonnes au niveau du pont Sainte-Dévote et des Salines, et l’installation de parkings publics supplémentaires enrichissent le parc structurant de la Principauté. Pour un Etat avec le moins de voitures possibles.

 

Les chiffres clés de la mobilité à Monaco

Le département de l’équipement, de l’environnement et de l’urbanisme, sous la houlette de Marie-Pierre Gramaglia, peut s’appuyer sur un état des lieux quantifié très précis. Voici les éléments de compréhension que le service a accepté de transmettre à Monaco Hebdo.

La mobilité d’échange :

En jour de semaine (hors été), on note une moyenne d’environ 136 300 déplacements d’échange motorisés (véhicule léger (VL), véhicule utilitaire léger (VUL), TER, bus et autocars touristiques, deux roue motorisé (2RM), poids-lourd (PL)). Dont 52 % de voitures légères. Les déplacements en transport en commun représentent 21 %.

Le TER : 5,8 millions de montées-descentes en gare de Monaco. Ce qui en fait la deuxième gare du département des Alpes-Maritimes.

La ligne 100 : en semaine 7 départs/jour supplémentaires de Nice jusqu’à Monaco et 8 départ/jour de Monaco à Nice, avec l’introduction de nouveaux bus articulés.

Nombre de mouvements de véhicules enregistré à la frontière (entrées et sorties) : environ 107 600 en 2016, 107 700 en 2015, 105 400 en 2014 et 106 400 en 2013. Croissance de 0,7 % par an, entre 2002 et 2010, et de 0,87 % par an, entre 2010 et 2015. Les déplacements en transport en commun représentent 30 %.

La mobilité dans Monaco :

Actuellement, on note une moyenne d’environ 123 000 déplacements internes motorisés (VL, VUL, bus, 2RM) par jour ouvré de base (JOB – soit un jour de semaine hors été). Les VL représentent 40 % des déplacements.

Parcs VL et 2RM immatriculé en Principauté : VL = environ 30 000 unités. Il a augmenté de 12 % entre 2010 et 2015. 2RM = environ 10 000 unités. Il a augmenté de 9 % entre 2010 et 2015, mais de 30 % entre 2002 et 2010.

Les parcs de stationnement en Principauté : environ 44 500 places VL, dont environ 18 500 places publiques exploitées en ouvrage et sur voie, et 26 000 places privées. Plus de 8 000 emplacements 2RM en ouvrage public et sur voie sont aussi recensés (les places 2RM en ouvrage privé ne sont pas comptabilisées). Il y a environ 24 500 abonnés dans les parkings publics, dont 12 800 abonnés « travail ».

Transports publics urbains (bus CAM) : La fréquentation s’établit à 6,8 millions de voyages en 2016.

La vitesse moyenne d’exploitation du réseau est passée de 15,25 km/h en 1996 à 12,1 km/h en 2016.

Vélos en libre-service : 105 vélos répartis sur 17 stations, 800 abonnés et 42 000 trajets effectués en 2016.

 

La Fedem en a marre

La dernière grève interprofessionnelle du jeudi 19 octobre était probablement celle de trop. La fédération des entreprises monégasques (Fedem) a choisi d’interpeller le président Les Républicains (LR) de la région Paca, Renaud Muselier, au sujet de la SNCF « pour lui faire part de leur consternation. » Le président, Philippe Ortelli, et son bureau fédéral faisaient suite à « de nombreux problèmes rencontrés par les usagers du rail, salariés de la Principauté, pour se rendre à Monaco et pour en repartir » (lire l’interview de Philippe Ortelli publiée dans Monaco Hebdo n° 1037). Un courrier a donc été envoyé en ce sens à Marseille, décisionnaire en matière de transport ferroviaire régional. « Philippe Ortelli dénonce la qualité des transports proposés par la SNCF depuis trop longtemps : grèves, trains supprimés, voitures en nombre insuffisant, absence d’information. Ces désagréments ont des répercussions sur le bien-être et l’organisation personnelle des salariés », se plaint la Fedem. Objectif : rappeler à l’autorité compétente, et récente organisatrice des assises de la mobilité, qu’il était utile de ne pas oublier la problématique monégasque. « La Fedem, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, est aux côtés des salariés de la Principauté. Pour que Monaco conserve toute son attractivité et un développement économique serein pour les chefs d’entreprises, comme pour leurs personnels. » A-S.F

Monacovoiturage en panne ?

Lancé en 2006 par le gouvernement princier, l’idée de Moncovoiturage était de permettre aux salariés de la Principauté de se regrouper pour « fluidifier le trafic aux heures de pointe et de limiter la pollution ». Vendu il y a près d’un an à IDVroom, le site de covoiturage de la SNCF, la solution monégasque aurait tendance à végéter. Un constat qui a incité l’Etat monégasque à rencontrer les dirigeants pour relancer le processus. Une obligation quand on sait qu’environ 40 000 personnes viennent quotidiennement travailler à Monaco. Et que 80 % des automobilistes sont seuls dans leurs voitures… Carmen, salariée dans le quartier de Fontvieille en provenance de Saint-Laurent-du-Var, a tout de même choisi cette option qu’elle trouve « peu onéreuse et pratique ». Pour 20 euros par mois et par personne, elle bénéficie de 120 heures de parking en Principauté. « J’utilise ma voiture environ une fois par semaine. Cela me permet de rester plus tard si besoin et d’avoir une meilleure flexibilité qu’avec les trains, que j’utilise quotidiennement. » Elle embarque dans son véhicule un autre collègue, voire plus selon les semaines, convaincus par ce système. Du côté du département de l’équipement et de l’environnement, on aimerait voir la pratique se répandre un peu plus. D’où l’initiative de rebooster le nouveau propriétaire français qui a la charge de la gestion du site web de covoiturage monégasque. Après une inscription en ligne, il est nécessaire d’indiquer le trajet. Il est possible de trouver ses covoitureurs en ligne et ainsi, de définir un trajet repère. Plus d’informations sur www.monacovoiturage.mc. A-S.F

 

Gros plan sur le transport de marchandises

L’attention du gouvernement se porte aussi sur le transport de marchandises, qui constitue une part non négligeable du trafic en Principauté : 18 % des deux-roues et 24 % des voitures de particuliers. « 7 000 colis sont distribués chaque jour à Monaco » révèle Frédéric Kappler, directeur adjoint à la prospective. Comment l’Etat négocie ce nouveau mode de consommation ? Il investit dans un centre de stockage de 50 000 m2 au pôle d’activités logistiques à Saint-Isidore. Sur l’îlot Charles III, 4 000 m2 seront destinés à l’accueil d’un centre de distribution. Enfin, un centre de tri de la Poste verra le jour à Pasteur, dans 2 000 m2 utiles. À l’entrée de la Principauté, au Jardin Exotique, un point d’accueil marchandises pour les petits colis sera installé. « On doit optimiser le dernier kilomètre de livraison des petits colis de moins de 30 kg », se fixe comme priorité Marie-Pierre Gramaglia. A.-S.F.

 

SNCF, une embellie en 2018 ?

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur a annoncé, à la suite du comité de ligne de lundi 13 novembre, la mise en place d’un accord entre la SNCF et Thello, ainsi que l’allongement des rames de TER. Deux excellentes nouvelles pour les salariés qui viennent chaque jour travailler à Monaco.

« Nous avions lancé ces deux pistes de trains à plus grande capacité et d’accord avec Thello. Avoir les deux cumulés, c’est au plus grand avantage des usagers ». Philippe Tabarot, vice-président Les Républicains (LR) du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), délégué aux transports, est très satisfait d’annoncer ces deux bonnes nouvelles pour les voyageurs qui, chaque jour, se déplacent sur la ligne de TER entre Nice et Monaco. Cette décision est tombée après le comité de ligne du lundi 13 novembre.

3 euros par mois

A partir du 1er février 2018, il suffira de rajouter 3 euros à son abonnement mensuel pour pouvoir circuler sur les trains italiens, Thello. Créée en 2010 par Trenitalia et Transdev, Thello est depuis 2016 la propriété à 100 % de l’entreprise publique italienne Trenitalia. « Le vote de la délibération aura lieu à l’assemblée plénière de la Région le 15 décembre 2017, précise Philippe Tabarot. Plutôt que de payer à l’unité 5 euros pour un petit parcours, les usagers paieront 3 euros par mois. Cela va permettre d’offrir un potentiel de 300 à 400 places de plus par heure de pointe. » Par exemple, le train Thello de 8h15 à Nice qui arrive à 8h30 à Monaco, sera accessible aux personnes disposant d’un abonnement annuel ou mensuel au TER, auquel elles ajouteront chaque mois un coupon nominatif (et non cessible) d’une valeur de 3 euros. Ainsi, finie « la frustration » des usagers qui devaient attendre le passage — prioritaire — du Thello, quasi-vide, pour s’entasser ensuite dans un TER bondé.

Frais réels

Pour que cette opération soit possible, la Région Paca apportera une compensation financière à la compagnie italienne. Ainsi, par le biais de l’accord contractualisé entre la SNCF et Thello, la Région s’engage à reverser le manque à gagner à Thello. « Ce sera aux frais réels, précise le vice-président aux transports. En fonction du nombre d’usagers qui le prennent, la Région compensera la différence à Thello. »

+30 %

Deuxième bonne nouvelle annoncée durant le comité de ligne, le rallongement des rames de TER à partir du mois de décembre. « L’offre à destination de Monaco le matin, sur les deux heures de pointe, va augmenter de 20 à 30 %. Sans même parler du Thello », insiste Philippe Tabarot. Ceci est la conséquence des travaux réalisés en gare de Nice Riquier pour l’allongement des quais. Des travaux auxquels la Principauté a participé financièrement. Ces travaux vont permettre le doublement des rames Régio 2N. La capacité des trains actuels va ainsi passer de 500 à 1 000 places. En effet, à partir de décembre, le train ainsi doublé s’étirera sur 120 mètres et comptera donc 1 000 places assises. De quoi offrir de l’air et de l’espace aux usagers habituellement très serrés aux heures de pointe. « Il y aura un train de plus les lundis et vendredis, ce qui permettra une augmentation de 30 % de la capacité des trains. Les mardis, mercredis et jeudis, on sera à + 20 % par rapport à l’offre habituelle », souligne le vice-président de la Région. Avant de conclure : « Sur le papier, l’offre de services pour 2018 est magnifique ».

 

 

journalistAnne-Sophie Fontanet