Sportel Monaco séduit
les plateformes digitales

Sophie Noachovitch
-

Les rencontres du sport-business se sont achevées, jeudi 26 octobre, sur un bilan positif. De nombreux acteurs du secteur, mais aussi des sportifs, se sont réunis pour parler de sport.

« Cette année encore, Sportel Monaco a dépassé nos attentes », s’est félicité Laurent Puons, directeur du Sportel Monaco, à l’issue de l’édition 2017, jeudi 26 octobre. « Ces chiffres témoignent du dynamisme de la communauté Sportel, mais également de son renouveau, a-t-il précisé. Depuis presque 30 ans, Sportel est au cœur des innovations technologiques qui caractérisent le sport-business. » Et les chiffres plaident en faveur de ce constat, puisque qu’il y a eu 3 045 participants pour cette 28ème édition, contre 3 008 l’an passé. Alors que 1 048 entreprises étaient représentées pour 78 pays (1 034 en 2 016). L’occasion pour tous les professionnels de ce secteur et pour les médias de poser les jalons de contrats importants, encadrant la saison sportive à venir.

Digital

Les droits de diffusion des sports sont évidemment au centre de ces négociations. Mais le Sportel suit les évolutions de notre société. « Nous constatons cette année une augmentation de la participation des entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies et des plateformes de réseaux sociaux, comme Facebook qui participait au Sportel pour la première fois en tant qu’exposant, détaille Laurent Puons. Je suis convaincu que, dans les années à venir, Sportel sera aussi un marché incontournable pour les plateformes digitales comme Netflix, Amazon et Hulu qui nous ont rejoints depuis deux ans en tant que visiteurs. » La prochaine édition, prévue du 22 au 25 octobre 2018, sera l’occasion de vérifier cette hypothèse.

 

Marlène Harnois, du combat à la solidarité

La double Championne d’Europe de taekwondo a choisi de prolonger son expérience sportive par une action associative. Avec Peace and Sport et plusieurs autres organisations centrées autour du sport, Marlène Harnois organise La Caravane de la Paix du 16 au 19 novembre, au Sénégal.

Marlène Harnois

Marlène Harnois © Photo Sophie Noachovitch / Monaco Hebdo.

Marlène Harnois, 30 ans, a quitté depuis 4 ans les tatamis et sa tenue de taekwondo, mais elle ne s’est jamais éloignée du sport. En 2014, cette canadienne naturalisée française a créé la Fondation Heart Angel pour promouvoir les valeurs du sport, la culture et l’éducation. La jeune femme est très impliquée en Afrique notamment, où elle se rendue régulièrement avec sa fondation. « Je me suis rendu compte que plusieurs autres sportifs agissent au sein d’une fondation. Et j’ai pensé que ce serait bien de faire un événement en commun, raconte celle qui a été deux fois médaillée d’or aux championnats d’Europe de taekwondo, en 2012 et en 2008. Cela nous permettrait d’avoir bien plus de poids tous ensemble. »

Eau potable

Associée à Peace and Sport, une association qui réunit les « champions de la paix », elle participe à la création de la Caravane de la paix. La première édition aura lieu du 16 au 19 novembre au Sénégal. « L’idée est d’organiser la Caravane de la paix une fois par an dans un pays différent, en couplant une action humanitaire et la promotion du sport comme outil de développement et de paix, explique Marlène Harnois. Au Sénégal, nous allons permettre le financement d’une fontaine d’eau potable dans un petit village. Elle produira plus de 1 000 litres d’eau potable par heure. » Le quotidien du village de Walo Keur Massamba s’en trouverait bouleversé.

Matériel

« Nous partons à une dizaine de sportifs, précise la championne. La fondation Didier Drogba sera présente, ainsi que l’association Golden Blocks. La fédération de taekwondo du Canada nous a aussi envoyé du matériel que nous apporterons au Sénégal. » Les sportifs feront également partager leur passion du sport aux habitants de Walo Keur Massamba. Plusieurs conférences et ateliers sont prévus avec une noble ambition : « Partager et soutenir la jeunesse dans la réalisation de ses rêves ».

+ d’informations sur Internet : www.caravanedelapaix.com

 

journalistSophie Noachovitch