La Princesse Caroline
au chevet du Congo

Sophie Noachovitch
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C’est un voyage très riche qu’a effectué du 24 au 28 septembre la princesse Caroline de Monaco en République démocratique du Congo (RDC). En sa qualité de présidente de l’Association mondiale des amis de l’enfance (Amade-mondiale), une association créée en 1963 par sa mère, la Princesse Grace, il s’agissait de sa 4ème visite auprès des lieux et institutions bâtis pour la protection des enfants et des femmes. A Kinshasa, elle s’est rendue au centre Vivre et travailler autrement (VTA) qui œuvre pour la réinsertion sociale des jeunes filles jetées à la rue, suspectées d’être des « enfants sorcières ». Elle a aussi rencontré les élèves de 6ème année primaire des écoles Mushie et Lisanga à l’espace contemporain de Texaf Bilembo. La Princesse de Hanovre a visité le bureau régional du Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), afin de faire le bilan de la situation des personnes déplacées et réfugiées en RDC. Mais c’est à Gbadolite que s’est tenu l’événement le plus marquant de ce voyage. En effet, Caroline de Monaco a participé à l’inauguration de la première usine de fabrication de protections intimes en RDC. Le projet, « Dignité pour les femmes », est né de la collaboration entre l’Amade-Monadiale, l’ONU, l’ambassade du Brésil en RDC, et de l’ONG ougandaise, T4TAfrica, dirigée par le Dr Moses Kizza Musaazi. En plus d’apporter ces protections hygiéniques aux femmes congolaises — fabriquées avec des matériaux locaux naturellement absorbants, sans composants chimiques —, cette usine va permettre d’employer une centaine de femmes. Enfin, à l’occasion de la première cérémonie de baptême et de passation des cordes de la région de l’est de la RDC qui se déroule dans le cadre du programme Capoeira pour la paix, la princesse de Hanovre est allée à la rencontre des enfants démobilisés des groupes armés. Ce programme assure leur réinsertion sociale par le biais de la pratique de la capoeira.

journalistSophie Noachovitch