Affaire Rybolovlev-Bouvier :
bataille de communiqués

Raphael Brun
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Le front de la guerre judiciaire qui oppose le président et milliardaire russe de l’AS Monaco, Dmitri Rybolovlev, au marchand d’art suisse, Yves Bouvier, s’est déplacé sur le terrain des communiqués. Le 28 septembre, l’avocate de Dmitri Rybolovlev a envoyé un communiqué à nos confrères de Monaco-Matin depuis Londres, où elle se trouvait pour « affaires » : « Je refuse de porter les torts des autres. Mes rapports avec les autorités monégasques ont toujours été entièrement corrects. Je n’ai jamais demandé de faveurs et je n’ai commis aucun acte illégal. […] L’atteinte à ma réputation suite aux fausses et malicieuses accusations a été non seulement virulente, mais a également compromis ma sécurité personnelle. […] Je ne suis pas prête à laisser des manœuvres « politiques » endommager ma réputation et empêcher que le droit suive son cours. » Le 29 septembre, réponse de Frank Michel, avocat monégasque d’Yves Bouvier : « Je note que Madame Bersheda ne conteste absolument pas être l’auteur ou la destinataire des messages électroniques qui ont été découverts sur son téléphone portable. Or, ce sont ces messages qui ont permis de révéler un scandale judiciaire […], outre la révélation de ce que l’arrestation d’Yves Bouvier à Monaco procédait d’un traquenard judiciaire absolument scandaleux. Dans son communiqué, Mme Bersheda indique également qu’elle refuse de porter les torts des autres : il s’agit là d’une information très intéressante. Mais il conviendrait qu’elle précise qui sont « ces autres » dont elle serait un bouc-émissaire et qui seraient les véritables coupables. On attend ses révélations avec impatience. […] Il est totalement scandaleux d’affirmer, comme le fait Mme Bersheda, que les poursuites à son encontre seraient la conséquence de manœuvres politiques. Cette affirmation est tout bonnement injurieuse à l’égard des magistrats qui enquêtent. » Me Michel a indiqué que la défense d’Yves Bouvier comptait « très bientôt prendre l’initiative procédurale. » À suivre.

journalistRaphael Brun