« Vingt ans après,
cette Ligue des Champions est très importante pour Dortmund »

Raphael Brun
-

Les 11 et 19 avril, l’AS Monaco joue une qualification pour les demi-finales de la Ligue des Champions contre le Borussia Dortmund. Créé en 1909, c’est un club chargé d’histoire qu’affronte l’ASM. L’analyse d’Ali Farhat, journaliste et correspondant à Bonn, en Allemagne, pour So Foot et de Jean-Charles Sabattier, journaliste et expert du championnat allemand pour beIN SPORTS (1).

Dortmund, c’est quel genre de ville ?

Ali Farhat : Dortmund est l’une des plus grandes villes d’Allemagne. Il y a plus de 600 000 habitants. Située dans l’est de la Ruhr, une ancienne région industrielle avec énormément de mines et d’entreprises sidérurgiques, Dortmund est une ville souvent prise en exemple, car elle a su réussir sa transition. Désormais, Dortmund s’est tournée vers le secteur des services. C’est aussi une ville qui attire beaucoup d’étudiants. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas parce que c’est une ancienne ville industrielle que c’est une ville toute grise. On y trouve beaucoup d’espaces verts et une bonne qualité de vie.

Jean-Charles Sabattier : Dans les années 90, comme toutes les villes de la Ruhr, Dortmund a souffert socialement de la fermeture d’usines, de mines et de l’arrêt de l’exploitation du charbon. Opel, qui est implanté à Dortmund, a aussi beaucoup taillé dans ses effectifs. Ces défaillances sociales ont créé un lien supplémentaire avec le club de foot du Borussia Dortmund, que l’on appelle aussi le BVB pour « Ballspiel-Verein Borussia », ce qui signifie « association de jeu de balle Borussia ».

La ville vit au rythme de son club de foot ?

Ali Farhat : Quand on dit « Dortmund », on pense immédiatement au Borussia Dortmund. Le stade de 81 359 places, le Signal Iduna Park, est situé à 20 minutes en métro du centre-ville. Lorsqu’il est rempli, il draine près de 10 % de la population de Dortmund. La Ruhr est souvent considérée comme le cœur du football allemand, car, dans cette région, il y a non seulement Dortmund, mais aussi Schalke 04 et Bochum. Dortmund est une ville qui vit effectivement au rythme de son club de foot.

Jean-Charles Sabattier : C’est une ville qui clame haut et fort son statut de plus grand club d’Allemagne, en tout cas par rapport à la moyenne de spectateurs présents au stade. Il faut dire que depuis plus de 10 ans, le Signal Iduna Park affiche complet à chaque match. C’est la seule équipe européenne dans ce cas-là. Depuis deux ans, le Borussia Dortmund a dépassé le FC Barcelone. Dans le Top 20 des meilleurs affluences en Europe, on trouve d’ailleurs 11 clubs allemands…

Si on devait comparer Dortmund à un club de Ligue 1 ?

Ali Farhat : Au niveau de la ferveur des supporters et du palmarès, Dortmund se rapproche de Saint-Etienne, de Nantes ou de Marseille.

Jean-Charles Sabattier : En termes de jeu, Dortmund ressemble à Monaco. Pour le club en lui-même, l’environnement et l’engouement autour du club, le Borussia me fait un peu penser à Marseille, à son stade Vélodrome et à ses 60 000 supporters.

Le Borussia Dortmund est un club omnisport, comme le PSG en France ?

Ali Farhat : C’est exact, même si les différentes sections sont moins importantes qu’au PSG. Mais il y a notamment du tennis de table masculin, des arts martiaux et du handball féminin.

Ali-Farhat-@-DR

Ali Farhat © photo DR

Dortmund est aussi le premier club allemand à avoir remporté une coupe d’Europe, la Coupe des Coupes, en 1966 ?

Ali Farhat : C’est exact. Le Borussia est un club qui a une longue histoire. Dortmund a été créé en 1909. Avant 1963, les clubs s’affrontaient dans les différentes régions de l’Allemagne et se qualifiaient ensuite pour une phase finale. Déjà, à cette époque, Dortmund était un club important. Lorsque la Bundesliga, c’est-à-dire la formule du championnat allemand telle qu’on la connaît aujourd’hui, est lancée en 1963, Dortmund fait partie des membres fondateurs.

Comment ce club a évolué ?

Ali Farhat : Depuis 1956, le Borussia a été sacré huit fois champion d’Allemagne (2). Après une période plus difficile dans les années 70 et 80, le Borussia s’est relancé au milieu des années 90, avec une victoire en Ligue des Champions en 1997 et deux titres de champion d’Allemagne en 1995 et 1996. Le BVB regroupe énormément de fans, et se classe juste derrière le Bayern Munich et Schalke. C’est aussi le deuxième club le plus titré d’Allemagne, après le Bayern Munich.

En 2000, le BVB est aussi devenu le premier club allemand à se lancer en bourse ?

Ali Farhat : Oui mais le cours de bourse du club a beaucoup baissé : alors que l’action cotait environ 13 euros en 2000, elle est aujourd’hui descendue à 3 ou 4 euros. Ce qui a un peu découragé les autres clubs de se lancer à leur tour en bourse. La volonté de devenir une alternative au Bayern Munich sur la durée, avec notamment l’explosion des salaires des joueurs recrutés, a poussé le club au bord de la faillite en 2004-2005. Le Borussia a pu être sauvé grâce à certaines instances du football allemand et à la mobilisation de ses fans.

Jean-Charles Sabattier : Il y a eu une politique sportive qui n’a pas fonctionné, notamment en termes de transferts. Après la victoire en Ligue des Champions en 1997, le club a commencé à acheter une série de joueurs brésiliens, comme Amoroso qui a joué au BVB entre 2001 et 2004, et quelques autres. Mais tous n’ont pas eu le rendement suffisant. Tous les ans, en avril, chaque club allemand doit rendre des comptes auprès de l’équivalent de la direction nationale de la commission de contrôle des clubs professionnels (DNCG). Le club présentait alors un trou d’une centaine de millions d’euros. Il a finalement été sauvé en 2005, après une réunion de deux heures à l’aéroport de Düsseldorf qui a réuni un consortium de banquiers. Le Bayern Munich a aussi aidé le Borussia. Le club s’est peu à peu redressé. Les artisans de ce redressement, le directeur des finances, Hans-Joachim Watzke et le directeur sportif, Michael Zorc, sont d’ailleurs toujours présents dans l’organigramme du club.

Le grand rival, c’est l’autre club de la Ruhr, Schalke 04 ?

Ali Farhat : Pour les dirigeants ou le grand public, il y a une rivalité avec le Bayern Munich, car Dortmund est parvenu à gagner deux championnats d’affilée en 2011, puis en 2012. Or, cela faisait très longtemps qu’un club autre que le Bayern Munich n’avait pas remporté le championnat deux fois d’affilée. Du coup, on a cherché à installer cette rivalité dans l’esprit des gens : le choc entre le Bayern et le Borussia a été appelé le “klassiker”. Mais quand on se rend dans la Ruhr et qu’on parle avec des supporters abonnés depuis très longtemps au BVB, on voit bien que le seul véritable rival reste le rival historique : Schalke 04.

Par rapport au Bayern Munich, que vaut vraiment Dortmund cette saison ?

Ali Farhat : Aujourd’hui, leur classement parmi les quatre premiers du championnat, correspond assez fidèlement à la saison que réalise Dortmund. En effet, cette année, même lorsque le Bayern a très mal joué, il est souvent parvenu à engranger des points. À l’inverse, lorsque le BVB a très bien joué, il est arrivé qu’il ne soit pas suffisamment réaliste et perde beaucoup de points en route. Après 26 matches joués, le Borussia affiche d’ailleurs 8 matches nuls, ce qui est énorme. Je pense donc que le BVB finira deuxième, devant Leipzig et derrière le Bayern Munich. Le Bayern est beaucoup trop solide pour être inquiété cette saison.

Jean-Charles Sabattier : Le Borussia est en dessous du Bayern Munich, essentiellement en ce qui concerne la régularité. Parce que sur la qualité de jeu, Dortmund a su faire la différence face au Bayern. Le Borussia est en effet la seule équipe à avoir battu les Bavarois cette saison. C’était au mois de novembre, au Signal Iduna Park (1-0). La vraie force du Bayern Munich, c’est d’être capable de jouer sur tous les tableaux à fond. Chaque année, ils remportent la Coupe et le championnat, tout en parvenant au minimum en demi-finale de Ligue des Champions. Tenir le rythme sur trois tableaux, c’est extraordinaire.

Comment a été vécu et géré le départ de Jürgen Klopp, qui a entraîné le club avec succès de 2008 à 2015 ?

Ali Farhat : Son remplaçant, Thomas Tuchel, est arrivé en juin 2015. Il a expliqué qu’il aurait besoin de temps pour mettre en place son projet pour le club. La saison 2015-2016 s’est très bien passée, grâce notamment à une excellente saison de Pierre-Emerick Aubameyang. Cette année, c’est plus compliqué. Il y a eu des départs, ce qui a poussé certains jeunes joueurs à prendre leurs responsabilités. Et Tuchel a parfois du mal à transmettre ses idées.

Jean-Charles Sabattier : Le triumvirat Watzke, Zorc et Klopp a parfaitement fonctionné de 2008 à 2015. Mais je ne suis pas sûr qu’il y ait la même entente avec Thomas Tuchel. Parce que même si Tuchel a été formé à l’école de Klopp, même si c’est quelqu’un d’ambitieux, c’est aussi quelqu’un qui aime fonctionner seul et imposer ses idées. Or, en Allemagne, le club, et donc l’institution, sont toujours plus grands que les hommes. Il y a d’ailleurs eu quelques accrochages…

Un exemple ?

Jean-Charles Sabattier : Pendant le mercato d’hiver, le club a voulu aller vite pour acheter l’attaquant international suédois Alexander Isak, qui est présenté à 17 ans comme le futur Zlatan Ibrahimovic. Thomas Tuchel n’était pas informé de l’arrivée de ce joueur, donc il s’est mis à bouder…

Jean-Charles-Sabattier-@-Panoramic-AV1V1083

Jean-Charles Sabattier © Photo Panoramic

Comment est vu Monaco en Allemagne en général et à Dortmund en particulier ?

Ali Farhat : Les plus anciens se souviennent que l’AS Monaco a perdu en 1992 une finale de Coupe des Coupes (2-0) contre le Werder Brême. L’ASM est l’un des clubs les plus cités et les plus respectés en Allemagne. Beaucoup de monde se réjouit de voir Dortmund jouer contre Monaco. Pas parce qu’ils estiment que ce sera un quart de finale facile. Mais parce que l’ASM offre un style de jeu assez explosif, tout comme le BVB. Et c’est quelque chose que l’on apprécie beaucoup en Allemagne.

Jean-Charles Sabattier : Les deux équipes ne se sont jamais rencontrées. Il y a eu un énorme soulagement à Dortmund lors du tirage, car ils voulaient absolument éviter le Bayern Munich. Mais il y a beaucoup de respect pour le travail effectué par Leonardo Jardim. Les scouts du Borussia suivent quelques jeunes de Monaco, donc on connaît bien cette équipe monégasque du côté allemand. Il y a aussi quelques inquiétudes, car le nombre de buts inscrits par l’AS Monaco depuis le début de la saison a marqué les esprits.

Les points forts et les points faibles du BVB ?

Ali Farhat : Dortmund possède une forte puissance offensive. Cette équipe dispose de cette volonté de toujours attaquer. Ils ont réussi à intégrer pas mal de jeunes joueurs, comme le milieu de terrain américain Christian Pulisic (18 ans) l’année dernière, le milieu français Ousmane Dembélé (19 ans) cette année, ou encore le défenseur portugais Raphael Guerreiro (23 ans) venu du FC Lorient et qui s’est très bien acclimaté.

Jean-Charles Sabattier : Ce sont deux équipes qui se ressemblent. Les moindres espaces qui vont se libérer seront exploités par les attaquants des deux équipes. L’attaque du Borussia est très rapide, appuyée par des joueurs capables de distribuer de très bons ballons, notamment Raphael Guerreiro ou Gonzalo Castro par exemple.

Et les faiblesses ?

Ali Farhat : Tout ce qui tourne autour de la défense. Les dirigeants et Thomas Tuchel n’ont pas su pallier au départ du leader qu’était le défenseur central Mats Hummels. Du coup, il y a eu beaucoup de flottements en défense cette année. Avec une défense à trois, puis à quatre, voire à cinq… Ensuite, il y a le problème des joueurs blessés. L’attaquant Marco Reus n’a pas pu donner le meilleur de lui-même à cause de blessures. De plus, comme Tuchel est réticent à l’idée de faire tourner son effectif, il fait souvent jouer les mêmes joueurs. Du coup, certains manquent parfois de temps de jeu lorsqu’ils intègrent l’équipe.

Jean-Charles Sabattier : Il y a eu énormément de blessures à Dortmund. À tel point que, cette saison, Thomas Tuchel n’a jamais pu aligner deux fois de suite le même onze de départ. Du coup, il y a eu beaucoup de changements de système en défense. Le défenseur espagnol Marc Bartra, qui est arrivé en provenance de Barcelone pour remplacer Mats Hummels, a connu des moments un peu difficiles. Du coup, Thomas Tuchel lui met la pression et il est assez régulièrement remplacé par le défenseur allemand Matthias Ginter. Le vrai patron de la défense du Borussia, c’est l’international grec Sokrátis Papastathópoulos qui va devoir se confronter à des joueurs monégasques extrêmement vifs. Or, Papastathópoulos n’est pas un joueur très rapide. Et comme c’est un guerrier, il peut assez vite prendre un carton jaune et se retrouver sous la menace d’un carton rouge. Face à la vitesse d’exécution de Monaco, le repli défensif peut être l’une des clés de ce match.

C’est compliqué d’aller jouer dans le stade de Dortmund, le Signal Iduna Park ?

Ali Farhat : C’est un stade assez impressionnant de plus de 80 000 places qui est célèbre pour sa fameuse tribune sud, la Südtribune, qui peut accueillir 24 000 spectateurs debout pour les matches de championnat. Pour la Ligue des Champions, la capacité de cette tribune est réduite, car des sièges sont installés. Donc la capacité du stade est ramenée à 65 000 spectateurs. La plupart des 15 000 places supprimées sont dans cette tribune sud. Mais cette tribune fait énormément de bruit, tout comme le stade dans son ensemble. Surtout quand Dortmund attaque devant cette tribune sud.

Jean-Charles Sabattier : Ce stade a été inauguré en avril 1974. Il s’appelait alors le Westfalenstadion. La Südtribune est la plus grande tribune en places debout au monde. Ce club est aussi celui qui offre, en pourcentage, le plus de billets « sociaux », à bas prix. L’abonnement est proposé à moins de 200 euros l’année. Lors des matches joués à l’extérieur, Dortmund utilise 98 ou 99 % des billets mis à sa disposition. Il existe donc un incroyable engouement autour de ce club.

L’engouement pour Dortmund est plus fort que pour le Bayern Munich ?

Jean-Charles Sabattier : Oui. Car les fans qui s’engagent pour soutenir le BVB sont très fidèles. Surtout qu’on ne distribue pas les places ou les abonnements comme ça. Cela se fait par cooptation ou par passation. Comme c’est aussi le cas dans certains clubs anglais, ou à Cologne, à Schalke ou à Mönchengladbach.

Cette Südtribune a changé de nom ?

Ali Farhat : Depuis quelques années, un autre nom, un peu “markété”, a été donné à cette tribune sud qui a été appelée « die gelbe wand », ce qui signifie le mur jaune. D’ailleurs, la plupart des supporters continuent de l’appeler Südtribune. L’ambiance sera très chaude. Certaines situations ont d’ailleurs déjà été retournées grâce aux chants et aux cris des fans.

Jean-Charles Sabattier : On retrouve dans cette tribune sud toute la palette sociale de la ville de Dortmund. On peut y trouver des banquiers, des chômeurs, des handicapés, des membres de clubs de bikers… On ne rentre pas comme ça dans cette tribune, car tout est extrêmement structuré et codifié. Les spectateurs arrivent dans cette Südtribune des heures avant le début du match. Le gelbe wand est un club dans le club. C’est le cœur du BVB.

C’est unique ?

Jean-Charles Sabattier : Le 29 mars, l’Eintracht Francfort a dégagé un budget de 10 millions d’euros pour créer une tribune debout de 11 000 places. Une sorte de mur rouge et noir, qui s’inspire bien sûr du mur jaune de Dortmund.

Les supporters de Dortmund se déplacent beaucoup à l’extérieur ?

Ali Farhat : Oui. En règle générale, le supporter allemand aime bien voyager. Il faut donc s’attendre à ce que les fans se déplacent en masse en Principauté.

La Ligue des Champions, c’est un vrai enjeu pour Dortmund cette saison ?

Jean-Charles Sabattier : La problématique de Dortmund, c’est de savoir si cette équipe a les moyens de jouer à fond sur trois tableaux : le championnat, la Coupe d’Allemagne et la Ligue des Champions. Les dirigeants veulent d’abord s’assurer de la deuxième place en championnat, qu’ils veulent reprendre à Leipzig qui est vu comme un club de parvenus, alors que Dortmund incarne la tradition. Leipzig est détenu par Dietrich Mateschitz, le grand patron de Red Bull, qui a renommé son club RB Leipzig. RB pour « Rasenballsport », mais aussi pour Red Bull, car le “naming” est interdit en Allemagne. Leipzig, c’est le modèle opposé de Dortmund.

Ali Farhat : La Ligue des Champions est un enjeu pour le Borussia. Le championnat est perdu et il faut donc assurer une deuxième place pour être certain de disputer la Ligue des Champions la saison prochaine. En Coupe, le BVB est en quart de finale. Donc le seul véritable enjeu pour Dortmund, c’est ce parcours en Ligue des Champions. En plus, il y a cette année une résonance historique.

Pourquoi ?

Ali Farhat : En 1997, il y a 20 ans, Dortmund a gagné sa seule Ligue des Champions 3-1 face à la Juventus de Turin. Le directeur sportif, Michael Zorc, était l’un des joueurs majeurs à être sur le terrain, à l’époque. Lars Ricken, qui travaille aussi au BVB, est l’un des trois buteurs de cette finale. Karl-Heinz Riedle, qui a marqué les deux autres buts de ce match contre la Juve, est aujourd’hui ambassadeur pour le club. Du coup, 20 ans après, cette Ligue des Champions est très importante.

Sur quoi se jouera ce quart de finale de Ligue des Champions entre Monaco et Dortmund ?

Ali Farhat : L’équipe qui défendra le mieux se qualifiera. À domicile ou à l’extérieur, Dortmund se montrera très offensif et aura beaucoup d’occasions de buts. Monaco aussi. Beaucoup de blagues circulent en Allemagne à propos de ce match : on dit que le score sera de 36 à 35… Même si c’est bien évidemment une plaisanterie, il y a un fond de vérité, car on s’attend à voir beaucoup de buts. Vu sa forme du moment, Monaco ne devrait pas fermer le jeu. Et Dortmund n’a pas les joueurs pour lui permettre de jouer d’une façon très défensive. Ce sera donc deux matches très ouverts.

Qui est votre favori ?

Ali Farhat : J’aurais aimé que ces deux clubs se rencontrent en demi-finale ou en finale. Je suis fan de Dortmund depuis que je suis tout petit, donc j’aimerais qu’ils se qualifient. Mais si Monaco l’emporte, je serai content aussi, car l’ASM fait une superbe saison. Après sa victoire en huitième de finale contre Manchester City, cette équipe est crainte en Europe. Ce serait bien qu’ils aillent le plus loin possible, car cette saison mérite de rester dans l’histoire du club.

Jean-Charles Sabattier : Je suis très partagé. Ce match pourrait se jouer sur une erreur de défense. Je donnerai un léger avantage à Monaco, grâce à l’équilibre de son groupe et à la forme du moment. De plus, Dortmund dispose d’un groupe réduit, car il y a beaucoup de blessés : Julian Weigl, Sebastian Rode, Mario Götze… Et Marco Reus fera tout juste son retour après une déchirure musculaire à la cuisse début mars. Ça fait beaucoup…

 

(1) Dortmund - AS Monaco, le 11 avril à 20h45, AS Monaco - Borussia Dortmund, le 19 avril à 20h45. Ces deux matches sont à suivre en direct et en exclusivité sur beIN SPORTS. Prise d’antenne, à l’aller comme au retour, dès 19h avec Alexandre Ruiz et ses consultants.
(2) Dortmund a été champion d’Allemagne en 1956, 1957, 1963, 1995, 1996, 2002, 2011 et 2012.

journalistRaphael Brun