« MonacoTech
sera lancé à l’automne »

Raphael Brun
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Jean Castellini, conseiller-ministre pour l’économie et les finances, dévoile en exclusivité pour Monaco Hebdo le contenu du projet d’incubateur-accélérateur que le gouvernement lancera à l’automne. Interview.

L’origine de ce projet ?

L’idée, c’est de préparer le Monaco industriel des années à venir. Donc la réflexion sur cet incubateur-accélérateur remonte à la fin 2015, début 2016. En toile de fond, il y avait une réflexion du gouvernement pour diversifier les activités économiques et les recettes qu’elles génèrent. À l’époque, le ministre d’Etat, Michel Roger, avait souhaité que soit lancé l’observatoire de l’industrie. Ce qui a été fait le 8 octobre 2015. Au fil du temps, le projet d’un incubateur-accélérateur est apparu comme une hypothèse de travail assez évidente.

Cette réflexion remonte à quand ?

Lorsque j’étais au cabinet du Prince Albert, j’ai pu collaborer avec le créateur de CleanEquity, Mungo Park, un événement qui fête ses 10 ans en 2017. À l’époque, je m’étais demandé comment garder en Principauté ces entreprises qui viennent chez nous.

Pourquoi ?

Parce que les entreprises accueillies lors de CleanEquity sont souvent des pépites dans le domaine des CleanTech. Des pépites qui sont à des stades d’avancement différents : certaines sont à l’état d’idée ou de concept et pourraient donc être incubées. Pendant que d’autres sont potentiellement prêtes à être cotées sur les marchés financiers et à être introduites en bourse. J’ai toujours trouvé dommage de perdre ces entreprises qui ont des projets extraordinaires.

Cet incubateur-accélérateur va se limiter aux technologies de l’information ?

Absolument pas. Nous serons ouverts au moins à trois domaines d’activité : les FinTech, qui traitent des finances et des technologies et qui peuvent être utiles à l’écosystème monégasque en matière de services financiers. Il y a aussi les HealthTech, c’est-à-dire les technologies liées à la santé. On parle d’ailleurs beaucoup à Monaco de l’avenir de l’industrie médicale avec les acteurs historiques implantés en Principauté et que nous accompagnons dans leur adaptation au XXIème siècle. Tout en favorisant l’émergence de nouvelles structures innovantes. Enfin, nous visons aussi les CleanTech, des entreprises spécialisées dans les technologies liées à l’écologie, qui pourraient bénéficier d’un accompagnement.

Les principaux objectifs de ce projet ?

Ce projet apportera un appui en termes de conseil, de suivi, de soutien, d’accompagnement, de financement et d’hébergement lors des premières étapes de la vie d’une start-up.

Il ne s’agit donc pas d’une pépinière d’entreprises ?

Absolument pas. Il s’agit bien d’un incubateur-accélérateur de start-ups. Notre défi sera non seulement d’intégrer ces entreprises créées dans le tissu monégasque, mais surtout de s’assurer de leur pérennisation. Nous allons choyer et suivre de près l’évolution de nos pépites.

Quel est le nom de cet incubateur-accélérateur ?

Ce projet a pour nom MonacoTech.

La différence entre incuber et accélérer ?

Incuber, c’est héberger pendant une période donnée des personnes qui ont un projet, sans avoir forcément déjà créé leur entreprise. Ces personnes pourront profiter de tout l’écosystème monégasque. Des entrepreneurs, des financeurs, des membres de l’association de capital investissement monégasque, des experts-comptables et même des avocats sont prêts à nous aider, certains de façon bénévole. Nous discutons avec eux. L’avantage pour les incubés hébergés chez MonacoTech, c’est qu’ils n’auront pas à trouver de bureaux ou à dépenser de l’argent pour créer leur entreprise. Leur adresse sera celle de l’incubateur, c’est-à-dire MonacoTech, Zone F, 7ème étage, à Fontvieille.

Et pour ceux qui seront accélérés ?

C’est encore plus simple. En général, cela concerne des entreprises qui ont déjà une structure juridique et une adresse. Les accélérés pourront venir quand ils le souhaitent, 24h/24, 7 jours/7, et bénéficier de conseils. S’il s’agit d’une entreprise étrangère qui souhaite s’installer en Principauté, on pourra, dans un premier temps, envisager une domiciliation chez MonacoTech.

Cette structure sera organisée comment ?

Cet incubateur-accélérateur de start-ups qui devrait être ouvert en septembre 2017 et inauguré en octobre, sera installé au 7ème étage de la Zone F à Fontvieille, sur un plateau de plus de 800 m². Cet espace sera, d’une manière générale, géré en “open-space”, avec des aménagements permettant de s’isoler au besoin. Il sera séparé en deux parties principales : un espace privé réservé aux incubés avec accès “badgé” et un espace semi-public favorisant l’échange accessible depuis le “front desk” de Monaco Telecom.

Selon quelle logique ont été découpés les différents espaces de MonacoTech ?

Les espaces fondamentaux pour les incubés comportent des bureaux (poste de travail et accès internet, incubés), des salles de réunion, dont une accessible depuis l’espace semi-public, des laboratoires de prototypage, une salle atelier/formation semi-publique. Il y aura aussi des espaces destinés à favoriser les rencontres et la réflexion : un espace de “coworking” semi-public, un coin détente semi-public aussi et un coin restauration réservé aux incubés.

Les 800 m2 de MonacoTech permettent d’accueillir combien de personnes ?

Environ 50 à 60 personnes maximum. Soit entre 20 et 30 entreprises.

Combien coûtent les travaux ?

Environ 1 million d’euros. Lorsqu’on a lancé le projet de façon concrète, fin 2016, nous n’avions pas d’idée précise sur le budget nécessaire pour boucler cette opération. Du coup, les sommes seront inscrites au budget rectificatif 2017. Le budget de fonctionnement sera traité dans le budget primitif 2018.

Combien de temps vont durer les travaux ?

D’avril à août inclus. Et s’il faut déborder de 15 jours, on le fera.

En quoi ce projet est-il important pour l’Etat monégasque ?

Ce projet est important pour l’Etat monégasque, afin de se positionner comme une place d’innovation crédible et rayonnante. Aider au développement de valeur et d’entreprises sur Monaco, c’est bien le rôle de l’Etat.

Pourquoi tenez-vous absolument à ce que le

projet reste un projet public, piloté par l’Etat ?

Ce projet restera un projet d’Etat confié avec un contrat de prestation de services à Monaco Telecom. Les frais seront supportés par le gouvernement. Des retombées économiques indirectes, comme la TVA, la création d’emplois et un travail d’image, sont attendues, dans le cadre d’une démarche volontariste et stratégique d’accompagnement de start-ups pour favoriser la création d’emplois et le dynamisme économique.

Pourquoi ne pas laisser la sphère privée se réguler par elle-même, sans appui de l’Etat ?

Il ne s’agit pas d’une régulation de la sphère privée, mais effectivement d’appui de l’Etat dans son rôle de moteur de l’économie en accompagnant des initiatives privées.

En quoi la logique sera-t-elle différente d’un centre d’affaires qui se finance grâce aux loyers et au conseil ?

Les start-ups bénéficieront de soutien, de “mentorship”, de services d’accompagnement individualisés et mutualisés. Elles pourront également bénéficier de moyens, afin de permettre l’accès aux financements, à la recherche de partenaires et à la mise en relation avec les institutions adéquates. Elles évolueront dans un milieu dynamique et source de “brainstorming” chaque jour. Des mises en relation avec les professionnels de la Principauté seront aussi organisées, au travers de “workshop” par exemple. Nous ne prendrons pas de clients aux centres d’affaires.

Vraiment ?

Chaque année, plus de 1 000 dossiers sont déposés à la direction de l’expansion économique. Il y a plusieurs centaines de créations nettes d’entreprises. Or, dans un premier temps, il n’y aura que 20 ou 30 entreprises chez MonacoTech. Et puis, un centre d’affaires se finance grâce aux loyers et aux prestations qu’il facture. Nous, c’est l’inverse.

C’est-à-dire ?

À MonacoTech, un loyer, même symbolique, sera demandé, car ce qui est gratuit n’a pas de valeur. Le modèle économique de notre incubateur ne repose pas sur la capacité des uns et des autres à payer les prestations qui seront proposées.

Le rôle de Monaco Telecom dans MonacoTech ?

Monaco Telecom nous a aidés à recruter la personne qui dirigera cet incubateur. À travers son actionnaire majoritaire, Xavier Niel donc, Monaco Telecom bénéficie d’un réseau et de compétences évidentes dans la gestion de ce type de projet. Voilà pourquoi l’Etat monégasque a signé un contrat de prestation de services avec Monaco Telecom.

Le patron de Free et de Monaco Telecom, Xavier Niel, a pesé de quelle façon dans ce dossier ?

Il a suivi ça de très près. Il a par exemple validé les plans de MonacoTech, en faisant des modifications mineures, mais précieuses. Il y a plus d’un an, on travaillait sur un projet de 250 m2. Xavier Niel nous a dit qu’il fallait au moins 800 m2. Le hasard a fait que nous avons trouvé une structure modulable de cette taille, proche de Monaco Telecom. C’était idéal.

Il y a des possibilités d’agrandissement ?

On pourrait doubler la taille, tout en restant dans ce même bâtiment.

Qui pilotera MonacoTech ?

Il s’agit du Monégasque Fabrice Marquet qui a été recruté et qui est salarié par Monaco Telecom. Mais cela sera refacturé à l’Etat. Tout comme l’ensemble des frais de fonctionnement, qui seront aussi à la charge de l’Etat.

Comment a été recruté Fabrice Marquet ?

Fabrice Marquet était basé à Bordeaux. Il a déposé sa candidature dès que le recrutement a été lancé. Nous avons reçu 120 candidatures, ce qui est assez colossal. Avec l’aide d’un cabinet de recrutement monégasque, on a fait un premier tri pour ne garder que 30 CV. Puis, on a resserré encore et fait une vingtaine d’entretiens avec les candidats ici, à Monaco, ou par Skype. Car certains candidats étaient installés aux Etats-Unis, en Angleterre ou en Asie.

Et après ces entretiens ?

Nous avons sélectionné trois candidats, dont Fabrique Marquet. Puis deux. Face à Fabrice Marquet qui travaillait dans un laboratoire de HealthTech, il y avait un candidat franco-américain avec une réelle expérience de la gestion de ce genre de structure d’incubateur-accélérateur. Fabrice Marquet a déjà participé au lancement et au financement de quelques structures dans ce domaine. De plus, il partage avec nous la vision globale autour de ce projet MonacoTech. Peut-être qu’il n’a jamais géré au quotidien un incubateur, mais il a toutes les compétences pour le faire. De plus, cerise sur le gâteau, Fabrice Marquet est monégasque. Il a donc été choisi à l’unanimité du jury. Il a pris ses fonctions depuis le 1er avril.

Comment seront sélectionnés les 20 ou 30 entreprises qui intègreront MonacoTech l’automne prochain ?

Un appel à candidatures a été lancé via les réseaux sociaux. Le réseau de Xavier Niel et le bouche à oreille seront aussi utilisés. Nous recevrons les candidatures sur les mois d’avril et de mai. Et un jury sera chargé de faire une sélection.

Qui sera dans ce jury ?

Il s’agira d’un jury très resserré. Il y aura un représentant de l’Etat, François-Xavier Leclerc, qui est chargé du financement de l’innovation à l’expansion économique. Il y aura aussi un représentant du Conseil national. On laissera les élus désigner leur représentant. Et puis, il y aura trois ou quatre entrepreneurs qui ont réussi, notamment dans l’un des domaines qui nous intéresse : FinTech, CleanTech et HealthTech.

Qui sont ces entrepreneurs ?

Les entrepreneurs sollicités ne seront pas les mêmes, leur identité changera au fil du temps, il y aura une rotation, car on ne souhaite pas s’enfermer dans un domaine spécifique. Donc selon les candidatures, on sélectionnera un chef d’entreprise plutôt qu’un autre. Dans ce jury, on aura aussi André Saint-Mleux, administrateur de l’Etat auprès de Monaco Telecom et consultant spécialisé dans les domaines des télécoms.

Pourquoi ne pas avoir intégré des financiers, des banquiers dans ce jury ?

Parce qu’on fera appel à eux mais après la phase de sélection. Dans notre jury, il n’y a pas non plus la Société d’aide à la création et au développement d’entreprise (SACDE). Mais la SACDE pourra à un moment ou à un autre investir dans l’une des entreprises de MonacoTech. On a voulu éviter que les investisseurs sélectionnent, puis financent ces start-ups.

La SACDE sera un financeur prioritaire ?

Pas forcément. On réfléchit à un co-financement de la SACDE, sur le modèle de ce que fait BPI France. Rien n’est figé pour le moment. Ce projet va vivre et on s’adaptera au fil du temps. Mais on pourrait par exemple verser un forfait : on mettrait la même somme pour tous les projets que l’on juge porteurs.

Ces entreprises seront concernées par le crédit impôt recherche ?

En l’état, le crédit impôt recherche est inadapté à ce genre d’entreprises. Mais il faudrait pouvoir leur permettre de déduire de leurs impôts, un certain nombre d’investissements dans le domaine de la recherche. Un dispositif spécifique verra le jour, mais il n’est pas encore défini. Mais au final, on ne doit pas venir se faire incuber à Monaco à cause des aides. Les aides ne doivent pas être le moteur principal d’une candidature.

Quels sont les profils précis des entreprises visées ?

Les programmes seront ouverts à tous les domaines d’activités liés à la technologie qu’ils soient FinTech, HealthTech, Smart City et objets connectés… Aucune restriction n’est envisagée aujourd’hui. D’ici quelques temps, MonacoTech devra être reconnu pour quelques domaines d’activités spécifiques de préférence en lien avec le tissu économique existant en Principauté. Nous avons plusieurs domaines que nous souhaitons développer. Mais nous laissons la qualité des projets qui vont postuler influencer cette réflexion. Nous ne souhaitons pas communiquer plus sur ce point, pour ne pas potentiellement entraver la candidature de projets de qualité. La compétence technique des fondateurs devra être présente, avec une faisabilité technique avérée.

Les entreprises candidates devront déposer un dossier ?

Dans un premier temps, il faudra en effet déposer un dossier. Une première sélection sera faite sur ces dossiers. Les meilleurs passeront ensuite devant notre jury. Toutes les entreprises qui intègreront MonacoTech seront choisies au plus tard d’ici fin juillet.

Quel cahier des charges devront remplir les entreprises sélectionnées ?

Les start-ups sélectionnées devront avoir une solide compétence technique, tout en ayant un aspect de complémentarité entre les membres de l’équipe, un investissement à 100 % de toute l’équipe, un potentiel de valorisation et d’intégration en Principauté. Les start-ups incubées et accélérées devront impérativement avoir à terme le centre névralgique de leurs activités en Principauté.

D’autres obligations ?

Ces start-ups auront des objectifs mis en place dès leur intégration. Un suivi individuel mensuel avec le directeur de la structure sera obligatoire. En effet, un plan de route individualisé sera établi pour chaque incubé avec une évaluation au minimum tous les mois. Un suivi à plus longue échéance avec le “board” pourrait permettre à une start-up incubée de renouveler son incubation. L’arrêt du projet pourra avoir lieu à tout moment s’il dévie trop du plan de route. Les règles seront claires et transparentes pour tout le monde.

Ces start-ups devront suivre d’autres règles ?

Elles devront avoir un projet de vie bien réel en Principauté. Après avoir été incubées ou accélérées à MonacoTech, on pourrait imaginer que ces entreprises devront assurer un certain nombre d’années de présence à Monaco. Des années pendant lesquelles elles créeront de l’emploi et de la valeur. Mais ce point n’a pas encore été décidé.

Quel retour financier peut espérer l’Etat ?

On ne va pas attendre de ces entreprises qu’elles soient très rapidement de gros contributeurs en termes de TVA ou d’impôt sur les bénéfices (ISB). De toute façon, MonacoTech n’a pas été lancé avec cet objectif.

MonacoTech a été lancé avec quel objectif alors ?

L’objectif, c’est de travailler notre image, afin de positionner la Principauté comme un centre d’innovation et d’incubation de start-ups. L’idée, c’est aussi d’investir dans ces entreprises, si l’Etat estime qu’elles ont un potentiel intéressant.

Ces entreprises pourront rester combien de temps chez MonacoTech ?

Les entreprises accélérées pourront rester de 4 à 6 mois environ. Alors que les entreprises incubées bénéficieront de 6 à 9 mois, sans dépasser 12 mois au total.

Les entreprises qui intégreront MonacoTech devront payer combien ?

Les start-ups devront payer un droit d’entrée. Suivant les formules, il pourrait s’élever entre 100 et 300 euros par siège, ce qui est un tarif très compétitif. Seules les start-ups incubées en phase de création d’entreprise pourront bénéficier d’un hébergement dans leur formule.

Que trouveront ces entreprises à MonacoTech qu’elles ne trouveront pas ailleurs ?

Beaucoup de choses, grâce à l’image de Monaco sur laquelle nous pouvons capitaliser. Notamment un cadre, une proximité, un réseau, un espace de “co-working” et tout un écosystème dynamique. Un accompagnement au maximum « gratuit » et flexible, mais qui va suivre de très près l’évolution des projets. Mais aussi une aide pour identifier les partenaires pertinents et négocier avec eux. Des ateliers seront également organisés à MonacoTech. Sans oublier un accès au réseau de financement de MonacoTech et une aide à négocier avec les investisseurs.

Quoi d’autre ?

Les incubés bénéficieront d’une visibilité qui leur sera offerte pour accéder au marché international. La dimension du territoire de la Principauté pour autoriser le test de technologies à grande échelle, sur des sujets comme, par exemple, les Smart City, les telecoms, l’automobile ou le yachting, est aussi un atout. Tout comme les solutions pratiques à la sortie de MonacoTech : pépinière, locaux commerciaux à loyers modérés appartenant à l’Etat… Il faut aussi parler de l’accès au réseau d’entrepreneurs et aux ateliers de Station F, l’incubateur de Xavier Niel, dans le cadre d’un partenariat à établir.

Les entreprises de MonacoTech bénéficieront de passerelles vers Paris et l’incubateur de Xavier Niel, Station F, présenté comme « le plus grand campus de start-ups au monde » ?

Des sièges sont réservés pour MonacoTech à Station F. Certaines start-ups pourraient bénéficier d’un partenariat en cours de discussion avec l’incubateur Station F fondé par Xavier Niel qui devrait ouvrir ses portes l’été prochain. On peut aussi imaginer que des entreprises fassent le chemin inverse.

Comment les élus du Conseil national ont accueilli ce projet ?

Très positivement. J’ai passé 1h30 à répondre aux questions des membres de la commission des concessions, à savoir Christophe Steiner, Jean-Charles Allevena, Thierry Poyet, et Thierry Crovetto.

Sur quels éléments jugerez-vous que MonacoTech est un succès ?

Si on rentre dans MonacoTech et que l’on s’aperçoit que c’est un lieu qui vit, un lieu qui dégage de bonnes vibrations. Finalement, la réflexion autour de MonacoTech est semblable à celle menée sur le sujet des multi family offices. C’est une réflexion sur l’économie de demain et le Monaco de demain. Comment attirer des professions qui ne sont pas encore en Principauté aujourd’hui ? Comment faire éclore des compétences qui existent, mais qui n’ont pas de cadre institutionnel ou juridique adapté ? MonacoTech est là pour répondre à ces questions.

 

journalistRaphael Brun