Le cambrioleur mis en fuite
par l’alarme

Anne-Sophie Fontanet
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Cette nuit de février 2016, l’alarme d’une villa de trois étages, rue Auréglia, retentit. L’entreprise privée de sécurité remarque tout de suite des traces de tentative d’effraction et appelle la police. La vitre du séjour au rez-de-chaussée de la villa est brisée, ainsi que le volet métallique. Sur place, le cambrioleur laisse ses outils : tournevis, pince et clé à mollette. Des éléments précieux qui permettent aux enquêteurs de remonter avec certitude vers l’auteur. Les empreintes papillaires et l’ADN parlent. Il s’agit d’un Roumain de 37 ans, sans domicile ni emploi connu, déjà condamné en France à deux mois de prison pour violences aggravées. « Il n’y est pas allé de main morte. C’est l’alarme, qu’il n’avait pas prévu, qui l’a mis en fuite. Il ne s’agit pas de ses premiers faits d’arme. C’est un cambrioleur d’habitude », observe le substitut, Alexia Brianti. Même si rien n’a été volé, elle demande un an de prison ferme, avec délivrance d’un mandat d’arrêt international. Le tribunal décidera de suivre ses réquisitions.

journalistAnne-Sophie Fontanet