Don d’organes
post-mortem : HM réagit

Raphael Brun
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Suite à notre article intitulé Don d’organes post-mortem : « Ce texte ne sert à rien » l’élue Horizon Monaco (HM), Béatrice Fresko-Rolfo a souhaité réagir. Son groupe politique a déposé en septembre 2016 une proposition de loi sur ce sujet, provoquant une série d’interrogations et de critiques de la part des autres groupes politiques, Union Monégasque (UM) et nouvelle majorité. « En déclarant que « ce texte ne sert à rien », Thierry Poyet [élu de la nouvelle majorité] s’inscrit résolument dans le cadre des « affirmations simplistes et péremptoires » dénoncées dans l’article par le conseiller-ministre Stéphane Valeri », estime Béatrice Fresko-Rolfo. Alors que HM souhaite créer un registre dans lequel les donneurs doivent s’inscrire, UM et la nouvelle majorité, mais aussi Stéphane Valeri, préfèrent la solution inverse, avec la mise en place d’un registre du refus. « En matière contractuelle, très généralement, le silence n’est pas créateur de droit. Et l’application d’un principe de consentement présumé au don d’organe post-mortem ne nous paraît pas à la hauteur du contrat moral qui nous lie à nos défunts. Plus encore, d’ailleurs, dans notre pays où le catholicisme est religion d’Etat, estime Fresko-Rolfo. L’article premier de notre proposition renforce encore plus cette notion, en permettant, le cas échéant, à la famille d’attester de la position qui était celle du défunt, de son vivant, quant au principe du don, en l’absence d’inscription le concernant sur le registre de consentement. »

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