F1 : Chase Carey écarte et remplace Bernie Ecclestone

Raphael Brun
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Le grand patron de la Formule 1 (F1) ne s’appelle plus Bernie Ecclestone. À 86 ans, il a été contraint de céder le fauteuil qu’il occupait depuis 40 ans. C’est ce qu’il a expliqué dans une interview au site allemand auto-motor-und-sport.de. « J’ai démissionné aujourd’hui. C’est officiel. Je ne fais plus partie de la société. Mon poste a été pris par Chase Carey », a-t-il indiqué, révélant avoir été poussé vers la sortie par le nouveau patron de la F1, l’Américain Chase Carey, 62 ans, vice-président de la 21st Century Fox. Ecclestone a précisé qu’un poste lui a été proposé, une « sorte de poste de président honoraire », sans révéler s’il accepterait ou non cette offre. Le monde de la F1 s’attendait depuis des mois à ce que Bernie Ecclestone soit remplacé. Suite au rachat de la F1 par Liberty Media, certains estimaient pourtant qu’Ecclestone pourrait poursuivre sa mission encore trois ans. Finalement, c’est une autre option qui a été mise en place. Chase Carey sera soutenu par Ross Brawn, un ingénieur et directeur d’écurie, connu notamment pour ses résultats avec Ferrari et Michael Schumacher début 2000, avant de devenir champion du monde en 2009 avec des F1 courant sous son propre nom. Alors que la F1 était détenue par le fonds d’investissement CVC Capital Partners via la holding Delta Topco, Liberty Media, basé à Englewood dans le Colorado et qui est la propriété du milliardaire John Malone, vient de décrocher le feu vert de ses actionnaires et de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) pour boucler le rachat de la F1. Le coût de cette opération est estimé à environ 8 milliards de dollars. Reste à savoir ce que les Américains de Liberty Media feront pour tenter de relancer un sport en perte de vitesse, qui voit d’année en année les audiences à la télévision et la fréquentation des circuits baisser. Ils devront aussi travailler sur l’accord de partage des revenus de la F1 avec les écuries qui doit être rediscuté d’ici 2020. Liberty Media a fait un premier geste vers les écuries, en leur offrant la possibilité de devenir actionnaire de cette discipline sportive. À suivre.

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