Sécurité renforcée

Aymeric Brégoin
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Lors des séances du budget primitif, le gouvernement a confirmé le recrutement de neuf personnes au sein de la sûreté publique, ainsi que la création d’une réserve civile, afin de délester les policiers monégasques de certaines tâches.

« Est-ce suffisant ? », a interpellé l’élue de la nouvelle majorité Caroline Rougaignon-Vernin à propos de l’annonce d’un recrutement de neuf salariés supplémentaires au sein de la sûreté publique. Si cette élue estime être « très scrupuleuse » avec les augmentations d’effectif, à Monaco, on ne badine pas avec la sécurité. « C’est un élément d’attractivité prioritaire pour les personnes à haut niveau de vie. Et c’est aussi l’atout principal de la qualité de vie et le bien-être » des Monégasques et résidents de la Principauté, estime-t-elle. Au-delà de ces neufs renforts, Caroline Rougaignon-Vernin est concernée par le délai pour rendre les policiers opérationnels. « Il faut deux ans pour former un policier », précise Patrice Cellario, le conseiller de gouvernement pour l’Intérieur, qui estime que le renfort des effectifs est un « besoin évident à mettre en œuvre dès à présent ». Surtout, pour mener à bien ses missions, la sécurité en Principauté bénéficie d’une rallonge de 6 millions d’euros au budget primitif 2017.

Passages scolaires

« La délinquance n’est pas statique, elle évolue », justifie Patrice Cellario. Son département s’est déclaré « attentif aux moyens » dévoués à la sécurité, surtout dans un « contexte international » qui entraîne « des mesures de vigilance ». L’élu Horizon Monaco (HM) Claude Boisson s’est quant à lui interrogé sur la création d’une réserve civile, d’un coût estimé à 2 millions d’euros. « Dégagera-t-elle des postes de policiers ? » Assurément, pour le gouvernement. « Certaines missions, comme la sécurisation de la traversée des passages scolaires » seront assurées par des réservistes civils — de « jeunes retraités de la sûreté publique », précise Patrice Cellario —, ce qui permettra aux policiers de davantage se concentrer sur « les missions qui sont leur cœur de métier ». Sous forme de vacation, une quinzaine de personnes composeront cette réserve civile supplétive de la sûreté publique. Ce qui permettrait de « dégager l’équivalent de six ou sept policiers à temps plein », estime le ministre de l’Intérieur.

 

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