Affaire de la brosse à dents
et des viennoiseries volées :
le Fairmont réagit

Raphaël Brun
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Suite au licenciement d’un salarié du Fairmont pour le vol d’une brosse à dents et de viennoiseries, la direction de cet hôtel a indiqué à Monaco Hebdo le 31 octobre ne pas souhaiter faire de commentaires (lire Monaco Hebdo n° 991). Finalement, le 4 novembre, les responsables du Fairmont nous ont envoyé un communiqué dans lequel ils expliquent leurs positions : « Le 6 octobre dernier, dans le cadre de contrôles inopinés et comme le règlement intérieur de l’établissement l’exige, un agent de sécurité de l’hôtel a demandé à un salarié en fin de service qui quittait l’hôtel, d’ouvrir les deux sacs qu’il portait. Il s’agit d’un simple contrôle de routine connu et accepté par tous les salariés. » C’est donc le contenu des sacs qui a posé problème : « Dans les sacs du salarié, l’agent a trouvé des articles volés au sein de l’hôtel, bien rangés, ce qui dénote l’intention dans le geste. Il est faux de dire que ces articles sont mis à la disposition des salariés de l’hôtel, car ils sont réservés à la clientèle. » Du coup, ce salarié de 56 ans, employé en CDI depuis 11 ans dans cet hôtel, a été sommé de s’expliquer : « Après avoir écouté les explications du salarié concerné, ces agissements frauduleux étaient considérés comme une faute grave par la direction. Le licenciement lui a été notifié. En effet, l’employeur ne peut tolérer de tels vols parmi ses 530 salariés. » Le 7 novembre, les délégués du personnel, le syndicat des cuisiniers, pâtissiers et tabliers bleus et celui des hôtels cafés et restaurants et des salariés ont débrayé. Une cinquantaine de personnes se sont donc retrouvées devant le Fairmont pour faire part de leur incompréhension devant ce qu’ils estiment être une sanction beaucoup trop sévère. « Il s’agissait d’une brosse à dent jetable mise à la disposition des clients, et de 5 ou 6 viennoiseries rassies qui auraient été jetées au bout d’un moment. Il ne pensait pas du tout commettre un délit… », assure Jean-Pierre Messy, secrétaire général du syndicat des cuisiniers, pâtissiers et tabliers bleus de Monaco. « Pour nous, il n’y a qu’une seule issue possible : la réintégration de ce salarié », estime Olivier Cardot, secrétaire général adjoint de l’USM.

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