« L’idée essentielle,
c’est la cohérence »

Raphaël Brun
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Les travaux du Très Grand Ida devraient débuter en 2018, pour un coût estimé à 500 millions d’euros a annoncé le ministre d’Etat, Serge Telle, accompagné de son gouvernement. Déjà chargé de l’extension en mer, l’architecte italien Renzo Piano hérite aussi de la rénovation du Larvotto.

EXTENSION EN MER

Un Larvotto version Renzo Piano

« Avec le Prince Albert, on s’est dit que l’extension en mer était une occasion idéale pour créer une cohérence architecturale avec tout le front de mer du Méridien jusqu’au port Hercule. » Le 30 juin, lors d’un petit-déjeuner de presse, le ministre d’Etat, Serge Telle, a confirmé ce que le président du Conseil national évoquait dans les colonnes de Monaco Hebdo n° 976 : le Larvotto sera bien rénové en totalité. Serge Telle a appuyé son propos, en soulignant que le Larvotto est un quartier vieillissant, qui a déjà « une trentaine d’années » et que l’hôtel Fairmont, situé à l’extrémité ouest, remonte aux années 70. Sachant que si les exploitants du Fairmont sont les frères Ian et Richard Livingstone, les murs restent la propriété de l’Etat monégasque qui a donc son mot à dire. Et le mot d’ordre dans ce dossier, c’est « la cohérence », une notion que Serge Telle a martelé tout au long de son intervention devant les médias : « À Monaco, au fil du temps, on a souvent été dans une logique où chacun a lancé son projet immobilier dans son coin. Mais le souhait du Prince, c’est de trouver désormais une cohérence dans ce qui sera construit. » Maintenant que le groupement en charge des travaux de l’extension en mer a été choisi, c’est donc leur architecte, l’Italien Renzo Piano, qui sera chargé de réfléchir aux travaux sur le Larvotto. Cohérence oblige. « Les projets proposés seront soumis à la décision du Prince », a indiqué Serge Telle. « Comme Renzo Piano travaille déjà sur l’extension en mer, on lui a demandé de travailler sur la continuité de ce quartier, avec le Larvotto. L’idée, c’est d’avoir une vision globale pour l’extension en mer et pour le Larvotto », a insisté Marie-Pierre Gramaglia, conseiller-ministre pour l’équipement.

Estimation

Reste à connaître le coût. Il est quasi-impossible à chiffrer a estimé Serge Telle. D’abord évidemment parce que le projet n’est pas connu à ce jour. Ensuite parce que des économies d’échelles pourraient être réalisées, dans la mesure où certains travaux entre l’extension en mer et le Larvotto pourraient être couplés. Prudent, le gouvernement a tout de même demandé des études afin d’avoir une estimation, même approximative. « Un premier projet, qui n’est pas le projet retenu et qui ne concernait que le Larvotto, a été évalué avec un architecte monégasque. Il était compris entre 50 et 60 millions d’euros. C’était un projet de grande envergure, avec un système pour atténuer la houle au niveau des plages, une surélévation de bâtiments, le déplacement du restaurant la Rose des Vents, la création d’une voie souterraine parallèle à l’avenue Princesse Grace… », a détaillé Marie-Pierre Gramaglia. « Les 50-60 millions d’euros sont donc un coût prévisionnel que l’Etat ne dépensera pas, puisque ce projet n’a évidemment pas été lancé », a immédiatement précisé Jean Castellini.

Soulte

Signé le 30 juillet 2015 par l’ancien ministre d’Etat, Michel Roger et Gérard Brianti, administrateur délégué du groupement Anse du Portier SAM (société anonyme monégasque), qui réunit le groupe Bouygues, ses partenaires et des acteurs monégasques, le traité de concession du projet d’urbanisation en mer est extrêmement précis. Le deal financier sur lequel s’est engagé le groupement en charge de la construction de cette extension en mer devrait rapporter à l’Etat un total de 1,3 milliard d’euros. Comment ? Le gouvernement a prévu une soulte de 400 millions d’euros qui sera payée en plusieurs annuités, mais aussi près de 300 millions d’aménagements public et 600 millions de TVA. « En effet, selon le nombre de m2 et surtout le prix fixé au m2, le retour estimé par les promoteurs est compris entre 3 et 3,5 milliards d’euros, a détaillé le conseiller-ministre pour l’économie et les finances, Jean Castellini. Si on multiplie ce montant par 20 %, on obtient 600 millions de TVA pour l’Etat. » Au sein du groupement Anse du Portier, ce n’est pas Bouygues Travaux Publics (TP) qui va rénover le Larvotto, ni construire les 60 000 m2 de logements privés, de commerces grand luxe ainsi que les équipements publics situés dessus, a insisté Jean Castellini : « Bouygues TP va seulement construire une dalle. Sur cette dalle, des promoteurs, qui sont les investisseurs du groupement chargé de cette extension en mer, vont ensuite construire et commercialiser des surfaces. Ce sont donc aussi eux qui devront proposer et réaliser un projet de rénovation complet pour le Larvotto, une fois qu’il aura été validé par le Prince Albert. »

« Timing »

Si on ne sait pas combien va coûter la rénovation du Larvotto, on n’en sait pas beaucoup plus non plus sur le déroulé exact des travaux, ni sur leur durée. « Tant que le projet n’est pas connu et qu’on ne sait pas comment il va s’accrocher à l’extension en mer, difficile de donner un calendrier pour les travaux au Larvotto, a justifié Serge Telle. Cette continuité architecturale a donc aussi des conséquences évidentes dans le timing. Mais il est hors de question de lancer ce projet rapidement. Il faudra de toute façon attendre que la dalle de l’extension en mer soit terminée. » Un certain nombre de commerçants du Larvotto ont laissé filtrer leur inquiétude. Que vont-ils devenir, coincés entre ces deux méga projets ? « Il ne faut pas être anxiogène, il faut les rassurer. Ils sont encore là pour un certain temps. Et lorsque ce projet sera fini, ces commerçants reviendront. Mais il y aura une gêne pendant un moment… », a admis Jean Castellini, tout en indiquant que de nouveaux commerces seraient aussi créés. Le gouvernement s’est ensuite attardé sur la composition du groupement Anse du Portier SAM et notamment sur la présence importante du fonds d’investissement Meyer Bergman. Une présence importante car ce fonds est aussi spécialisé dans l’investissement commercial. Meyer Bergman a notamment réalisé des centres commerciaux en Angleterre, comme par exemple la Burlington Arcade, qui est une galerie marchande située à proximité du siège de la Royal Academy, à Londres. « Ils sont à la fois des investisseurs et des spécialistes du commerce. Donc, quand il faudra faire venir de nouvelles enseignes sur l’extension en mer, et peut-être au Larvotto, cela pourra être utile… », a supposé Castellini. La clé de répartition mise en place dans ce groupement a aussi son importance, a jugé le conseiller-ministre pour les finances. En effet, aucun investisseur ne surclasse vraiment les autres. « Tous les investisseurs pèsent entre 5 et 25 % du total qui va financer le projet. En plus de Meyer Bergman, on trouve des investisseurs privés qui résident à Monaco. Notamment M. Pastor, son cousin et un autre promoteur immobilier monégasque. Sans oublier trois ou quatre autres personnes de nationalité étrangère, majoritairement des Européens, qui vivent à Monaco. Ce qui nous permet d’avoir un contrôle supplémentaire, car ce sont des gens que l’on connaît. Leurs noms ne vous diraient sans doute rien. Mais ce sont des personnes qui sont dans l’immobilier ou des industriels », a confié Jean Castellini. Sans en dire plus. Contacté par Monaco Hebdo, Meyer Bergman nous a indiqué n’avoir « aucun commentaire » à faire sur ce dossier.

 

TRES GRAND IDA

Début des travaux en 2018

Le 21 juin, le gouvernement a présenté aux élus du Conseil national ses dernières conclusions concernant le dossier du réaménagement du quartier de la Colle, c’est-à-dire la zone entre l’avenue Crovetto Frères et le boulevard Rainier III. « Il n’y a que trois façons de gagner les 350 000 m2 dont on a besoin tous les 10 ans. Construire sur la mer, construire sur les derniers terrains disponibles et enfin reconstruire la ville sur la ville, en bâtissant des immeubles plus haut », a lancé le conseiller-ministre pour l’équipement, Marie-Pierre Gramaglia. Le projet du Très Grand Ida s’inscrit dans le troisième volet des solutions présentées par le gouvernement. Ce remembrement géant devrait débuter en 2018, dès que l’association Foi Action Rayonnement (FAR) aura déménagé au Jardin Exotique, à la villa Thérèse. Les travaux pourraient s’étaler sur « 15 ou 20 ans », pour cet énorme projet qui avait plus modestement commencé en 2009 par l’achat pour 16 millions d’euros de la Villa Ida par l’Etat monégasque. D’abord réservé au logement des enfants du pays, ce projet a connu plusieurs versions pour aboutir aujourd’hui au remembrement complet du quartier de la Colle et à un nouveau plan de circulation. Le coût de cette opération est estimé à 500 millions d’euros par le conseiller-ministre pour les finances, Jean Castellini et devrait permettre la création de 150 logements supplémentaires par rapport à l’existant. Au total, 462 appartements seront construits. La villa anciennement occupée par le FAR, les immeubles domaniaux les Cèdres et les Mélèzes et la villa les Platanes sont englobés dans ce projet.

« Vision globale »

Mais pour le moment, une famille bloque cet énorme projet. « Ils possèdent la villa des Platanes, une maison de trois étages, divisée en plusieurs appartements occupés par des locataires », a indiqué Marie-Pierre Gramaglia. Si aucun accord financier n’est trouvé, l’Etat pourrait demander une expropriation. « On a évoqué cette extrémité avec le Conseil national qui nous a donné son approbation », a ajouté le conseiller-ministre pour les finances, Jean Castellini.

Une étude d’urbanisme va maintenant être lancée par quatre cabinets d’architectes-urbanistes, qui travailleront tous avec un architecte monégasque. L’occasion de définir avec précision la volumétrie de cet ensemble et de mettre en place un déroulé des travaux qui soit à la fois intelligent, efficace et le moins gênant possible pour les habitants de ce quartier. Notamment pour les immeubles des Mélèzes et des Cèdres. Sur les 462 logements bâtis, reste à connaître la répartition entre les appartements domaniaux et ceux qui pourraient être proposés aux enfants du pays. « Plusieurs immeubles seront construits, donc on verra ensuite comment attribuer logements domaniaux et logements pour les enfants du pays », a ajouté Gramaglia. « Pour les enfants du pays, ce sera ici ou ailleurs. Car on a une vision urbanistique à 20 ans : Très Grand Ida, Annonciade II, autres immeubles vieillissants… Donc, que ce soit dans l’emprise du Très Grand Ida ou ailleurs, on verra lorsqu’on aura une vision globale. Mais ça ne signifie pas que les enfants du pays ont 20 ans d’attente devant eux », a commenté Jean Castellini. « L’objectif, c’est de desserrer l’étau et de se donner une marge de manœuvre pour disposer ensuite d’une véritable offre qui pourra concerner le plus grand nombre de personnes possible », a ajouté le ministre d’Etat, Serge Telle.

 

L’opération l’Engelin

Sur le boulevard du Jardin Exotique, c’est 133 logements pour les Monégasques d’ici fin 2017. C’est aussi 900 m2 pour le tertiaire, avec pour l’essentiel l’accueil des archives audiovisuelles de Monaco. Sans oublier 245 places de parking pour les logements et les bureaux, une cinquantaine de places publiques, et une desserte mécanisée de l’avenue Hector Otto.

L’opération Testimonio II

C’est 156 appartements domaniaux situés entre le boulevard d’Italie et l’avenue Princesse Grace. Mais aussi le relogement de l’école internationale, une crèche de 50 berceaux, 700 places de parking relais. Tout devrait être terminé au troisième trimestre 2020 pour un coût de 360 millions d’euros « et aucune participation financière de l’Etat », qui cède en contrepartie 13 000 m2 de logements privés.

L’opération Pasteur

C’est une parcelle de 250 mètres de long sur 35 mètres de large dont la façade est orientée vers l’avenue de Fontvieille, alors que la partie supérieure se trouve dans le prolongement de la promenade Honoré II. Cette opération s’articulera sur un socle de 5 niveaux qui accueillera deux bâtiments : un pour le collège et un autre pour la médiathèque municipale sur 3 niveaux. Il y aura aussi une salle polyvalente de 1 200 places qui remplacera l’actuel Espace Léo Ferré, un parking de plus de 900 places, 8 700 m2 de bureaux… Pour un total de 320 millions d’euros et une fin des travaux programmée pour 2020.

 

International

Brexit : un effet positif pour Monaco ?

« En Europe, les souverainistes ont définitivement perdu du terrain. Le Brexit ne donne pas envie à d’autres pays de sortir de l’Union européenne (UE). Car même si on n’aime pas l’UE, cette structure protège et offre un cadre de prospérité qui a permis à tout un tas de pays européens de se développer. » Résolument optimiste, le ministre d’Etat, Serge Telle, ne croit pas à un effondrement de l’UE. Il l’a dit et répété, lors d’une conférence de presse organisée le 30 juin : « La banque d’Angleterre prédit un appauvrissement de 2 à 3 % du PIB sur les 10 prochaines années. Il n’y a pas beaucoup de pays qui veulent prendre ce risque-là. » Et il veut même croire que ce Brexit pourrait assouplir les négociations menées par Monaco pour obtenir un accord d’association avec l’UE. Car la Principauté vise toujours un accès au marché intérieur en contrepartie d’avancées autour des quatre libertés fondamentales de l’UE, à savoir la libre circulation des biens, des capitaux, des services et des personnes. « Tout en préservant nos spécificités », a insisté Serge Telle. Pour lui, le Brexit implique désormais que l’on tienne « de plus en plus compte de l’identité » des pays qui composent l’UE : « On peut être dans le respect de ces identités nationales, sans être nationaliste. On peut être dans le respect de la souveraineté, sans être souverainiste. » De petites différences sémantiques autour desquelles se jouent de très importants enjeux. « Contrairement à ceux qui disent qu’il faut sortir, nous disons qu’il y a un intérêt pour des petits pays fondamentalement européens comme le nôtre, à s’accrocher à l’UE, dans le respect de nos différences », a estimé Serge Telle. Une certitude, après un mouvement de panique, les marchés se sont bien repris. « Les banques et les marchés pensent que les Anglais pourront sortir de l’UE tout en restant dans le marché unique, a commenté le ministre d’Etat. C’est le pari qu’ils font. Mais je ne suis politiquement pas convaincu que cela sera accepté. »

 

Economie

Aéroport de Nice : Monaco prendra entre 5 et 9 % du capital

« Le gouvernement français a établi un cahier des charges qui permet à Monaco d’entrer au capital du futur groupement qui prendra le contrôle de l’aéroport de Nice et ce, quel que soit le groupement qui sera choisi », a indiqué le conseiller-ministre pour les finances, Jean Castellini, le 30 juin. L’Etat français va vendre 60 % du capital de cet aéroport pour une somme estimée entre 900 millions et 1,1 milliard d’euros. Cet aéroport attire 11,7 millions de passagers par an. Les neuf groupements en compétition partageraient la vision stratégique de la Principauté pour cet aéroport, notamment le positionnement haut de gamme de cet aéoroport avec l’aviation d’affaires, le développement de lignes intercontinentales directes au départ de Nice… Selon le groupement vainqueur et la somme injectée par Monaco, la Principauté disposera de 5 à 9 % du capital, contre environ 150 millions d’euros. « Il y a un groupe turc avec qui on discute, comme avec les huit autres candidats », a révélé Jean Castellini. Selon Nice-Matin, Aéroports de Paris (ADP), Vinci associé à la CDC et Predica, les Français d’Ardian Infrastructure, les Italiens d’Atlantia, les Espagnols de Ferrovial-Meridiam, l’Australien Macquarie, les fonds Industry Funds Management ou Global Infrastructure Partners seraient intéressés par l’aéroport de Nice. Une opération totalement logique pour Serge Telle car « cet aéroport représente la porte d’entrée sur Monaco. Il est donc normal que l’on regarde cette porte d’entrée ».

 

Economie

« Héli Air nous réclame 42 millions »

Suite à la perte de l’exploitation de la ligne d’hélicoptère entre Monaco et Nice, Héli Air a engagé des recours contre l’Etat monégasque. L’appel d’offres lancé par l’Etat a été remporté par Monacair qui exploite cette ligne depuis le 1er janvier. « On trouvait qu’Héli Air faisait remonter beaucoup de bénéfices sur les comptes des administrateurs au détriment de l’investissement dans l’entreprise. Du coup, on a estimé que les hélicoptères étaient un peu vieillissants, alors que l’autre compagnie proposait des appareils neufs », a justifié le ministre d’Etat, Serge Telle. « Héli Air possédait un code Iata sur lequel ils touchaient des royalties, a ajouté Serge Telle. Ce code Iata était exploité par APG, un agent interlignes qui vendait des billets d’avions aux compagnies aériennes et qui reversait des royalties à Héli Air. C’est ce système qui a été cassé suite à la perte de l’appel d’offres. » Bien décidé à ne pas en rester là, Héli Air et son Pdg Jacques Crovetto ont donc attaqué l’Etat en justice. « Aujourd’hui Héli Air nous réclame 42 millions d’euros parce qu’ils ont perdu un appel d’offres… Or, c’est une concession de service public. Et on n’indemnise pas les perdants. Surtout quand on propose des solutions pour avancer », a jugé le ministre d’Etat. Désormais, l’enjeu dans ce dossier, c’est de voir de quelle manière Héli Air peut continuer à travailler. « Le but du gouvernement, c’est bien sûr de ne pas aboutir à une fermeture de cette entreprise. Pour cela, on a besoin d’un minimum d’efforts de la part d’Héli Air. » Sauf que, pour le moment, entre l’Etat et Héli Air, tout se déroule de plus en plus par avocats interposés. « Héli Air est défendu par l’avocat français Me William Bourdon. Pour mettre la pression sur les autorités monégasques, il utilise la presse pour expliquer que le gouvernement n’apporte pas de réponses sur ce dossier. Alors que notre volonté, c’est de protéger l’emploi et de permettre à Héli Air d’exploiter des lignes différentes de Monaco-Nice. » Héli Air compte encore 60 salariés.

Economie

Monaco intéressé par le port de Civitavecchia

Un rôle de consultant. C’est le rôle que pourrait avoir la société d’exploitation des ports de Monaco (SEPM) auprès du port de Civitavecchia, à Rome. Ce port dessert notamment la Sardaigne et la Corse. Donc rien à voir avec l’opération lancée du côté du port de Vintimille, dont la Principauté souhaite prendre le contrôle à travers une concession de 80 ans (lire notre dossier complet publié dans Monaco Hebdo n° 975). Un pré-accord a été signé au mois de mai entre la partie italienne et la filiale internationale de la SEPM. « Nous allons voir courant juillet si nous transformons ce pré-accord en accord définitif », a expliqué le conseiller-ministre pour les finances, Jean Castellini. Il faudra notamment faire le point sur les rumeurs d’infiltrations mafieuses, alors que des villes comme Bordighera en 2011, puis Vintimille en 2012, ont carrément été mises sous tutelle par l’Etat italien. « On ne sait pas tout. Il n’est pas impossible qu’il y ait encore des choses à découvrir. Donc on regarde, on s’informe… On n’a pas envie de voir Monaco se retrouver en position difficile face à la ‘Ndrangheta », a ajouté le ministre d’Etat, Serge Telle.

journalistRaphaël Brun