Baisse des emplois dans l’industrie et la construction

Sabrina Bonarrigo
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L’Institut monégasque de la statistique et des études économiques (IMSEE) a publié mi-septembre un nouveau bulletin de l’économie. Un bulletin qui présente les chiffres clés de l’économie monégasque du second trimestre 2015 (1). Côté emploi, l’IMSEE dévoile que le marché de l’emploi poursuit sa croissance avec 170 employeurs (+3,1 %) et 1 084 emplois (+2,1 %) supplémentaires par rapport au premier semestre 2014. Toutefois, des disparités existent entre les secteurs. Si les services aux entreprises et à la personne ont en effet créé 745 emplois supplémentaires, sans surprise, l’industrie en a perdu plus d’une centaine… « L’industrie, et dans une moindre proportion, la construction, sont les deux seuls secteurs à enregistrer une baisse de leurs effectifs respectivement de 112 et 24 emplois », précise l’institut. Malgré la fermeture de l’hôtel de Paris, des emplois supplémentaires ont été aussi crées dans le secteur de l’hébergement et de la restauration : 45 emplois au total. Toutefois, le nombre d’heures travaillées a reculé de près de 74 000 heures (-1,4 %). Côté commerce, l’IMSEE précise que sous l’impulsion des ventes (+15 %), le volume total des échanges commerciaux (1,1 milliard d’euros) est en hausse au premier semestre (+8 %). A noter que l’Union européenne (UE) reste le premier partenaire commercial de Monaco avec 54 % des échanges. « Au 1er semestre, 1/3 des échanges de la Principauté a été réalisé avec l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Ces trois pays représentent 55 % des livraisons et 68 % des acquisitions intra-communautaires. L’Italie est le premier fournisseur de la Principauté (articles d’habillement, produits en plastiques et denrées alimentaires). L’Europe continentale est le premier partenaire de la Principauté avec 71 % des achats et 66 % des ventes. Si le deuxième fournisseur de Monaco est l’Asie (12 % des importations), c’est l’Afrique qui est le second client (16 % des exportations) », précise encore l’IMSEE. Concernant le tourisme, l’institut note que les résultats du deuxième trimestre « sont contrastés ». Si l’activité croisière progresse nettement — tant du point de vue du nombre d’escales que de celui de croisiéristes — l’activité hôtelière en revanche est en léger repli. « Bien que le taux d’occupation progresse, la diminution du nombre de chambres disponibles à la vente du fait de travaux dans certains hôtels, conduit à un recul de 0,8 % du nombre de chambres louées. De même, le revenu moyen par chambre est en repli par rapport à 2014 (-2,4 %). »

(1) Données cumulées depuis le 1er janvier.

journalistSabrina Bonarrigo