UberPop réveille la colère des taxis niçois

Aymeric Brégoin
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Les taxis niçois se fédèrent contre UberPop. En cause, le report de la décision de la cour d’appel de Paris, le 31 mars, de statuer sur la légalité du service de transports. L’application smartphone, qui met en relation particuliers et chauffeurs pour des courses à bas coût, n’a toujours pas été légalisée, ni interdite. « Les chauffeurs sont agacés. On a l’impression qu’on nous balade », rage Claude Garozzo, de la centrale niçoise Taxi Riviera. Le président du syndicat des taxis de Nice, Patrice Trapani, ne mâchait pas ses mots en appelant à une grève dure et longue, voire à bloquer le festival de Cannes qui aura lieu du 13 au 24 mai. « Je ne pense pas qu’on va aller dans ce sens-là », estime Claude Garozzo. Les taxis doivent se réunir jeudi 9 avril à Saint-Laurent-du-Var, pour décider des actions à mener. « Quelque chose qui ait plus d’impact, qui soit plus médiatique, mais moins dérangeant et moins sauvage qu’un blocage, assure Garozzo. On ne veut pénaliser ni nos clients ni nos adhérents. » Pour l’instant, les VTC azuréens et les taxis monégasques, s’ils expriment leur solidarité avec les taxis des Alpes-Maritimes, n’envisagent pas de se joindre à d’éventuelles actions coup-de-poing.

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