Bagarre entre des taxis et un chauffeur Uber

Aymeric Brégoin
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C’est un cas isolé, mais révélateur d’une tension croissante, comme Monaco Hebdo l’expliquait dans son n° 913. Vendredi 20 février, une altercation a éclaté entre taxis azuréens et un chauffeur Uber. Toute la journée, des taxis ont remarqué la présence d’un Véhicule de Transport avec Chauffeur (VTC) stationné à l’aéroport de Nice. Or, les VTC peuvent uniquement prendre en charge des clients ayant réservé et ne peuvent donc pas stationner sur la voie publique. Quelques taxis niçois, dont leur président, Patrice Trapani, décident d’aller voir le chauffeur qu’ils soupçonnent de marauder. Les esprits s’échauffent. Le conducteur d’Uber est poussé. Mais Patrice Trapani nie avoir porté des coups. Il est néanmoins interpellé et placé en garde à vue, avant de sortir le lendemain. Le chauffeur d’Uber a déposé plainte pour violences volontaires. De son côté, le président des taxis niçois, soutenu par le coprésident de la Fédération Française des VTC, l’azuréen Cédric Savary, envisage de porter plainte contre Uber. Depuis l’arrivée de cette entreprise sur le marché, les nerfs des taxis et des VTC sont à vif. Ils accusent Uber de concurrence déloyale, alors que l’application UberPop et sa géolocalisation sont interdits en France depuis le 1er janvier. Une règle pas toujours respectée par les chauffeurs Uber, alors que Patrice Trapani a rendez-vous cette semaine avec le préfet à ce sujet. A noter que la commission mixte franco-monégasque se réunira en avril pour évoquer notamment l’application de la nouvelle réglementation monégasque concernant les VTC et les taxis.

journalistAymeric Brégoin