Rebellion et alcoolémie : deux mois de prison ferme

Anne-Sophie Fontanet
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6h47, le 6 décembre. Fin de soirée mouvementée pour A.L. un jeune jardinier français domicilié à Roquebrune-Cap-Martin. Il comparaissait en procédure de flagrant délit mardi 9 décembre devant la juridiction monégasque. Il lui est reproché une alcoolémie excessive à 1,13 mg/l. Mais surtout une rébellion, des violences et des injures prononcées à l’encontre de policiers en fonction. Tout reste chaotique dans l’esprit de ce jeune homme de 32 ans. Ou plutôt sélectif, celui-ci se souvenant parfaitement des coups reçus par les policiers, mais ignorant ceux qu’il a donné. « Nous sommes témoins d’un numéro d’acteur » regrette Me Campana, avocat des policiers. « On est proche du coma éthylique » ajoute le procureur. Qualifiant les faits de « désagréables et odieux », le procureur a salué le calme des policiers face à ce « déchainement de violences physiques et verbales injustifiées et injustifiables. » Le jeune homme est accusé d’avoir mis un coup de poing dans les côtes d’une jeune policière. Conséquence pour le prévenu : un mois de prison ferme requis. « Il se sentait agressé et choqué par la manière dont il avait été arrêté. Il ne s’est pas rendu compte de la violence de son comportement » tente d’expliquer à la cour son avocat, Me Boyer. Peine perdue. Le tribunal condamne A.L. à deux mois de prison ferme.

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